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	<title>www.Lutte.Quebec &#187; Chroniques</title>
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	<description>www.Lutte.Quebec - Notre passion: la lutte professionnelle</description>
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		<title>La MEW a fait honte à la lutte québécoise</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 11:51:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu’on a la chance de représenter la lutte québécoise dans un environnement où elle s’aventure rarement, il ne faut pas manquer son coup. Malheureusement, c’est exactement ce que Nic Paterson et la Main Event Wrestling (MEW) ont réussi à faire vendredi dernier. Il y a environ un mois la promotion montréalaise a vendu aux Alouettes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’on a la chance de représenter la lutte québécoise dans un environnement où elle s’aventure rarement, il ne faut pas manquer son coup.</p>
<p>Malheureusement, c’est exactement ce que Nic Paterson et la Main Event Wrestling (MEW) ont réussi à faire vendredi dernier.</p>
<p>Il y a environ un mois la promotion montréalaise a vendu aux Alouettes l’idée de présenter un match de lutte à la mi-temps d’une rencontre au stade Percival-Molson. La MEW avait fait quelque chose de semblable à Vancouver, au Rogers Arena en février dernier, en collaboration avec les Warriors de Vancouver, l’équipe locale de crosse. </p>
<p>Je tiens d’ailleurs à préciser que ni les Alouettes ni l’équipe responsable de la production des matchs ne sont à blâmer ici. Ils ne savaient tout simplement pas avec qui ils faisaient affaire.</p>
<p>Le spectacle a eu lieu vendredi dernier, le 4 septembre. L’arène avait été installée dans la zone Biergarden, derrière l’une des zones des buts, près de la tente de RDS et de la scène Loto-Québec.</p>
<p>Vers la fin du deuxième quart, on a voulu mousser le match. Les lutteurs étaient déjà dans le ring et l’un d’eux mangeait du popcorn. Pendant que les deux animateurs annonçaient ce qui allait se dérouler à la mi-temps, le tout présenté sur l’écran géant, un autre lutteur a donné un coup sur le popcorn en question. </p>
<p>Un affront impardonnable, apparemment.</p>
<p>Une mêlée générale a aussitôt éclaté, si on peut appeler ça une mêlée. Ce fut l’un des pires <em>pull-apart</em> que j’ai vus de ma vie : mou, sans conviction et aussi menaçant qu’une bataille d’oreillers dans un CHSLD. Bref, absolument rien qui donnait envie de regarder la suite.</p>
<p>À la fin du segment, un de mes amis, qui a assisté à la scène avec moi, un ancien lutteur ayant passé 20 ans dans le métier, m’a immédiatement dit : « J’ai honte. »</p>
<p>La mi-temps est finalement arrivée et, du côté des Alouettes, on avait mis le paquet. Les lumières du stade se sont éteintes afin que les projecteurs soient braqués sur l’arène. Visuellement, ça paraissait très bien devant les 22 752 spectateurs présents.</p>
<p>Tous les ingrédients étaient là.</p>
<p><strong>Une bataille royale à 4?</strong><br />
Puis, on nous a annoncé une bataille royale opposant quatre lutteurs.</p>
<p>Oui, oui. Vous avez bien lu : une bataille royale à quatre! </p>
<p>J’avais entendu dire qu’on présenterait un quadruple menace, ce que je trouvais déjà inutilement compliqué. Mais une bataille royale à quatre lutteurs? Là, on entrait dans un territoire que même mon imagination n’avait pas osé explorer.</p>
<p>Pourtant, produire un match dans ce contexte aurait dû être d’une simplicité désarmante. Tu présentes de la lutte devant des gens qui n’ont pas payé pour en voir, qui n’en ont peut-être jamais vu ou qui n’en ont pas regardé depuis longtemps.</p>
<p>Tu fais donc un match en simple ou par équipe. Deux vilains contre deux gentils. Quelque chose de facile à comprendre, de spectaculaire et d’efficace.</p>
<p><strong>Un choix de lutteurs discutable </strong><br />
Encore faut-il choisir les bons lutteurs.</p>
<p>El Chato. Je n’étais pas surpris. Il est probablement le plus gros babyface de la MEW. Devant une foule de lutte, ça fonctionne. Chez les Alouettes, toutefois, on se retrouve dans un monde de géants. Envoyer un lutteur de cinq pieds six pouces pour représenter le caractère athlétique et imposant de la lutte n’était peut-être pas l’idée du siècle.</p>
<p>KL Shock. Eh bien, on avait réussi à trouver plus petit que Chato. Un Ontarien déguisé en gars de la construction qui, soyons honnêtes, n’est pas le plus solide dans une arène. </p>
<p>Bjorg Haaken. Pour vrai, celle-là, je ne la comprends pas. En plus de ses limites évidentes dans le ring, il possède le charisme d’une roche. Il était dans l’arène et n’avait aucune émotion. Aucune!</p>
<p>Luigi Primo était le meilleur des quatre. Mais Luigi, c’est d’abord un personnage. Certains vont le trouver divertissant alors que d’autres, complètement ridicule. Était-ce vraiment le meilleur choix devant ce type de foule? Je ne le crois pas. Mais bien entouré et utilisé de la bonne manière, on aurait pu s’en tirer.</p>
<p>À Vancouver, Primo y était aussi, mais cette fois en compagnie de Chato, Yayne Harrison et Madman Fulton. Ça aurait déjà été mieux. </p>
<p>À ce joyeux mélange s’ajoutait Pauly Platinum, un vétéran de la lutte comédie au Québec. Lui aussi habillé en gars de la construction, il se trouvait aux abords du ring pour encourager KL Shock.</p>
<p>Je n’ai absolument rien contre Pauly, mais ce match n’avait simplement pas besoin d’un gérant. En fait, j’aurais mieux aimé le voir dans le ring qu’à l’extérieur. </p>
<p>Tony Washington, ancien joueur des Alouettes déjà utilisé à quelques reprises par la MEW, participait également au segment. Sa présence constituait au moins un choix parfaitement logique compte tenu des circonstances.</p>
<p><strong>Des intros qui ne finissent plus </strong><br />
Selon les informations que j’ai obtenues, le segment devait durer dix minutes.</p>
<p>Avant que le match ne commence, Nic Paterson y est allé des présentations. Avec des feuilles pliées qui ne lui donnaient pas une allure très professionnelle, il a parlé entre deux et trois minutes.</p>
<p>Un de mes amis, ancien scripteur pour plusieurs promotions québécoises, assistait lui aussi au match. Il m’a écrit pour me suggérer de rappeler à Paterson que la mi-temps ne durait pas 50 minutes et que les gens étaient là pour voir de la lutte. Ça vous donne une idée?</p>
<p>Et il avait raison. Ça semblait interminable.</p>
<p>Mais je n’étais pas surpris. C’était du Paterson tout craché. Il devait se mettre <em>over</em>.  </p>
<p><strong>De la comédie, un mauvais choix</strong><br />
Puis, le match a enfin débuté.</p>
<p>Et devinez quoi?</p>
<p>Luigi Primo a éliminé ses adversaires en leur lançant sa fausse pâte à pizza.</p>
<p>De la comédie dans toute sa splendeur. Exactement le contraire de ce qu’il faut présenter lorsqu’on sort de sa bulle pour tenter de vendre son produit à un nouveau public. Dans un contexte comme celui-là, tu veux que la lutte paraisse impressionnante, crédible et athlétique.</p>
<p>Tu ne veux surtout pas qu’elle devienne le punch d’un mauvais gag. </p>
<p>J’ai entendu dire que du côté de la MEW, depuis que Kevin Raphaël et moi en avons <a href="https://open.spotify.com/episode/0HCoeElfjcKjsfkozsss2m?si=uWGTMISVS1e270LLxeKudg&#038;utm_source=copy-link" rel="noopener" target="_blank">parlé sur notre balado <em>Qui Book</em></a>, on tente de se défendre en rejetant la faute sur l’équipe de production, qui aurait voulu avoir de la comédie. Je peux vous confirmer que c’est faux. Au contraire, selon ce qu’on me dit, Nic Paterson aurait été fermé à toute idée qu’on lui aurait proposé, justifiant qu’il avait 30 ans d’expérience dans le métier. </p>
<p>D’ailleurs, l’un de ces moments de comédie a été diffusé à RDS. Mathieu Proulx, ancien joueur des Alouettes, y est allé de ce commentaire :</p>
<p>« Y lance la pizza et ça sort le gars du ring. Ben oui, let’s go. On aime ça, la lutte! »</p>
<p>Disons que la sincérité ne semblait pas au rendez-vous, faisant place au sarcasme, qui lui, était palpable jusqu’aux dernières rangées du stade.</p>
<p>Comme si ce n’était pas encore assez, durant le match, un lutteur a frappé son adversaire sur le dessus de la tête avec un clavier d’ordinateur. Un coup direct, sans protection.</p>
<p>Mais pourquoi?</p>
<p>Un match de football attire des parents et leurs jeunes enfants qui n’avaient pas demandé à voir ce genre de coup. Ce n’était peut-être pas d’une violence extrême, mais un coup non protégé à la tête n’avait absolument rien à faire dans un spectacle destiné à un aussi vaste public, surtout lorsqu’il n’ajoutait rien à l’histoire du match.</p>
<p><strong>Gardez-le votre anglais!</strong><br />
Aux abords du ring, Paterson et l’un des animateurs commentaient l’action. Habituellement, je ne suis pas le plus grand fan de cette formule, mais, dans ce contexte précis, elle avait sa raison d’être. Comme l’arène se trouvait à une extrémité du terrain, il fallait bien trouver une façon de capter l’attention des spectateurs assis à l’autre bout du stade.</p>
<p>Entre ses présentations et ses commentaires, Paterson s’est probablement exprimé en anglais environ 70 à 75 % du temps.</p>
<p>Le problème?</p>
<p>Pierre Karl Péladeau, propriétaire des Alouettes, était présent. Je l’avais aperçu plus tôt dans la soirée. Ancien chef du Parti québécois, il accorde une importance bien connue au français. J’imagine donc assez mal qu’il ait été enchanté de constater que la majorité du segment se déroulait en anglais. </p>
<p>Après tout, c’est la même formation qui a fait tant réagir il y a quelques années avec les déclarations de Marc-Antoine Dequoy et de son désormais célèbre « gardez-le votre anglais! »</p>
<p>Je ne serais même pas surpris qu’on ait demandé à la MEW de privilégier le français lors de son segment. </p>
<p>Après le match, Platinum est monté dans l’arène, vraisemblablement pour attaquer Luigi. Tony Washington l’a suivi et a servi une série de <em>chokeslams</em>.</p>
<p>Ce fut, et de loin, le moment le mieux exécuté et le mieux accueilli de tout le match. </p>
<p>Au total, le segment a duré environ sept minutes : deux à trois minutes de match et à peu près une minute et demie consacrée à Washington.</p>
<p>Ils disposaient de dix minutes et n’ont même pas réussi à les remplir.</p>
<p><strong>Une solution toute simple</strong><br />
Pourtant, comme je le mentionnais, ce combat aurait été tellement facile à concevoir.</p>
<p>Matt Falco et Benjamin Tull d’un côté. Marko Estrada et Travis Toxic de l’autre. Kevin Raphaël et moi-même aux commentaires. Et ce ne sont que six noms parmi plusieurs possibilités. Franky, Mitch, TDT, Zak et bien d’autres auraient fait un bien meilleur boulot, alors qu’Handsome JF et Ben Cossette auraient aussi représenté d’excellentes options aux commentaires.</p>
<p>Pas de longues présentations. Tu consacres la totalité du temps disponible aux lutteurs et tu les présentes pendant le combat.</p>
<p>Un bon match crédible, simple et spectaculaire. Quelque chose qui aurait fait réagir la foule tout en montrant les lutteurs pour ce qu’ils sont réellement : des athlètes capables d’en mettre plein la vue.</p>
<p>Au lieu de ça, on a choisi de présenter de la comédie mal livrée et de la lutte mal exécutée. À mes yeux, la MEW a fait honte à la lutte québécoise vendredi dernier. </p>
<p><strong>La lutte aux Alouettes, c’est fini</strong><br />
Cela faisait une vingtaine d’années qu’un spectacle de lutte n’avait pas été présenté lors d’un match des Alouettes. Et je peux vous garantir qu’à l’heure actuelle, l’organisation n’a pas très envie de répéter l’expérience.</p>
<p>Je connais plusieurs personnes qui travaillent les soirs de match au stade et depuis vendredi, les commentaires qui me reviennent sont loin d’être élogieux. </p>
<p>La MEW et Nic Paterson avaient une occasion en or de faire rayonner la scène locale et de présenter la lutte québécoise sous son meilleur jour. Ils ont plutôt privilégié leurs propres intérêts et multiplié les mauvais choix.</p>
<p>Si Jacques Rougeau avait livré une prestation semblable, j’en aurais parlé. Je me devais donc d’être conséquent dans mes écrits. </p>
<p>Vendredi soir, la MEW et Nic Paterson n’ont pas seulement manqué leur coup : ils ont nui à la lutte locale.</p>
<p>Un point, c’est tout.</p>
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		<title>Ludger Proulx : l’homme derrière la naissance de la lutte indépendante au Québec (partie 2)</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Aug 2026 22:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[« Caller dans le ring! » Quiconque a déjà partagé le ring avec Ludger Proulx connaît la formule. Pas question de préparer le match à l&#8217;avance. Tu savais qui remportait le combat et le reste se construisait au fur et à mesure, directement dans l’arène. C&#8217;était la philosophie old school de Ludger, un héritage des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Caller</em> dans le ring! »</p>
<p>Quiconque a déjà partagé le ring avec Ludger Proulx connaît la formule. Pas question de préparer le match à l&#8217;avance. Tu savais qui remportait le combat et le reste se construisait au fur et à mesure, directement dans l’arène. </p>
<p>C&#8217;était la philosophie <em>old school</em> de Ludger, un héritage des As de la Lutte, où son père avait fait carrière, ainsi que des Loisirs St-Jean-Baptiste et de Lutte Internationale, où lui-même avait appris le métier.</p>
<p>La ICW est un laboratoire en soi. On y préconise un style de lutte plus traditionnel, mais on y retrouve aussi un public qui carbure à ce type de spectacle.</p>
<p>Je me souviendrai toujours d’un match, au début des années 2000 sur la rue Parthenais, opposant Frenchy Martin et Martin Roy à Ludger et Serge Proulx. Pendant près de dix minutes, Frenchy a maintenu Ludger dans une prise du trapèze, et pourtant les spectateurs étaient captivés par le travail des <em>heels</em> et par la façon que Ludger avait de vendre la prise. De par leur réaction, on aurait pu croire qu’ils assistaient à un match cinq étoiles.</p>
<p>Pour moi, il n’existe pas de meilleur exemple pour décrire ce qu’est la ICW.</p>
<p>Ça, et l’improvisation.</p>
<p>Ludger m’avait déjà dit que le « I » de ICW aurait tout aussi bien pu signifier « improvisation ». Oui, il y avait un scénario de base, mais bien souvent, les lutteurs ne savaient pas exactement où le tout s’en allait. On improvisait et, surtout, on nous encourageait à improviser.</p>
<p>J’ai fait mes débuts à la ICW en septembre 2002. Dès le départ, on m’a confié le rôle d’annonceur <em>heel</em> et de gérant de Nico Le Prince. Semaine après semaine, j’étais dans la face des spectateurs à les insulter, mais surtout à apprendre comment les faire réagir et comment m’adapter à leurs réactions. Ça a été une école extraordinaire.</p>
<p>Je me souviens d’un soir où Francisca Proulx accompagnait Ludger. J’avais décidé de provoquer la foule aux moments opportuns. Je me levais de ma chaise d’annonceur et m’approchais d’elle. Chaque fois, les réactions devenaient de plus en plus intenses.</p>
<p>Puis, à un moment donné, je l’ai agrippée par les cheveux pour la projeter vers les barricades.</p>
<p>Les amateurs présents voulaient m’arracher la tête. Pour les besoins du spectacle, Ludger aussi! </p>
<p>Rien de tout ça n’était prévu.</p>
<p>Après la soirée, on a décidé d’étirer l’histoire sur plusieurs semaines. Je me suis donc retrouvé à lutter, ce qui a mené à un match contre Ludger.</p>
<p>Et s’il y avait une chose que je savais, c’est que lorsqu’on affrontait Ludger, on ne lui demandait jamais ce qu’on allait faire dans le match. On savait simplement qui allait gagner.</p>
<p>« On va <em>caller</em> ça dans le ring! » était invariablement sa réponse.</p>
<p>Dans le match, Ludger me place en position pour une souplesse. Au moment de redescendre vers le tapis, il réalise que j’ai tendu le bras pour amortir ma chute, sans comprendre que je risquais surtout de me le casser. À la toute dernière seconde, il attrape mon bras avant l’impact et me sauve d’une blessure qui aurait pu être sérieuse.</p>
<p>J’ai toujours considéré cet épisode comme un témoignage de l’immense expérience de Ludger. Même s’il était souvent très dur envers son propre corps lorsqu’il luttait, la sécurité de ses partenaires et de ses adversaires demeurait sa priorité.</p>
<p>Je me souviens d’ailleurs qu’il répétait souvent qu’un bon atémi n’était pas censé faire mal.</p>
<p><strong>Où sont les cassettes de la ICW?</strong><br />
Il est d’ailleurs dommage qu’il existe si peu d’images de la ICW.</p>
<p>Pourtant, pendant longtemps, tous les spectacles de la promotion étaient filmés. Ludger conservait toutefois les cassettes dans le sous-sol de sa maison et, à moins d’être invité chez lui, il n’y avait aucun moyen de les voir et encore moins d’en obtenir une copie.</p>
<p>Il n’a jamais voulu les distribuer, produire des compilations ou les mettre en ligne. Ludger pouvait avoir la tête dure et des opinions parfois très tranchées sur certaines choses. Personne n’a réussi à lui faire changer d’idée sur ce sujet.</p>
<p>J’ignore si ces enregistrements existent encore aujourd’hui, mais ils représentent tout un pan de l’histoire de la lutte québécoise. S’ils sont toujours disponibles quelque part, ils permettraient sans doute à bien des gens de mieux comprendre l’ambiance qui régnait sur la rue St-Germain, ainsi que le lutteur qu’était Ludger Proulx, particulièrement dans les années 1990.</p>
<p>Son expérience et ses qualités de lutteur faisaient aussi de lui quelqu’un d’exigeant, autant envers ses lutteurs qu’envers les gens qui travaillaient en coulisses. Et lorsque les choses ne se déroulaient pas comme il l’espérait, il n’hésitait pas à reprendre les choses en main, que ce soit en redevenant champion ou en reprenant le contrôle des scénarios, au grand dam de plusieurs. </p>
<p><strong>La plus grande vedette de la ICW</strong><br />
Il serait trop fastidieux d’énumérer tous les championnats remportés par Ludger, toutes les équipes dont il a fait partie ou tous les clans qu’il a dirigés.</p>
<p>Que ce soit au sein de la Collection Québécoise avec son grand ami Steven Cyr, dans son association avec Warrior — Gus pour les intimes — ou simplement en simple, Ludger a été au cœur de la ICW pendant des décennies.</p>
<p>Qu’il fasse son entrée sur les airs de <em>Québécois, nous sommes Québécois</em>, de <em>Nasty</em> de Janet Jackson ou encore de <em>Highway to Hell</em> d’AC/DC — je me souviendrai toujours de la routine qu’on avait avant son entrée, soit celle de l’entourer et de mettre notre poing au milieu sur le rythme de la toune — Ludger était, sans contredit, la plus grande vedette de la ICW.</p>
<p>Oui, il s’est souvent retrouvé au centre des histoires et il a remporté le championnat plus souvent qu’à son tour. Mais il faut aussi reconnaître une chose : malgré tout, la foule ne l’a jamais abandonné.</p>
<p>Sa rivalité avec son frère Serge a longtemps été le pain et le beurre de l’organisation. Chaque fois que les deux frères se retrouvaient dans le même ring, l’ambiance devenait électrique. Et lorsqu’ils se réconciliaient et faisaient équipe, c’était l’euphorie dans la salle. </p>
<p>Les 24 Heures de lutte de la ICW demeurent également indissociables de l’héritage de Ludger. Atteint de la maladie de Crohn, il avait mis sur pied cet événement-bénéfice afin d’amasser des fonds pour la recherche sur cette maladie inflammatoire qui s’attaque au système digestif.</p>
<p>Chaque fin de semaine de la fête du Travail, la ICW présentait deux journées de 12 heures de lutte, créant ainsi un marathon unique dans le paysage de la lutte québécoise.</p>
<p>Mis à part les occasions où la ICW s’associait à une autre promotion, comme la IWS ou la CCW, pour présenter des spectacles conjoints, les 24 Heures de lutte constituaient l’un des rares moments de l’année où des lutteurs provenant d’autres promotions se retrouvaient dans un ring de la ICW afin de soutenir la cause.</p>
<p>Car le reste du temps, la ICW fonctionnait comme un cercle relativement fermé. D’une certaine façon, elle reflétait bien la réalité de la lutte indépendante québécoise de l’époque, où les promotions travaillaient généralement chacune de leur côté.</p>
<p><strong>Plus qu’une promotion, une famille</strong><br />
Il faut comprendre que la ICW a longtemps été la seule promotion de lutte active à Montréal. Puis, graduellement, d’autres organisations ont fait leur apparition : la WTA en 1994, la NCW en 1996, la IWS en 1999 et la FLQ en 2000.</p>
<p>À l’exception de la FLQ, qui était ouverte à utiliser des talents d’un peu partout, les autres promotions tenaient, plus souvent qu’autrement, à conserver leurs lutteurs. Il était donc rare de voir un lutteur travailler pour plusieurs promoteurs à la fois, comme c’est devenu courant aujourd’hui. Certes, cela créait un sentiment d’appartenance beaucoup plus fort.</p>
<p>Mais Ludger poussait cette philosophie encore plus loin. Par exemple, il interdisait à ses lutteurs d’assister aux spectacles des autres promotions. Je me souviens qu’un jour d’été, Nico Le Prince et moi voulions aller voir une autre promotion. Ludger nous avait finalement convaincus d’aller regarder de la lutte chez lui à la place!</p>
<p>Lors de ma dernière rencontre avec lui, il me disait que tout ce qu’il avait toujours voulu, c’était rassembler les gens et créer une famille autour de la ICW. </p>
<p>Un sentiment particulièrement fort pour un homme qui n’a jamais eu d’enfants. En contrepartie, ils sont nombreux à l’avoir appelé « mon oncle » au fil des années, sans avoir le moindre lien de sang avec lui.</p>
<p>« Encore aujourd’hui, j’entends des gens parler de la ICW comme d’une secte. C’était vrai. Nous étions un groupe tissé serré. À 3h du matin, si tu avais un pépin, tu pouvais appeler Ludger. Et que dire également de son amour pour les enfants. Je crois qu’il n’y avait rien de plus précieux pour lui que les enfants. Pendant plusieurs années, lors de notre gala des Fêtes, lorsque les spectateurs avaient quitté, il sortait la poche de cadeaux. Les enfants des lutteurs avaient tous un cadeau. Il pouvait avoir l’air d’un dur, mais c’était un homme d’une grande gentillesse. C’était ça Ludger Proulx », m’a partagé le lutteur Steve Sauvé, aussi connu sous le nom de Steve Ace.</p>
<p>Parlant d’enfants, la famille Proulx ne s’est pas arrêtée à Ludger et à Serge. Les enfants de Serge et par conséquent, neveux et nièce de Ludger, ont également laissé leur marque à la ICW.</p>
<p>Vers la fin des années 1980, aux Loisirs, son fils adoptif Paul a fait ses débuts avant de lutter régulièrement à la ICW. Son fils Francis a débuté en 1994, à seulement 14 ans, et lutte encore aujourd’hui. Sa fille Francisca a commencé quant à elle au milieu des années 1990, à l’âge de 15 ou 16 ans, avant d’effectuer un retour dans les dernières années. Il y a également Christina, la fille de son ex-conjointe Helen, qui a brièvement lutté sous le nom de Chrissy Proulx au cours des années 2000.</p>
<p>Depuis quelques années, une quatrième génération de Proulx s’implique même dans le monde de la lutte. Le fils de Francis, Tommy, a agi comme gérant à quelques reprises. Sa fille Kelly l’accompagne encore aujourd’hui jusqu’au ring. De son côté, Audrey-Ann, la fille de Francisca, a également occupé un rôle de gérante.</p>
<p>À part les Rougeau, aucune autre famille de la lutte québécoise ne peut se vanter d’un tel accomplissement. Quatre générations impliquées dans le même milieu, c’est exceptionnel.</p>
<p><strong>Le cœur d’<em>Hochelag</em>!</strong><br />
Avec les années, les salles ont changé, mais le quartier est demeuré le même. </p>
<p>Après la salle de la rue Saint-Germain et celle de la rue Parthenais, il y a eu Saint-Clément, l’église située au coin des rues Joliette et Adam qui deviendra le domicile de la ICW pendant une dizaine d’années, sans oublier les traditionnels spectacles en plein air présentés sur la rue Ontario lors des ventes-trottoirs.</p>
<p>Toutefois, la pandémie est venue mettre un terme à cette impressionnante série d’années durant lesquelles la ICW présentait des spectacles semaine après semaine.</p>
<p>Puis, en 2023, un petit miracle s’est produit. </p>
<p>La Maison de la culture Maisonneuve, située sur la rue Ontario dans Hochelaga-Maisonneuve, a décidé de diversifier son offre culturelle en y intégrant la lutte professionnelle, permettant ainsi à des centaines de personnes d’assister gratuitement à des spectacles.</p>
<p>Et qui de mieux que la ICW, véritable institution du quartier depuis 1990, pour y présenter des galas mensuels?</p>
<p>Ludger était extrêmement fier de pouvoir enfin présenter des spectacles dans une salle d’une telle qualité. Pour une raison que j’ai toujours eu de la difficulté à comprendre, les sous-sols d’église ont longtemps souffert d’une connotation négative auprès de certains médias et amateurs.</p>
<p>Pourtant, la ICW était loin d’être un cas isolé. Plusieurs autres promotions ont elles aussi utilisé des sous-sols d’église ou des salles paroissiales, suivant ainsi la tradition établie des décennies plus tôt par les Loisirs.</p>
<p>Le 9 février 2024, même le maire de l’arrondissement de l’époque, Pierre Lessard-Blais, s’est prêté au jeu.</p>
<p>À l’origine, on m’avait simplement invité à le présenter au micro. Mais quelques secondes avant notre entrée, les plans ont changé. Ludger allait frapper le maire avec un panneau «plancher mouillé» et mon rôle était de m’assurer qu’il ne voie rien venir.</p>
<p>Encore de l’improvisation. C’était tellement typique de la ICW!</p>
<p>Toutefois, je ne savais pas à ce moment-là que ce serait la dernière fois que je participerais à un angle avec Ludger dans le ring.</p>
<p>Trois mois plus tard, le 8 juin, Ludger m’invitait à participer au spectacle pour son match de retraite. Le vrai cette fois. Parce que, comme plusieurs le savent, Ludger avait déjà pris quelques pauses au fil de sa carrière. Il a d&#8217;ailleurs probablement lutté plus longtemps qu&#8217;il n&#8217;aurait dû compte tenu de sa santé, mais la lutte était toute sa vie. </p>
<p>En finale, il faisait équipe avec Super Hugo, un lutteur qu’il considérait presque comme son fils, ainsi qu’avec Pedro Cornelli, son tout premier élève. Ensemble, ils ont vaincu Warrior, James Saint et l’un de ses meilleurs amis, Le Mobster.</p>
<p>« Il était le cœur de la lutte au Québec. Quand je pense à la ICW, c’est son visage qui me vient en tête, plus que Serge, Helen ou Gus. Il a été un tuteur, un mentor, un oncle pour moi. J’avais une relation privilégiée avec lui. On faisait des sorties en dehors de la lutte. C’était un gars qui pouvait te pousser à bout, mais quand tu quittais la ICW, frustré ou pas, tu vas avoir une solide base de lutte. J’ai le cœur en mille miettes. Je perds un frère aujourd’hui », m’a confié Pascal Venditti, alias Mobster, mercredi avant-midi.</p>
<div id="attachment_118432" style="width: 260px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/08/IMG_3606.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/08/IMG_3606-250x300.jpeg" alt="Ludger Proulx, après son dernier match, le 8 juin 2024" width="250" height="300" class="size-medium wp-image-118432" /></a><p class="wp-caption-text">Ludger Proulx, après son dernier match, le 8 juin 2024</p></div>
<p>Après le match, vêtu d’une belle chemise noire et d’un débardeur blanc immaculé, à l’image de ses cheveux et de sa barbe, il a pris une quantité incroyable de photos. Tout le monde voulait immortaliser ce moment avec le nouveau retraité. Et sur chacune d’elles, Ludger affichait un large sourire comme je lui en avais rarement vu un.</p>
<p>Il avait l’air tellement heureux, sans toutefois se douter de ce qui l’attendait.</p>
<p><strong>Son dernier combat</strong><br />
« Ma vie est un combat » est la première phrase que l’on peut lire sur le profil Facebook de Ludger.</p>
<p>C’est une phrase qui prend tout son sens lorsqu’on connaît l’homme derrière le lutteur. Car au-delà du ring, Ludger s’est battu contre la maladie pendant pratiquement toute sa vie. Et ce, jusqu’à tout récemment, lorsqu’il a choisi, pour la première fois, de déposer les armes.</p>
<p>Il faut savoir que dans les derniers mois de sa vie, tout a basculé très rapidement.</p>
<p>En octobre 2024, quelques mois après son dernier match, alors qu’il subit une opération à la jambe, il fait un arrêt cardiaque. Déclaré cliniquement mort, il est finalement réanimé par les médecins. On lui installe donc un défibrillateur cardiaque. </p>
<p>Mais deux mois plus tard, il est de nouveau hospitalisé et doit être amputé d’une jambe à la suite d’une infection aggravée par le diabète. Le mois suivant, il doit subir une autre opération d’urgence, cette fois en raison d’une crise de la vésicule biliaire.</p>
<p>Bref, il en a bavé.</p>
<p>Installé chez sa sœur Annie à Montréal depuis trois ans déjà, Ludger déménage avec elle à Saint-Jérôme en 2025. Cette même année, il doit être amputé de sa seconde jambe.</p>
<p>Après avoir perdu ses deux jambes et être passé à un cheveu de la mort, le combat devenait de plus en plus difficile.</p>
<p>Hospitalisé à Saint-Jérôme la fin de semaine dernière, Ludger reçoit lundi la visite d’un médecin qui lui annonce qu’il souffre d’une infection bactérienne. L’équipe médicale croit alors pouvoir le remettre sur pied. </p>
<p>Mais ce n’est plus ce que souhaite Ludger.</p>
<p>Toujours parfaitement lucide, mais épuisé par des années de souffrance et une qualité de vie qu’il juge intolérable, il demande plutôt l’aide médicale à mourir.</p>
<p>Le médecin lui présente alors une autre option. Les délais pour obtenir l’aide médicale à mourir peuvent parfois être longs. Toutefois, une « fenêtre d’opportunité » s’offre à lui. En cessant les antibiotiques, la bactérie poursuivra son œuvre et finira par avoir raison de lui.</p>
<p>Il lui assure que tout se déroulera dans le plus grand confort.</p>
<p>C’est ce que Ludger veut.</p>
<p>Selon l&#8217;estimation du médecin, il pourrait s’écouler jusqu’à une semaine avant son décès. Finalement, moins de 48 heures plus tard, vers 2h45 dans la nuit du 11 au 12 août, Ludger rend l’âme. À ses côtés se trouvent sa tante (sœur de son père) Marie-Josée Proulx, Jessica Lalumière, sa sœur Annie, qui l’a accompagné tout au long de cette ultime épreuve, ainsi que sa nièce Patricia.</p>
<p>Annie lui tenait tendrement la main au moment où il a rendu son dernier souffle.</p>
<p><strong>Une pluie d’hommages</strong><br />
Quelques jours avant son décès, une véritable vague d’amour s’était emparée des réseaux sociaux. Sa sœur Annie avait demandé aux personnes qui avaient connu Ludger de partager une photo de lui, en précisant qu’il en était à ses derniers milles.</p>
<p>Le monde de la lutte québécoise, autant les lutteurs que les autres intervenants du milieu, en a profité pour lui adresser des messages d’encouragement et lui rendre hommage. Ludger a d’ailleurs été profondément touché lorsqu’il a appris l’existence de cet élan d’affection à son endroit.</p>
<p>« J’en ai croisé des passagers qui ont embarqué avec moi à bord de ce train. Certains pour quelques stations, tandis que d’autres pour un grand voyage. Je veux prendre le temps de vous remercier tous et chacun d’avoir fait partie de cette aventure avec moi et Dieu sait que c’en était toute une. À bord de mon train, nous en avons traversé de toutes sortes de météo. Du beau temps comme des bordées de neige, mais nous l’avons fait », pouvait-on lire sur la page Facebook de Ludger mercredi matin, dans un message partagé par sa famille après son décès.</p>
<p>Depuis l’annonce de son décès, ces hommages se sont multipliés. </p>
<p>« Mon parrain, mon idole, mon modèle, aujourd’hui, tu nous as quittés après un dur combat et maintenant, tu seras ma plus belle étoile. Ton départ me fend le cœur en mille morceaux. C’est la plus dure épreuve de toute ma vie. Tu auras bien su forger mon caractère fort jusqu’à ton dernier souffle. Tu as été pour moi une source d’inspiration tout au long de ma vie. Je veux que tu saches une chose : ce combat, tu ne l’as pas perdu. Tu l’as gagné, la tête haute. Pour moi, tu es l’un des hommes les plus forts que cette terre ait portés. Ta force, ton courage et ta détermination resteront à jamais gravés en moi. Je t’imagine déjà là-haut, accueilli par ta mère, ton père, tes oncles et tes vieux amis. Je les imagine t’attendre avec impatience, prêts à te serrer dans leurs bras. Alors vas-y, mon parrain. Va les rejoindre. Va jouer aux cartes avec eux. Va organiser des combats de lutte dans les nuages. Et de temps en temps, regarde vers nous », a partagé sa filleule, Francisca.</p>
<p>« Je ne sais pas où j’aurais abouti si, un samedi soir de 1999, je ne m’étais pas retrouvée au deuxième étage de la salle communautaire de l’Église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge située au coin d’Ontario Est et de Saint-Germain, à Montréal. Notre première rencontre avait été assez brève et d’un ton sec. “Tu luttes? Sais-tu improviser? Ici, on ne monte pas nos matchs. Les vrais lutteurs <em>callent</em> ça dans le rond! Présente-toi avec ton stock samedi prochain à 2 h!” » a écrit la lutteuse Geneviève Goulet, mieux connue sous le nom de LuFisto, sur sa page Facebook. </p>
<p>« Puis, un jour, tu m’as demandé de m’asseoir à tes côtés, où tu m’as expliqué que, si je voulais générer un maximum de réactions chez les fans, ils devaient croire en ce que je faisais. Et, pour croire ce que je leur offrais, ils devaient être capables de lire ma douleur, ma souffrance, mon arrogance, ma confiance ou ma rage sur mon visage. La clé du succès à la lutte passait par le visage et les expressions. Le reste avait peu d’importance. Je ne serais pas devenue la lutteuse que j’ai été sans toi. Grâce à tes enseignements, j’ai pu lutter partout et découvrir le monde. Merci de m’avoir accueillie chez toi, dans ta promotion, dans ta maison, d’avoir partagé tes connaissances avec moi alors que plusieurs avaient refusé de le faire et d’avoir cru en la petite lutteuse qui voulait trop. Je t’aime fort, Ludger », a-t-elle ajouté. </p>
<p>« L’impact que Ludger Proulx a eu sur la lutte québécoise est énorme. Il a fondé une organisation, créé des talents et a su faire évoluer son produit dans un domaine en constante évolution, parfois contre vents et marées. Ce samedi, lors du traditionnel gala de lutte sur la rue Ontario à Montréal, un hommage lui sera rendu. Ce qui est tout à fait de mise, puisqu’à sa façon, il a contribué à écrire une partie de l’histoire culturelle du quartier Hochelaga », a dit Danny Kidman, un ami proche de Ludger, qui a été scripteur pour la ICW pendant de nombreuses années et qui, aujourd’hui, prend la relève comme promoteur à la Maison de la culture.</p>
<p>« On parle souvent de gens vrais dans notre industrie, mais il n’y avait pas plus vrai que Ludger Proulx. Que ce soit dans l’arène, où il savait soutirer la sympathie de centaines d’amateurs comme aucun autre n’en était capable, ou l’homme, qui avait des opinions tranchées, sans zones grises. J’espère sincèrement qu’il a quitté ce monde avec le sentiment d’avoir accompli la mission qu’il s’était donnée en 1990 : faire vivre et briller la lutte professionnelle au Québec. La scène locale est forte aujourd’hui en grande partie grâce à la généalogie créée par Ludger : il a appris à ses élèves, qui eux ont appris à d’autres, etc., etc., à travers les générations.</p>
<p>« Les hommages qui pleuvent, de ceux qui l’ont côtoyé régulièrement à ceux qui n’ont qu’entendu la légende, témoignent non seulement de son influence sur le milieu, mais aussi du respect qu’on lui voue tous. Personnellement, Ludger a été un mentor qui m’a appris non seulement comment travailler, mais qui m’a aussi transmis des leçons qui me sont utiles aujourd’hui autant dans ma carrière dans le monde des affaires que dans ma vie personnelle. Le surnom de “Légende” qu’il portait lorsqu’il montait dans l’arène le suivra désormais pour toujours… et ça ne pourrait être plus mérité. Au revoir mon ami », m’a partagé Patrick Lono, ancien gérant et scripteur de la ICW et aujourd’hui annonceur-maison pour Eye of the Tiger.</p>
<p><strong>L’impact de Ludger et de la ICW sur la lutte au Québec</strong><br />
Ce que Patrick Lono explique est tout à fait vrai.</p>
<p>Depuis 1990, Ludger et la ICW ont influencé la scène québécoise à plusieurs reprises et de différentes façons. </p>
<p>En 1994, un ancien lutteur des Loisirs, Michel Piché, fonde sa propre organisation à Pointe-Saint-Charles, la WTA. La raison? Ludger le trouvait trop petit et ne voulait pas lui donner sa place à la ICW.</p>
<p>« C’était une autre époque, me raconte Piché. Après les Loisirs, il y avait juste la ICW. S’il m’avait pris, je n’aurais jamais fondé la WTA. Alors, d’une certaine façon, la WTA existe grâce à Ludger! C’était même devenu une blague entre nous deux. Il me le répétait souvent et on en riait! Il n’avait pas tort! »</p>
<p>La WTA, tout comme la MWF, comptera parmi les rares promotions pour lesquelles Ludger luttera à l’extérieur de la ICW.</p>
<p>Même si la NCW remonte à 1986, l’organisation a longtemps présenté ses spectacles sur de petits matelas dans un gymnase d’école, sans véritable ring. Ludger a d’ailleurs vendu à la NCW son premier ring alors que l’organisation était encore basée à Joliette. Il a également entraîné Frank Blues et Phil Bélanger, deux de ses fondateurs, en 1991.</p>
<p>D’ailleurs, Blues considère que les véritables débuts de la NCW remontent à cette formation reçue auprès de Ludger. Tout cela se déroule bien avant la rivalité entre la ICW et la NCW, lorsque cette dernière s’implantera à Montréal en 1996.</p>
<p>« C’est difficile de parler de Ludger. Ce fut longtemps un adversaire dans une guerre de promotions comme on n’en voit plus de nos jours. Mais quand est venu le temps de m’accueillir à la ICW, c’est comme si rien de tout cela n’avait existé. C’est à la ICW que j’ai rencontré Pat Laprade pour la première fois. Ludger est donc le premier responsable de notre collaboration qui a conduit à mettre en lumière l’histoire du monde de la lutte que nous adorons tous dans nos livres », témoigne l’auteur, historien et ancien scripteur de la NCW, Bertrand Hébert.</p>
<p>Plusieurs partisans et partisanes de lutte qui fréquentaient la ICW sur la rue Saint-Germain ont fini par devenir lutteurs. Je pense entre autres à Sweet Cherrie, Spike, Jean Laurence, François Ouellette, Danger, Pierre Joly, Manny Eleftheriou, Marc Pilon, les frères Gray et j’en passe.</p>
<p>« Dans un domaine où le passé est souvent oublié, il faut toujours rendre à César ce qui appartient à César. La IWS n&#8217;existerait pas si, à 20 ans, je n&#8217;étais pas allé voir un spectacle de la ICW à Hochelaga il y a 29 ans et n&#8217;avais pas découvert que la lutte indépendante existait au Québec! Merci d&#8217;avoir ouvert la voie et repose en paix, Ludger », a écrit le fondateur de la IWS, Manny Eleftheriou, via le compte Facebook de sa promotion.</p>
<p>« J’ai découvert la lutte québecoise en 1994, justement à la ICW sur la rue St -Germain. Ludger était une des vedettes en compagnie des frères Rolland, Mr. USA, The Erotic Club avec Serge Proulx, Raymond Field, le gérant Ranger Boy, Rick May et j’en passe. Ludger avait sa vision et sa façon de faire les choses qui lui était propre. Je garde de bons souvenirs de toi Ludger », a partagé sur les réseaux sociaux Marc Pilon, alias Marc le Grizzly, qui a longtemps été l’entraîneur de l’école de lutte de la NCW. </p>
<p>« C’est Ludger qui m’a abordé pour me demander pourquoi je ne luttais pas. Il m’avait remarqué dans la foule et m’a dit de venir essayer. C’est là que j’ai débuté. Ludger et Serge m’ont tout montré », me disait celui qu’on surnomme « Bad Boy » Joly et qui fondera ensuite la NWC.  </p>
<p>Un autre ancien élève à Ludger, Sébastien Jacques, mieux connu sous le nom de Big Fat Seb, a lui aussi co-fondé sa propre promotion de lutte il y a quelques années, les Promotions J/R.</p>
<p>De son côté, Grant Gray a longtemps lutté pour la ICW et, sans celle-ci, on peut se demander si ses fils, Jason et Keven, de même que son petit-fils, Evrett, lutteraient aujourd’hui.</p>
<p>Outre les lutteurs et les lutteuses, la ICW a longtemps pu compter sur les mêmes personnes pour assurer la sécurité, qui faisaient elles aussi partie de la famille. Je pense notamment à Sylvain Lalumière et Michel Drouin. La fille de Sylvain, Jessica, qui assistait aux spectacles alors qu’elle était toute jeune, a fini par trouver l’amour de sa vie en Super Hugo, l’un des lutteurs de la promotion. De son côté, le fils de Michel, Franck, est devenu lutteur et un scripteur accompli. </p>
<p>Ces deux exemples illustrent bien ce que Ludger voulait dire lorsqu’il parlait de créer une famille.</p>
<p>Dans cette lettre partagée par ses proches après son décès, Ludger remerciait d’ailleurs les amateurs qui l’ont soutenu au fil des années.</p>
<p>« Sans vous, moi et les lutteurs qui ont été à mes côtés ne serions rien. À chaque semaine, vous avez créé la magie de la lutte. Vous m’avez détesté ou aimé et, en l’espace de quelques instants, vous m’avez fait du bien dans ma passion de la lutte. Merci. »</p>
<p><strong>Merci Ludger!</strong><br />
Sur une note plus personnelle, j’ai été l’un des privilégiés à pouvoir voir Ludger à l’hôpital avant son décès. Nous avons discuté pendant près de 45 minutes et, à la fin, je l’ai remercié pour tout.</p>
<p>J’ai commencé dans le monde de la lutte à la FLQ. Mais c’est à la ICW que je me suis développé. C’est là que j’ai appris l’improvisation et l’art de faire réagir une foule.</p>
<p>D’ailleurs, Ludger a été l’un des premiers à savoir que j’avais été embauché par TVA Sports pour commenter la lutte de la WWE, parce qu’une grande partie de ce que je fais aujourd’hui comme commentateur et animateur, je l’ai appris à la ICW.</p>
<p>On s’est serré la main et il m’a dit : « Merci à toi, Pat! Merci de nous avoir donné de ton temps. Je l’ai beaucoup apprécié. »</p>
<p>J’ai toujours su que Ludger Proulx, à travers la ICW, avait joué un rôle important dans l’histoire récente de la lutte québécoise. Mais après avoir écrit 8 000 mots sur sa vie et sa carrière, après avoir lu tous ces témoignages, je le réalise encore davantage.</p>
<p>Que serait la lutte québécoise d’aujourd’hui sans son apport au début des années 1990 et pendant les trente quelques années qui ont suivi? Je n’ose même pas imaginer un tel scénario.</p>
<p>Maintenant que son premier capitaine nous a quittés, c’est à cette même lutte québécoise de veiller à poursuivre ce que Ludger a entrepris un soir de décembre 1990, en continuant de convertir de nouveaux amateurs et de faire découvrir la lutte québécoise aux générations à venir.</p>
<p>« Je vous l’ai dit et je vous le redis, il faut lutter pour vivre. Je l’ai fait jusqu’au bout. Mon train est peut-être parti, mais le vôtre continue son chemin. Prenez-en soin.</p>
<p>Avec amour.</p>
<p>Ludger »</p>
<p><em>Conformément à la volonté de Ludger, aucune cérémonie ne sera tenue. Toutefois, lors du spectacle présenté sur la rue Ontario ce samedi à 13h, un hommage lui sera rendu.  </p>
<p>En mon nom personnel, au nom de Lutte.Québec et au nom de la scène de lutte québécoise, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux amis de Ludger. Bon courage à tous dans cette dure épreuve.</em>	</p>
<p>Vous pouvez lire la première partie de ce texte  <a href="https://lutte.quebec/chroniques/ludger-proulx-lhomme-derriere-la-naissance-de-la-lutte-independante-au-quebec-partie-1/" rel="noopener" target="_blank">ici.</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ludger Proulx : l’homme derrière la naissance de la lutte indépendante au Québec (partie 1)</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 18:28:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Ludger Proulx détestait les hommages et les reconnaissances. Il ne croyait pas à ça. Lorsqu’il a été intronisé au Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec, il m’avait même demandé de retirer son nom. Du Ludger tout craché! J’ai eu la chance de le voir une dernière fois lundi dernier, à l’hôpital [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ludger Proulx détestait les hommages et les reconnaissances.</p>
<p>Il ne croyait pas à ça. Lorsqu’il a été intronisé au Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec, il m’avait même demandé de retirer son nom.</p>
<p>Du Ludger tout craché!</p>
<p>J’ai eu la chance de le voir une dernière fois lundi dernier, à l’hôpital de Saint-Jérôme, un peu plus de 24 heures avant son décès. </p>
<p>On a parlé pendant près de 45 minutes. Il m’a alors confié qu’il comptait demander l’aide médicale à mourir. Il en avait assez de se battre. Il n’était plus capable.</p>
<p>Il m’a aussi mentionné qu’il ne voulait pas de cérémonie funéraire. Et je me souviens lui avoir répondu : « tu m’empêcheras pas d’écrire sur toi par exemple! » Il s’est mis à rire. Il savait qu’il ne pouvait pas me demander ça!</p>
<p>J’ai par contre décidé d’écrire ce texte sur Lutte.Québec et non sur TVA Sports.</p>
<p>La lutte québécoise et le Québec ont toujours été importants pour Ludger et je tiens à m’adresser d’abord et avant tout aux gens du milieu qui l’ont connu ou qui en ont entendu parler, et non aux amateurs de sports qui ne comprendraient peut-être pas toute l’importance du nom de Ludger Proulx dans notre domaine.</p>
<p>Parce que la lutte au Québec a connu sa part de grandes familles : les Rougeau, les Vachon, les Leduc, les Brito, les Martel.</p>
<p>Mais une famille un peu moins sous les projecteurs, sans être moins importante pour autant, mérite aussi de faire partie de la discussion : les Proulx. Que ce soit par l’influence qu’elle a exercée sur plusieurs générations ou par le nombre de ses membres qui ont œuvré dans le milieu, sa contribution à la lutte québécoise est indéniable.</p>
<p>Il était normal pour Ludger de devenir lutteur professionnel.</p>
<p>Son oncle, Ludger Bossé, frère de sa mère, Claudette Simard, issue d’un autre mariage, était lui aussi lutteur professionnel. Bossé a fait ses débuts à la fin des années 1950 aux Loisirs St-Jean-Baptiste, situés au 485, rue Rachel Est, à l’angle de la rue Berri, à Montréal, là où se trouve aujourd’hui le magasin de manteaux Kanuk.</p>
<p>Les Loisirs, comme on les appelait, étaient l’œuvre de Fernand Girard, mieux connu sous le nom de Pat Girard. Né en 1918 à Saint-Gabriel-de-Brandon, ce dernier a connu une longue carrière en Europe dans les années 1940 et 1950, luttant même devant la reine d’Angleterre. Mais après avoir redécouvert la religion chrétienne, il a cessé de lutter à l’international, a commencé à faire du bénévolat aux Loisirs, puis a fini par y donner des cours de lutte vers la fin des années 1950.</p>
<p>Bossé, sous le nom de Tarzan Simard, a été l’un de ses premiers élèves. Il a principalement lutté aux Loisirs dans les années 1960, mais a aussi travaillé pour Lutte Grand Prix et les As de la Lutte dans les années 1970. Son frère, Yvon, a lui aussi œuvré dans le domaine, mais surtout comme gérant.</p>
<p>C’est dans les années 1960 que Tarzan Simard décide d’initier son beau-frère, Bertrand Proulx, le mari de Claudette, au monde de la lutte, bien sûr sous la tutelle de Pat Girard.</p>
<p>Né à Coaticook, Bertrand fait ses débuts au milieu des années 1960. Il lutte notamment pour les As de la Lutte et affronte des adversaires comme Fidel Castillo, Chin Lee, Ronnie Garvin, Raymond Rougeau, les frères Caruso, les frères McGuire ainsi que Michel Vigneault, le frère de Rick Martel.</p>
<p>En 1972, il commence à faire équipe avec un lutteur du nom d’André Proulx, qui n’avait aucun lien de parenté avec la famille, mais qui était présenté comme son frère. En simple comme en équipe, Bertrand lutte en Ontario, dans les Maritimes, dans l’Ouest canadien ainsi que dans plusieurs villes américaines. Lors du spectacle conjoint de Lutte Grand-Prix et des As de la Lutte présenté au Forum de Montréal en février 1974, les frères Proulx figurent d’ailleurs sur la carte, où ils affrontent Mike Pappas et Gigi the Greek.</p>
<p>L’année suivante, toutefois, Bertrand prend sa retraite. Il ne sera plus jamais impliqué dans le monde de la lutte par la suite. Il s’éteint le 31 décembre 2000 à l’âge de 55 ans.</p>
<p>De son union avec Claudette, Bertrand a eu deux garçons. Le 22 février 1962 naît Serge. Puis, trois ans plus tard, le 7 avril 1965, c’est au tour de Ludger de voir le jour. Les deux frères grandissent tantôt sur la rue Rivard, tantôt sur la rue Berri, à l’angle de Rachel, à quelques pas des Loisirs.</p>
<p>Bertrand vient alors de faire ses débuts dans le monde de la lutte professionnelle. Serge et Ludger baignent donc dans cet univers dès leur plus jeune âge.</p>
<p>« Je me souviens que mon oncle Tarzan me faisait faire des savates. J’avais juste 7 ans! » se souvient Serge.</p>
<p>Mais Bertrand et Claudette se séparent en 1973 et le père disparaît pratiquement de la vie de ses garçons. Claudette refait sa vie avec Gilles Boivin. De cette union naîtront Annie et Patrick, que Ludger considérera toujours comme sa sœur et son frère à part entière.</p>
<p>Pendant longtemps, Ludger a ouvertement parlé de Bertrand comme de son « géniteur » plutôt que de son père. Mais lorsque je l’ai vu lundi dernier, il parlait de lui en utlisant le mot père. Il m’a alors confié qu’il avait fait la paix avec lui depuis près de dix ans déjà. J’étais sincèrement heureux pour lui.</p>
<p>« On est pas mal sûrs qu’il est venu nous voir lutter quand on faisait des shows sur la rue Ontario, mentionne Serge en parlant de son père. Mais il n’a pas été impliqué dans notre entraînement de lutte. »</p>
<p><strong>Une occasion manquée</strong><br />
C’est plutôt Tarzan Simard qui assume ce rôle, tout comme Pat Girard. Serge fait ses débuts dans le métier en 1980, à L’Épiphanie et un an plus tard, c’est au tour de Ludger de suivre ses traces, alors qu’il vient tout juste de célébrer son 16e anniversaire. Le 1er mai 1981, il participe à son tout premier combat, une bataille royale présentée aux Loisirs St-Jean-Baptiste.</p>
<p>Après quelques années passées à lutter aux Loisirs et en périphérie de Montréal, il obtient enfin une occasion de se faire valoir à un autre niveau. En 1984, il participe à quelques enregistrements télévisés de Maple Leaf Wrestling à Brantford. C’est d’ailleurs le 30 avril 1984 que Ludger affronte un jeune Bret Hart, qui lutte alors sous le nom de Buddy Hart. Le match est toujours <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5FjZUiocgbE" rel="noopener" target="_blank">disponible sur YouTube.</a> </p>
<p>L’année suivante, il joint les rangs de Lutte Internationale, où il restera jusqu’à la fermeture de la promotion en 1987. C’est d’ailleurs Rick Martel, le lutteur préféré de Ludger, qui lui permet d’obtenir une place à temps plein au sein de l’organisation. Martel avait appris que Ludger était le fils de Bertrand, l’un des premiers à lui avoir tendu la main lorsqu’il avait fait ses débuts dans les Maritimes.</p>
<p>Utilisé principalement dans les combats préliminaires, Ludger affronte des lutteurs comme Gino Brito Jr., Armand Rougeau, Ron Ritchie et André Malo. Son rôle consiste alors à mettre en valeur les lutteurs de milieu de carte et les vedettes montantes de la promotion.</p>
<p>De cette époque, deux matchs méritent toutefois qu’on s’y attarde davantage.</p>
<p>Le 28 juillet 1986, au Centre Paul-Sauvé, Ludger affronte un jeune lutteur japonais du nom de Toshiaki Kawada, qui lutte alors simplement sous le nom de Toshiaki. Venu en Amérique du Nord pour apprendre le métier, il deviendra par la suite l’une des figures les plus importantes de la All Japan Pro Wrestling dans les années 1990 et sera intronisé au Temple de la renommée de la lutte du Wrestling Observer Newsletter.</p>
<p>Exactement deux mois plus tard, au même endroit, Ludger affronte le champion de la télévision, Prince Alofa, et se retrouve au cœur d’un malentendu qui lui fera rater ce qui aurait pu être l’un des moments les plus marquants de son passage à Lutte Internationale.</p>
<p>Tout commence lors d’un gala présenté à Joliette, où il doit affronter Alofa dans un match télévisé. Comme son anglais est limité, Ludger demande à Raymond Field de l’aider à préparer le combat. Au moment de discuter du match, Alofa refuse de recevoir plusieurs manœuvres, ce qui réduit considérablement les possibilités. Le combat est finalement écourté et ne dure que trois minutes.</p>
<p>Le lendemain, Rick Martel demande à rencontrer Ludger pour comprendre pourquoi le match a été aussi court. D’abord sceptique devant ses explications, Martel obtient toutefois la confirmation de Raymond Field.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, le 28 septembre, Ludger est de nouveau jumelé à Alofa. Avant le combat, l’agent Luigi Macera lui annonce dans le vestiaire, devant les autres lutteurs, qu’il remportera le championnat de la télévision dans un match de trois minutes. Comme cette consigne rappelle étrangement l’épisode de Joliette, Ludger est convaincu qu’on lui joue un tour.</p>
<p>Une fois dans le ring, il lutte donc le match comme prévu, mais choisit de se laisser battre par Alofa. De retour en coulisses, Macera le réprimande immédiatement pour ne pas avoir suivi les directives. En réalisant que l’instruction était bel et bien sérieuse, Ludger comprend alors qu’il vient de laisser filer une occasion inattendue de devenir champion.</p>
<p>Cette confusion aura d’autres conséquences. Alofa ne luttera plus jamais pour Lutte Internationale et quittera même la promotion avec la ceinture, sans jamais la remettre au promoteur Gino Brito.</p>
<p>Quelques années plus tard, Alofa poursuivra sa carrière à la WWE sous le nom de Fatu, comme membre des Headshrinkers, avant de connaître encore plus de succès sous le nom de Rikishi. Les amateurs de lutte d’aujourd’hui le connaissent principalement comme le père des Uso et de Solo Sikoa.</p>
<p><strong>Quand la ICW a changé la lutte québécoise</strong><br />
La plus grande contribution de Ludger au monde de la lutte viendra toutefois dans les années qui suivent la fermeture de Lutte Internationale, en juin 1987. À Montréal, la seule promotion d’envergure qui subsiste alors est celle des Loisirs St-Jean-Baptiste, dirigée de main de maître par Pat Girard.</p>
<p>Bien que certains promoteurs organisent occasionnellement des spectacles en région, les Loisirs demeurent la promotion locale la plus connue. Depuis 1982, Ludger produit lui-même quelques galas dans des campings ou à l’occasion de ventes-trottoir, à raison de deux ou trois par année.</p>
<p>Mais c’est aux Loisirs qu’il lutte régulièrement, en parallèle de Lutte Internationale, et avec les années, il devient le protégé de Pat Girard. Ce dernier assiste d’ailleurs à l’un des spectacles organisés par Ludger afin d’observer son travail comme promoteur. Impressionné, il commence à lui montrer les rouages du « booking » d’un spectacle et Ludger l’assiste de plus en plus dans ses responsabilités aux Loisirs. Par exemple, c’est Ludger qui a la charge d’envoyer les extras (lutteurs qui ne lutteront pas, mais qui vont aider à la production du spectacle) à Lutte Internationale. </p>
<p>Ludger devient également l’un des entraîneurs de la promotion. Bien avant de devenir PCO et de remporter à plusieurs reprises le championnat par équipe de la WWE, un jeune Carl Ouellet s’entraîne aux Loisirs. Comme Girard approche alors de la soixante-dizaine, ce sont Ludger, Nick Rapone et Guy Ranger qui dirigent les entraînements. </p>
<p>« Je me rappellerai toujours de notre tout premier entraînement, qui a commencé par 50 tours de jogging autour du grand gymnase. Ce soir-là, presque tout le monde a abandonné. À la fin, il ne restait plus que deux gars : Martin Roy et moi. Ludger nous a regardés et a dit : “On va vous montrer à tomber.” On pensait enfin monter dans l&#8217;arène, mais non ! Il nous a fait redescendre par terre. On a appris à chuter directement sur le bois franc. Avec lui, le ring, ça se méritait », écrit Ouellet sur sa page Facebook. </p>
<p>Ludger gardera d’ailleurs cette façon de faire avec la ICW, alors qu’il faisait chuter ses élèves sur un plancher en terrazzo avant de les amener dans l’arène. </p>
<p>« À l&#8217;époque, j&#8217;étais trop jeune pour tout comprendre, ajoute Ouellet. Aujourd&#8217;hui, je suis là pour lui dire merci. Merci de m&#8217;avoir si bien préparé pour le grand show. Alors que je pensais qu&#8217;il ne m&#8217;aimait pas, il me montrait simplement les dessous cruels du métier, tout en me transmettant sa fascination pour ce sport.<br />
Sa passion était contagieuse. Ludger, tu as marqué l&#8217;histoire de la lutte et tu as changé ma vie. Merci pour la rigueur, merci pour le cœur, merci pour la passion. Repose en paix, Coach. Ton héritage continue de briller sur les rings du monde entier. »</p>
<p>Puis, en 1990, une mésentente éclate entre Pat et Ludger, et Girard décide de le congédier. Puis, graduellement, il congédie pratiquement tout le monde aux Loisirs.</p>
<p>La véritable raison derrière cette brouille?</p>
<p>Pat préparait sa relève.</p>
<p>Il souhaitait prendre sa retraite, mais voulait aussi s’assurer d’aider Ludger à lancer sa propre promotion. Ludger ne l’a pas compris sur le coup, mais Pat le connaissait bien. À plusieurs égards, il lui ressemblait. Il voulait s’assurer que Ludger fasse le saut comme promoteur et que les autres lutteurs le suivent. Tant que Pat aurait continué à présenter des spectacles aux Loisirs, rien de tout cela ne se serait produit.</p>
<p>C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait commencé à lui enseigner les rudiments du métier de promoteur.</p>
<p>Le 22 décembre 1990, Ludger présente donc le tout premier spectacle de la Inter Championship Wrestling (ICW) dans une salle de l’église Nativité-de-la-Sainte-Vierge, à l’angle des rues Ontario et Saint-Germain, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Devant 325 spectateurs, une nouvelle promotion voit le jour.</p>
<p>Puis, au début de 1991, quelques lutteurs amènent Ludger, contre son gré, rencontrer Pat. Lorsque ce dernier l’aperçoit, il le prend immédiatement dans ses bras. C’est à ce moment que Ludger comprend enfin ce qui s’était réellement passé.</p>
<p>Pat n’assistera jamais à un spectacle de son protégé, mais il conservera avec lui une relation privilégiée jusqu’à son décès, le 5 mars 2002, à l’âge de 83 ans.</p>
<p>D’ailleurs, avec le départ de Ludger disparaît aussi une source inestimable d’informations sur les Loisirs St-Jean-Baptiste, une institution qui a profondément marqué l’histoire de la lutte québécoise.</p>
<p>Dans les faits, l’aventure de la ICW débute dès août 1990, alors que Ludger ouvre une école de lutte. Il y entraîne notamment deux futurs participants au spectacle inaugural de décembre : Ghyslain Cyr et Carl « Super Ninja » Langlois.</p>
<p>Langlois deviendra d’ailleurs le partenaire d’affaires de Ludger, aux côtés des lutteurs Réal Massicotte, André Moreau et Randy Côté. Toutefois, au moment où le premier spectacle est présenté, seuls Langlois et Ludger sont toujours impliqués dans le projet.</p>
<p>Pour ce premier événement, Ludger recrute des lutteurs provenant de différentes sources : de l’école de lutte d’Édouard Carpentier, des spectacles présentés à Sorel par Réjean Désaulniers, de sa propre école de lutte et, bien entendu, de nombreux anciens des Loisirs. Le ring est acheté à Mike Vachon, fils du regretté Maurice « Mad Dog » Vachon. Quant à la salle, après plusieurs recherches, celle de l’église Nativité-de-la-Sainte-Vierge, dans Hochelaga, s’avère l’endroit idéal. Il était important pour Ludger de faire ça dans une salle annexée à une église afin de redonner à la paroisse. </p>
<p>Si la promotion a toujours été connue sous le nom de la ICW, la signification de l’acronyme a changé au fil des années. À l’origine, il signifiait « International Canadian Wrestling ». Plus tard, il deviendra « Inter-Championship Wrestling ».</p>
<p>La scène locale est alors bien différente de celle d’aujourd’hui. Sans promotion majeure basée à Montréal et avec la WWF qui détient l’exclusivité du Forum et de la télévision, quelques promoteurs régionaux comme Denis Archambault, Réjean Désaulniers ou Sunny War Cloud présentent des spectacles occasionnels, mais il n’existe rien de régulier dans la métropole. L’arrivée de la ICW marque ainsi le début de l’ère des promotions indépendantes dans la lutte québécoise.</p>
<p>Après le spectacle inaugural de décembre 1990, un deuxième est présenté en mars 1991. Les spectacles deviennent ensuite bimensuels. C’est à cette époque que Carl Langlois cesse son implication à temps plein. Puis, dès l’automne de la même année, la ICW adopte une formule hebdomadaire qu’elle conservera pendant des décennies.</p>
<p>Les spectacles attirent en moyenne 250 spectateurs chaque semaine, certains estimant même l’assistance à plus de 300 personnes. </p>
<p>La ICW prend rapidement une place importante sur la scène indépendante québécoise, au point où certains de ses résultats sont publiés dans le Journal de Montréal. La promotion gagne également en visibilité à l’extérieur de Montréal. Ainsi, en novembre 1994, elle fournit les lutteurs pour un événement spécial présenté à Saint-Jérôme afin de souligner les 45 ans de carrière sportive et artistique de Little Beaver. Lors du combat principal, Ludger affronte Mr. USA.</p>
<p>La promotion demeure sur la rue Saint-Germain pendant plus de dix ans, jusqu’à l’automne 2001. Elle doit alors déménager dans le sous-sol d’une église située à l’angle des rues Parthenais et Sherbrooke. L’arrondissement Centre-Sud a loué l’immeuble au complet pour 5 000 $ par mois, une somme avec laquelle Ludger ne pouvait rivaliser.</p>
<p><strong>Former la relève, sa plus grande fierté</strong><br />
Plusieurs lutteurs ont marqué cette époque, dont Johnny Primo, l’un des frères Rapone de l’époque de Lutte Internationale et des Loisirs, Ranger Boy (Guy Ranger) ainsi que son fils Lucky Ranger, Warrior, qui deviendra actionnaire pendant quelques années, le tout premier champion de la ICW André « Killer » Smith, les Prisonniers (Serge et Martin Rolland), Steven Cyr, Le Screw, Le Mobster, « Le Roi du Hardcore » Steve Charette, Mathy 69, qui deviendra plus tard Exess, sans oublier Ludger lui-même et son frère Serge, également actionnaire pendant quelques années. Le clan mené par Serge et nommé « la SWAT » en est un qui fait encore jaser aujourd’hui. </p>
<p>Au fil des ans, plusieurs noms bien connus de la lutte québécoise foulent aussi le ring de la ICW, notamment Jos Leduc, Frenchy Martin, Pierre-Carl Ouellet, Gino Brito, Richard Charland, Sunny War Cloud, Gino Brito Jr. et Carl Leduc.</p>
<p>La salle de la rue Saint-Germain aura véritablement été le théâtre de l’âge d’or de la ICW.</p>
<p>Pour mettre les choses en perspective, en 2002, alors que la promotion vient tout juste de compléter sa première année à l’extérieur de sa salle historique, six lutteurs de la ICW figurent encore parmi les 25 meilleurs lutteurs au Québec. Deux d’entre eux se retrouvent même dans le top 5 : Mathy 69, au troisième rang, et Serge Proulx, au cinquième. Les autres étant Mobster, Lucky Ranger, Martin Rolland et Steve Charette. C’est dire à quel point la ICW exerçait encore une influence importante sur la scène québécoise à cette époque.</p>
<p>De plus, on ne souligne pas assez l’apport de la ICW à l’évolution de la lutte féminine au Québec. Bien avant que le sujet ne devienne à la mode, Ludger utilisait les lutteuses pour ce qu’elles pouvaient apporter au spectacle, autant dans le ring qu’à l’extérieur, et non simplement pour leur apparence. Pendant longtemps, la ICW a d’ailleurs été la seule promotion québécoise à compter plus d’une lutteuse dans ses rangs, alors que Francisca Proulx, LuFisto (sous le nom de Precious Lucy), Lady Annie, Sexy Julie et Sweet Cherrie y ont toutes fait leurs classes.</p>
<p>Tout comme aux Loisirs, de nombreux lutteurs passent par la ICW. À l’image de son mentor Pat Girard, Ludger était fier d’affirmer avoir contribué à la formation de plus de 300 lutteurs au cours de sa carrière. D’ailleurs, à ses débuts comme entraîneur, il peut compter sur l’aide de son oncle Tarzan Simard.</p>
<p>Lors de mon dernier entretien avec lui, Ludger me parlait avec beaucoup de fierté de tous ces jeunes issus de différents milieux qui avaient peu ou pas d’expérience dans le monde de la lutte, mais qu’il avait convaincus de se joindre à la ICW parce qu’ils possédaient une véritable passion et voulaient prendre ce métier au sérieux. Des gens comme Patrick Lono, Nico Le Prince, Steve Charette, Stéphane Bruyère et bien d’autres&#8230; moi inclus.</p>
<p>« Une perte immense pour le milieu de la lutte québécoise. Aux commandes de la première d’une longue série de fédérations indépendantes à voir le jour après la fin de Lutte Internationale, Ludger aura permis à des dizaines de jeunes et de moins jeunes, comme moi, de vivre leur rêve de performer dans le ring ou de travailler en coulisses. Il y aura consacré sa vie entière. C’était l’un des plus grands passionnés de lutte que j’ai connus, mais surtout, l’un des plus grands amis que j’ai perdus », témoigne Steve Charette, qui a lutté et travaillé en coulisses à la ICW. </p>
<p>Dans un message laissé par Ludger et rendu public par sa famille après son décès, il s’adressait à ses nombreux élèves.</p>
<p>« À mes boys (et girls) de lutte. Je le sais, j’ai été dur avec vous. C’était simplement pour faire sortir le meilleur de vous-même. J’ai cru en vous. Je suis fier de vous. Tout ce que nous avons vécu ensemble a créé qui nous sommes devenus. Merci. »</p>
<p><em>La partie deux de ce texte sera publiée vendredi. </em></p>
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		<title>Le mariage Jacques Rougeau-GPW se termine déjà</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cours de sa carrière de promoteur, Jacques Rougeau a multiplié les promesses. Le problème, c’est qu’il n’a pas toujours livré ce qu’il annonçait. Et la GPW de Gatineau semble être la plus récente organisation à en faire les frais. Rarement ai-je reçu autant de messages qu’au lendemain de Guerre Civile VI et de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de sa carrière de promoteur, Jacques Rougeau a multiplié les promesses. Le problème, c’est qu’il n’a pas toujours livré ce qu’il annonçait.</p>
<p>Et la GPW de Gatineau semble être la plus récente organisation à en faire les frais.</p>
<p>Rarement ai-je reçu autant de messages qu’au lendemain de Guerre Civile VI et de la convention Legends Mania, présentées samedi dernier au Centre Slush Puppie.</p>
<p>Allons droit au but.</p>
<p>Selon les informations que j’ai obtenues, l’association entre Jacques Rougeau et la GPW est, à toutes fins pratiques, terminée.</p>
<p>Les autres actionnaires ne souhaitent plus poursuivre l’aventure avec lui. Des discussions sont actuellement en cours afin de régler les derniers détails, mais il ne serait désormais qu’une question de temps avant que le divorce soit officialisé.</p>
<p>Le tout survient à peine huit mois après l’annonce, en grande pompe, de l’arrivée de Jacques Rougeau et de deux de ses partenaires au sein de l’actionnariat de la promotion. À l’époque, on m’avait indiqué que le groupe détenait environ 25 % des parts de l’entreprise.</p>
<p>Pourquoi ce divorce survient-il?</p>
<p>Parce que Jacques a été fidèle à lui-même.</p>
<p>Des promesses qui ne se sont pas matérialisées. Des attentes gonflées. Une façon de faire qui a souvent créé plus de maux de tête que de solutions.</p>
<p>Samedi dernier, une phrase revenait constamment dans les coulisses :</p>
<p>« Mais Jacques m’a dit ça. »</p>
<p>Ou encore :</p>
<p>« Parle à Jacques, il a dit oui. »</p>
<p>Ça résume assez bien l’ambiance.</p>
<p>De ce que je comprends, des trois autres actionnaires, un seul semblait véritablement attaché à cette association, alors qu’un autre ne cachait pas son mécontentement au cours de la soirée et exprimait ouvertement ses frustrations.</p>
<p>Car de la frustration, il y en a eu.</p>
<p>Selon ce qu’on me rapporte, plusieurs des promesses et engagements, qui avaient convaincu les autres actionnaires d’accepter cette association, n’ont pas été respectés par Jacques Rougeau. </p>
<p>D&#8217;ailleurs, à plusieurs reprises, ce dernier a bénéficié d’occasions médiatiques pour faire la promotion du spectacle sans réellement en profiter.</p>
<p>À l’interne, on considère aujourd’hui que cette association a été un échec. On affirme même qu’elle a nui à la GPW, qui aurait reculé par rapport à l’an dernier et qui devra maintenant regagner le terrain perdu une fois cette association officiellement terminée.</p>
<p><strong>La journée des frustrations</strong><br />
Voici quelques exemples de situations qui ont contribué à cette rupture.</p>
<p>Entre autres, Jacques a donné l’instruction de payer Harry Smith et sa mère, Diana Hart, en dollars canadiens. Or, selon ce qu’on me rapporte, les deux s’attendaient à être payés en dollars américains à la suite de leurs discussions avec lui. Ils n’auraient pas apprécié la surprise.</p>
<p>Il y a également eu certains différends concernant la vente de marchandise ainsi que le partage des revenus provenant des photos et autographes.</p>
<p>Autre exemple : le scénario de la bataille royale avait déjà été établi par les autres promoteurs. Jacques devait gagner le match, mais le jour même du spectacle, il a complètement modifié le déroulement prévu.</p>
<p>Il a notamment opté pour une conclusion où il utilisait un Taser contre le fils de son ancien intimidateur. Un clin d’œil au personnage du Mountie qui a fait sourire certains, mais qui a laissé plusieurs personnes perplexes quant à la façon de faire triompher un <em>babyface</em>.</p>
<p>La promotion n’était pas particulièrement enthousiaste face à ces changements, mais puisqu’il s’agissait essentiellement de « la bataille royale de Jacques », les objections n’ont pas été retenues.</p>
<p>Jacques avait également organisé un voyage en autobus pour des partisans qui déboursaient environ 500 $ afin d’assister à l’événement. Le forfait incluait notamment le transport avec Hacksaw Jim Duggan ainsi qu’une photo signée et un selfie avec chacune des légendes présentes à la convention.</p>
<p>Toutefois, toujours selon ce qu’on me rapporte, certains participants ont interprété l’offre comme un accès illimité aux photos et autographes. Une situation qui aurait rapidement créé son lot de mécontentement.</p>
<p>Jacques agissait également comme agent du match principal opposant Le géant Orion à Pickton. Le problème, selon plusieurs personnes impliquées, est qu’il ne connaissait pas une bonne partie des prises proposées par les deux lutteurs.</p>
<p>Le match qu’il a construit ne plaisait pas aux principaux intéressés, particulièrement en ce qui concerne la conclusion. Avec l’accord de la GPW, mais sans que Jacques en soit informé, plusieurs éléments ont finalement été modifiés.</p>
<p>Et un dernier exemple: le promoteur Richard Brown, qui faisait venir Jacqueline à la convention, a lui aussi quitté l’événement avec un goût amer. Le projet lui avait été présenté comme étant beaucoup plus important qu’il ne l’était réellement. Résultat : il a perdu de l’argent.</p>
<p>Bien sûr, le risque fait partie du métier. Encore faut-il disposer de toute l’information nécessaire pour prendre une décision éclairée.</p>
<p>Brown n’a d’ailleurs pas caché sa colère et a eu une vive altercation verbale avec Jacques Rougeau. D’autres légendes ont également quitté l’événement avec un certain niveau de frustration.</p>
<p><strong>L’assistance : moins que l’an dernier </strong><br />
Parce qu’il faut se rappeler une chose.</p>
<p>L’objectif principal de cette association était simple : améliorer la qualité de l&#8217;événement et attirer davantage de gens au spectacle et à la convention. L’automne dernier, certains, dont Jacques, parlaient d’attirer une foule entre 4 000 à 5 000 personnes.</p>
<p>Or, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes.</p>
<p>Selon les chiffres que j’ai obtenus, 3 397 billets ont été distribués pour le spectacle, soit 37 de moins que l’an dernier.</p>
<p>Parmi ceux-ci, au moins 2 626 ont été vendus. Je précise « au moins », puisque certains billets écoulés directement par les lutteurs n’avaient pas encore été comptabilisés lorsque j’ai obtenu l’information.</p>
<p>Du côté de l’assistance réelle, 2 722 billets ont été scannés aux portes de l’aréna, soit 285 de moins qu’en 2025. Un chiffre qui correspond sensiblement à l’évaluation qu’une source locale habituée à analyser les foules au Centre Slush Puppie m’avait transmise.</p>
<p>Pour la convention, 324 billets ont été scannés, comparativement à près de 300 l’an dernier.</p>
<p>Une hausse modeste pour une activité où l’apport de Jacques Rougeau devait pourtant faire une réelle différence.</p>
<p>Et lorsqu’on ajoute les coûts associés à la présence de Rick Martel — qu’on a entre autres fait venir afin de stimuler des ventes de billets inférieures aux attentes — il est difficile d’imaginer que les dépenses aient été moins élevées que l’an dernier.<br />
<strong><br />
La GPW a sa part de responsabilités</strong><br />
Cela dit, soyons clairs : les autres actionnaires de la GPW n’ont pas les mains complètement propres dans cette histoire.</p>
<p>Je ne veux pas inutilement m’acharner sur eux. Ils ont déjà payé le prix de cette décision et reconnaissent aujourd’hui qu’ils auraient peut-être dû écouter les nombreuses personnes qui les avaient mis en garde.</p>
<p>Mais au final, ce sont eux qui ont choisi de s’associer à Jacques Rougeau. Ce sont eux qui ont défendu cette décision. Et dans certains cas, ce sont eux qui ont contribué à entretenir une certaine confusion.</p>
<p>Une personne qui refusait de participer au spectacle si Jacques était actionnaire s’est notamment fait montrer des documents laissant croire qu’il ne l’était pas et qu’il n’était impliqué que dans le volet « légendes ».</p>
<p>Pourtant, lors de la conférence de presse de septembre 2025, Martin Villeneuve, l’un des actionnaires avec Dereick Clément et Stéphane Gauthier, avait lui-même présenté Jacques Rougeau comme un « copropriétaire ». De mon côté, j’avais également obtenu confirmation de son implication au sein de l’actionnariat.</p>
<p>Cela dit, je comprends également comment la GPW a pu se laisser séduire. Rougeau possède un charisme indéniable et un talent naturel pour vendre une vision. Une ancienne vedette de la WWE a déjà dit qu’à chaque conversation avec lui, elle avait l’impression de parler à un vendeur d’autos usagées. Lorsqu’on se fait vendre un citron, qui faut-il blâmer : le vendeur qui embellit son produit ou l’acheteur qui choisit d’y croire?</p>
<p><strong>Personne ne pourra dire qu’il n’était pas prévenu </strong><br />
Et ce n’est pas comme si personne n’avait sonné l’alarme.</p>
<p>J’ai moi-même écrit deux articles expliquant pourquoi la GPW devait faire preuve de prudence dans cette association.</p>
<p>Perdre certains talents simplement parce qu’on choisit de s’associer à Jacques Rougeau aurait aussi dû être un signal suffisamment fort.</p>
<p>Mais je comprends tout de même la frustration des autres actionnaires. </p>
<p>Et c’est dommage, parce qu’au final, ce n’est pas seulement Jacques Rougeau qui en ressort écorché : c’est aussi la réputation de la GPW qui a encaissé le coup.</p>
<p>Mais à un certain moment, il faut cesser d’espérer que cette fois sera différente.</p>
<p>Que ce soit avec un promoteur du Saguenay, avec le projet de Lutte Académie ou aujourd’hui avec la GPW, l’histoire semble toujours suivre un scénario similaire.</p>
<p>Lorsque je vous dis que s’associer à Jacques Rougeau vient avec son lot de complications, ce n’est pas pour rien.</p>
<p>À un moment donné, il faut tirer les leçons du passé.</p>
<p>Sinon, vous me forcerez encore une fois à dire : « J’vous l’avais dit. »</p>
<p><em>crédit photo: Page Facebook GPW</em></p>
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		<title>Un tabarnack de week-end!</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 00:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[La lutte québécoise ne connaît peut-être pas actuellement les sommets qu’elle a connus ces dernières années, mais certains spectacles et certaines fins de semaine demeurent encore mythiques. Les dernières années nous ont entre autres donné Golden Opportunity et Guerre Civile le même soir, tout comme un gros samedi soir à Montréal en février dernier. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La lutte québécoise ne connaît peut-être pas actuellement les sommets qu’elle a connus ces dernières années, mais certains spectacles et certaines fins de semaine demeurent encore mythiques. </p>
<p>Les dernières années nous ont entre autres donné <a href="https://lutte.quebec/nouvelles/plus-importante-fin-de-semaine-de-lutte-locale-en-plus-de-20-ans/" rel="noopener" target="_blank">Golden Opportunity et Guerre Civile le même soir</a>, tout comme <a href="https://lutte.quebec/chroniques/grosse-fin-de-semaine-de-lutte-a-montreal/" rel="noopener" target="_blank">un gros samedi soir à Montréal en février dernier.</a></p>
<p>Le week-end qu’on vient de passer s’invite dans ce club. </p>
<p>Commençons avec ce qui a été le match de l’année au Québec jusqu’à présent et celui qui a de bonnes chances de l’être à la fin de l’année également, le combat tant attendu entre les deux membres du TDT (Tabarnack de Team), Thomas Dubois et Mononc St-Jacques, à Battlewar dimanche soir. </p>
<p>Tant attendu est un euphémisme ici. </p>
<p>Ça faisait longtemps que je n’avais pas senti autant d’anticipation pour un match entre deux Québécois au Québec. Sans exagérer, on doit remonter aux duels entre Mike Bailey et Matt Angel, de même que ceux entre Kevin Owens et Sami Zayn. </p>
<p>Non seulement Battlewar a établi un record d’assistance avec 240 personnes, mais tu sais que c’est un combat attendu quand des gens du milieu se déplacent comme jamais auparavant. </p>
<p>Des lutteurs, lutteuses, annonceurs et arbitres d’autres promotions qu’on ne voit jamais ou qu’on n’avait pas vu depuis longtemps à Battlewar y étaient. Même Kevin Raphaël s’était déplacé pour l’occasion. </p>
<p><strong>Un tabarnack de main-event!</strong><br />
Battlewar avait bien choisi l’occasion pour ce premier affrontement entre Dubois et St-Jacques, soit son 14e anniversaire.</p>
<p>Le match n’était pas encore débuté que la réaction de la foule nous donnait des frissons. Des chants de <em>holy shit</em> et un double chant de <em>This is awesome – Tabarnack!</em>, alors que les deux lutteurs ont regardé les spectateurs à la Hogan contre The Rock, m’ont carrément donné la chair de poule.   </p>
<p>L’annonceur Mathieu Niquette a généré encore plus d’émotions en nommant chaque adversaire que Dubois a battu pour conserver son titre au cours des sept ans qu’il a été champion. Un moment bonifié par Twiggy, qui, dans le coin de Dubois, émettait un commentaire sur chacun de ces adversaires. </p>
<p>Le match comme tel? </p>
<p>Un sans-faute. Une exécution parfaite, de l’intensité et une histoire très bien racontée.</p>
<p>L’arbitre du combat, Giancarlo, est le plus grand et celui avec le plus fort gabarit au Québec. Ça a donc pris quatre <em>ref bumps</em> pour le mettre KO. Brandon est venu le remplacer et en a profité pour sortir Twiggy et son collet cervical du match. La foule lui a alors chanté un très fort « na na na hey hey goodbye! » </p>
<p>Puis, après deux <em>ref bumps</em> à Brandon, doté lui aussi d’un bon physique, Twiggy est revenu avec une chaise. Contre toute attente, Mathis Myre, qui avait affronté Dubois le mois dernier, est intervenu afin de lui enlever la chaise. Il a d’abord frappé Twiggy et au moment de faire la même chose au champion, ce dernier a esquivé et la chaise a frappé St-Jacques de plein fouet. Twiggy a aidé Giancarlo à se relever afin qu’il puisse compter jusqu’à trois et ainsi, donner la victoire à Dubois.</p>
<p>Personne n’avait sur sa carte de bingo que de toutes les personnes dans le vestiaire de Battlewar, que T-Gibier Mathis Myre serait celui qui coûterait le match à St-Jacques. </p>
<p><strong>Une histoire à raconter jusqu’au prochain</strong><br />
C’est là que la créativité de James McGee prend toute son ampleur. </p>
<p>Le résultat du match permet de donner un adversaire à court terme à St-Jacques. Myre et lui peuvent s’affronter au moins une fois, avant de nous redonner un match entre Dubois et St-Jacques.</p>
<p>Parce qu’il y en aura au moins un autre entre les deux. Peut-être même deux. </p>
<p>Juillet est généralement une grosse soirée pour Battlewar. Et bien sûr décembre. </p>
<p>Dans mon livre à moi, St-Jacques ne peut remporter le titre à un autre moment et dans un autre match que le match sans disqualification avec le sapin de Noël présenté chaque fin d’année. C’est son match à lui, ça permettrait de bien finir l’année 2026 et de donner un cadeau de Noël aux fans. À moins que St-Jacques gagne en juillet et défend son titre avec succès en décembre pour terminer la rivalité. </p>
<p>Entre le match comme tel, l’anticipation et l’ambiance, le combat de dimanche est sans contredit le match de l’année au Québec et il sera dur à battre. Et peut-être que seuls Dubois et St-Jacques pourront faire mieux dans un match revanche. </p>
<p>Les deux comparses pourraient d’ailleurs réaliser quelque chose d’unique. </p>
<p>Remporter le prix du match de l’année, de la rivalité de l’année et de l’équipe de l’année!</p>
<p><strong>Tout un exploit à Québec</strong><br />
Parce que même s’ils sont en brouille à Battlewar, c’est uniquement propre à l’univers des Foufounes électriques. À la IWS Dubois et St-Jacques sont champions. À la NSPW ils sont aussi champions. Et à Sans Restriction Chrono, ils sont l’équipe numéro un. </p>
<p>D’ailleurs, samedi soir à la NSPW, TDT a défendu les titres avec succès face à Marko Estrada et Michel Plante. </p>
<p>L’événement était à guichet fermé, alors que 635 spectateurs étaient présents. </p>
<p>L’ambiance était à son paroxysme, surtout lorsque la foule croyait avoir vu de nouveaux champions par équipe être couronnés. </p>
<p>À la suite d’une intervention de Matt Falco qui a mal tourné pour les champions, les aspirants ont réussi à capitaliser et à remporter le combat. Mais Claude Maloon est arrivé avec un arbitre et a fait renverser la décision. En d’autres mots, un bon vieux « Dusty finish », qui, lorsqu’utilisé avec parcimonie, peut être très payant. </p>
<p>On a d’ailleurs profité de ce chaos pour confirmer l’événement principal de Golden Opportunity, Michel Plante, qui défendra son titre face à Matt Falco, dans une finale toute québécoise. </p>
<p>Plus tôt dans la soirée, Dreya Mitchell avait battu la légende de la scène indépendante, Mercedes Martinez, dans un combat où la jeune Dreya a beaucoup appris en affrontant une adversaire aussi expérimentée, qui prend le temps de discuter avec ses adversaires après les combats afin qu’elles s’améliorent. </p>
<p>La veille, la troisième soirée annuelle de lutte contre l&#8217;homophobie et la transphobie avait aussi rempli le centre Horizon, alors qu’en finale, Benjamin Tull et Mercedes Martinez ont battu Matt Sparkle et Stephen Sullivan.</p>
<p>Le plus incroyable, c’est que la grande majorité de la foule n’était pas des fans de la NSPW.</p>
<p>C’est donc un total de 1270 spectateurs qui ont vu de la lutte à Québec. À part le Centre Bell, je ne me souviens pas d’avoir vu une même salle attirer plus de 600 personnes deux fois en deux soirs depuis que je couvre la lutte québécoise. </p>
<p>C&#8217;était ce genre de week-end dans la lutte au Québec!</p>
<p><em>crédit photo: Zachary Yarymowich</em></p>
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		<title>Jacques Rougeau utilise une vraie histoire d&#8217;indimidation dans un scénario de lutte</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 22:56:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains diront que je m’acharne. Et pour être honnête, je m’en fous. À un moment donné, il faut être capable de relativiser les choses. Alors je vais vous demander d’oublier que je suis l’auteur de ce texte, de vous concentrer sur les faits et de vous faire votre propre opinion. À la fin des années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Certains diront que je m’acharne. </p>
<p>Et pour être honnête, je m’en fous. </p>
<p>À un moment donné, il faut être capable de relativiser les choses. Alors je vais vous demander d’oublier que je suis l’auteur de ce texte, de vous concentrer sur les faits et de vous faire votre propre opinion.  </p>
<p>À la fin des années 1980, les British Bulldogs, composés de Dynamite Kid et Davey Boy Smith, intimident les frères Rougeau, au point que Jacques Rougeau, muni d’un rouleau de 25 sous dans la main, frappe Dynamite Kid en plein visage. Il s’agit d’une des bagarres de vestiaire à la WWF les plus connues dans le monde de la lutte. </p>
<p>Je cite Jacques sur le sujet:</p>
<p>« Je me suis fait sacrer une volée par les British Bulldogs en 1989, dans un vestiaire d’un aréna de Fort Lauderdale, parce que j’entendais dénoncer leur façon de se comporter en dehors du ring. J’ai failli y laisser ma peau tellement ils m’ont tabassé solidement à coups de pied dans le visage. Mon frère Raymond était blessé, se déplaçant en béquilles, et il ne pouvait pas venir à mon secours. J’en avais mangé toute une. J’ai eu la peur de ma vie. Ça ne m’a pas empêché de monter dans l’arène durant la soirée, malgré mes blessures à la tête. Pour ma sécurité, mon père était venu me chercher en voiture à l’aréna et j’ai passé trois jours sans être capable de parler tellement j’étais traumatisé. »</p>
<p>Au tournant des années 2000, Jacques Rougeau débute une série de conférence dans les écoles du Québec. Dans celles-ci, il raconte l’histoire avec les Bulldogs, comment il s’est senti, comment il n’a peut-être pas réagi de la bonne façon et rapidement, les médias parleront que Jacques Rougeau lutte contre l’intimidation. Il en fera des dizaines, si ce n’est pas quelques centaines, partout au Québec, pendant plus de deux décennies et rejoindra des dizaines de milliers de jeunes. </p>
<p>Je cite encore Jacques :</p>
<p>« Je souligne aux jeunes que personne n’est à l’abri. C’est ma façon de redonner à la société. »</p>
<p>Beau et noble geste de sa part. </p>
<p><strong>Une histoire basée sur l’intimidation</strong><br />
Parlons maintenant de 2026.  </p>
<p>Après avoir annoncé l’automne dernier qu’il devenait actionnaire de la GPW à Gatineau et qu’il ferait un retour dans l’arène lors d’une bataille royale en mai prochain, Rougeau, dans les dernières semaines, se met à publier sur ses réseaux sociaux des messages visant Harry Smith, le fils de Davey Boy. </p>
<p>Né en 1985, Smith n’était qu’un jeune enfant lorsque cette situation est survenue. Lutteur lui-même depuis un bon nombre d’années maintenant, ayant entre autres évolué pour la WWE et New Japan, il lutte sous le nom de Davey Boy Smith Jr. </p>
<p>Le 14 janvier dernier, Rougeau partage sur son compte Facebook personnel une promo d’Harry, dans laquelle il annonce qu’il fera partie de la bataille royale. Il termine le tout en disant : « Jacques Rougeau, je vais te voir dans l’arène! »</p>
<p>La publication de Jacques mentionne ceci:</p>
<p>« Le fils du British Bulldog m’a envoyé ce message personnellement encore aujourd’hui, je pense qu’il essaie de m’intimider  »</p>
<div id="attachment_115496" style="width: 216px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/02/bulldog.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/02/bulldog-206x300.jpeg" alt="Publication Facebook de Jacques Rougeau faisant référence à l&#039;intimidation qu&#039;il a subie  crédit: Page Face Jacques Rougeau" width="206" height="300" class="size-medium wp-image-115496" /></a><p class="wp-caption-text">Publication Facebook de Jacques Rougeau faisant référence à l&#8217;intimidation qu&#8217;il a subie  crédit: Facebook Jacques Rougeau</p></div>
<p>Deux jours plus tard, on annonce que Harry, qui sera accompagné de sa mère Diana (sœur de Bret et d’Owen) et de sa sœur Georgia, fera officiellement partie de la bataille royale.</p>
<p>Le 5 février, dans une entrevue à l’émission de radio ontarienne Huge Pop avec Donnie Dasilva et Jimmy Korderas, Harry dit qu’il n’est pas fâché après Jacques, mais que parfois, un reçu a besoin d’être donné. Et il ajoute que Rougeau parle toujours dans ses entrevues que les British Bulldogs étaient des intimidateurs alors que c’était seulement Dynamite Kid et que Jacques mérite une correction. </p>
<p>On va même jusqu’à mentionner du côté des animateurs que ce n’est pas une histoire pour mousser la vente de billets. </p>
<p>En partageant cette entrevue sur Facebook, Jacques écrit:</p>
<p>« Hier soir le fils des British Bulldogs m’a envoyé un autre message d’intimidation dans une interview  Pas fort »</p>
<p>Puis, arrive la fille de Dynamite Kid, Bronwyne.</p>
<p>Née en 1984, elle était tout aussi jeune que Harry lorsque les événements impliquants son père sont survenus. À noter que les deux British Bulldogs sont maintenant décédés. </p>
<p>Quelques jours après avoir fait une publication dans laquelle il explique avoir rencontré Bronwyne pour la première fois et comment le tout l’avait touché lorsqu’elle lui a dit qu’elle lui pardonnait, un message que j’ai moi-même trouvé touchant, voici que Rougeau partage une vidéo de cette dernière. </p>
<p>Rougeau écrit : « WOW  La fille du British Bulldog ( DYNAMITE KID ) dit qu’elle ne veut pas manquer ce que me réserve HARRY SMITH le fils de l’autre BULLDOG »</p>
<p>Et finalement, Jacques partage une dernière vidéo cette semaine.</p>
<p>« WOW  Je viens de recevoir ce message de DIANA HART (la mère du British Bulldog HARRY SMITH) qui sera contre moi dans le ROYAL RUMBLE le 30 mai prochain à Gatineau qui m’a fait de l’intimidation récemment »</p>
<p>Maintenant que je vous ai exposé les faits, je vous laisse un moment pour vous faire votre propre opinion de la situation. </p>
<p>C’est fait?</p>
<p>Voici maintenant ce que j’en pense. </p>
<p><strong>Mon opinion : c’est de très mauvais goût!</strong><br />
Lorsque Harry dit que Jacques mentionne l’intimidation qu’il a subie dans des entrevues, le problème est que Jacques ne l’a pas juste mentionné dans des entrevues, mais aussi dans des écoles, à des jeunes. </p>
<p>Et c’est là que je trouve ça troublant. </p>
<p>Le « build » de l’histoire comme on dit dans notre jargon, la façon de mousser le match si vous voulez est basée sur l’intimidation qu’a réellement subie Jacques. Ce que Jacques a subi à la WWF aux mains des Bulldogs est vrai. Ce n’est pas une histoire de lutte. C’est une vraie situation d’intimidation qui s’est soldée par une vraie bagarre.</p>
<p>De plus, les conférences que Jacques a faites sont réelles. Les jeunes qu’il a inspirés sont bien réels aussi. </p>
<p>C’est une histoire qui aurait peut-être fonctionné dans les années 1980, peut-être même dans les années 1990 ou début 2000 pendant l’ère Attitude. Mais on est rendu ailleurs maintenant. </p>
<p>Sincèrement, je trouve ça de mauvais goût. De très mauvais goût. Sur la ligne d’être dégueulasse. </p>
<p><strong>Utiliser l’intimidation pour vendre des billets</strong><br />
Il faut aussi comprendre que Jacques a trois comptes Facebook : « Jacques the Mountie Rougeau » « Jacques Rougeau – Officiel » et « Jacques Rougeau ». Le premier a environ 1 200 abonnés, le deuxième 4 000 et le troisième, 27 000. </p>
<p>Et bien évidemment, Jacques partage tout ça autant sur sa page officielle, sur celle de son personnage et sur sa page personnelle, la même page qu’il utilise pour partager ses conférences et les articles de journaux qui mentionnent qu’il lutte contre l’intimidation. Parce qu’elle a plus d’abonnés, donc un plus grand potentiel de vendre des billets. </p>
<p>Je ne pourrai jamais endosser, de qui que ce soit, qu’on se serve d’une telle situation pour mousser un match et vendre des billets. Il y a une limite à ne pas dépasser. Je ne suis aucunement woke, mais ce que Jacques fait en ce moment ne lève pas le voile sur l’intimidation comme RBO avait pu faire à l’époque avec son sketch sur le hockey des aveugles. </p>
<p>Il n’y a pas de deuxième degré. Le seul but en ce moment est de vendre des billets. </p>
<p>Vous allez me dire que la finalité de ce scénario est sûrement une réconciliation entre Harry et Jacques, probablement après que Jacques ait éliminé Harry de la bataille royale. </p>
<p>Probable. Mais il sera déjà trop tard. </p>
<p><div id="attachment_115497" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/02/bulldog-2.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2026/02/bulldog-2-200x300.jpeg" alt="On mousse un match qui n&#039;est pas supposé être sur la carte  crédit: Facebook Jacques Rougeau" width="200" height="300" class="size-medium wp-image-115497" /></a><p class="wp-caption-text">On mousse un match qui n&#8217;est pas supposé être sur la carte  crédit: Facebook Jacques Rougeau</p></div>Rougeau mousse tellement l’histoire qu’il partage des montages, qui semblent avoir été fait par l’intelligence artificielle, et sur lesquelles ont fait référence à un match entre Harry et Jacques. Pourtant, la page de la GPW mentionne toujours une bataille royale. </p>
<p><strong>Pire que des coups de chaises</strong><br />
En utilisation un réel cas d’intimidation dans une histoire de lutte, Jacques va créer des doutes dans la façon que certaines personnes vont interpréter ce qu’il lui est arrivé. </p>
<p>Était-ce vraiment de l’intimidation ou juste une histoire pour vendre des conférences? Vous comprenez? </p>
<p>De plus, ça envoie plusieurs mauvais messages. </p>
<p>Que l’intimidation se transmet de père en fils, que la seule façon de régler le cas d’un intimidateur est par la violence et que c’est correct d’utiliser l’intimidation à des fins d’avidité et de gourmandise pécuniers. </p>
<p>Pour un homme qui a passé les 25 dernières années à critiquer Vince McMahon et sa façon de promouvoir la lutte professionnelle, ce que Rougeau fait ici est bien pire que les coups de pieds, coups de poings ou des coups de chaises qu’il interdisait dans ses défunts spectacles de lutte familiale. </p>
<p>Galas familiaux que la GPW s’est aussi vantée de faire. </p>
<p><strong>Les conséquences : fini les conférences</strong><br />
Être directeur d’école, je ne laisserais plus Jacques faire une conférence dans mes classes. </p>
<p>Être un élève qui a été inspiré par les discours anti-intimidation de Jacques, je me sentirais trahi et floué. </p>
<p>Être un journaliste qui a écrit sur ses conférences, je ne lui donnerais plus une seule page pour en parler. </p>
<p>Être un commanditaire de l’événement, je m’en dissocierais rapidement. </p>
<p>Être un lutteur, je me retirerais de l’événement. </p>
<p>Et être fan de lutte, je boycotterais le spectacle. </p>
<p>Ce qui est dommage, parce que c’est la quatrième année que la GPW travaille d’arrache-pied à l’organisation de cette soirée au centre Slush Puppie. Ça fait trois ans que l’événement est un succès et pour la première fois, il y a une controverse trois mois avant le spectacle. </p>
<p>En toute transparence, je connais personnellement Donnie, Jimmy, Harry, Diana et les autres actionnaires de la GPW et c’est autant sur eux que sur Jacques. Personne n’aurait dû embarquer là-dedans. </p>
<p>Cela dit, j’ai l’impression que la GPW ne semble pas être autant fan de ce scénario que Jacques. </p>
<p>Aucune des publications dans lesquelles Jacques mentionne avoir subi de l’intimidation d’Harry n’ont été partagées sur la page Facebook de la compagnie. Seule la vidéo de Diana l’a été et dans la publication, on marche clairement sur des œufs. On mentionne qu’il y a une vieille rivalité qui refait surface et que la ligne est mince entre histoire et réalisme, sans toutefois mentionner le mot en « i ». </p>
<p>Le problème? </p>
<p>La page Facebook de la GPW contient six fois moins d’abonner que celle de Rougeau. Ça n’aura donc pas le même impact. </p>
<p>J’ai d’ailleurs tenté d’avoir des réponses plus précises du côté de la GPW, mais on m’a clairement fait savoir qu’on n’avait pas de commentaires à faire à ce sujet. </p>
<p><strong>Y a-t-il une solution?</strong><br />
Cela dit, il reste encore du temps à l’organisation pour rectifier le tout. </p>
<p>Il faudrait commencer par laisser tomber toute référence à l’intimidation. Ensuite, que Jacques et Harry fasse une vidéo disant qu’ils vont combattre le mal ensemble dans la bataille royale.</p>
<p>Puis, on trouve deux antagonistes à Smith et Rougeau pour mousser une histoire dans le match. Et dans celui-ci, Rougeau frappe accidentellement Smith, ce qui lui donne une raison de se tourner contre lui. </p>
<p>Simple, efficace et surtout, aucunement controversé. </p>
<p>Lorsque Rougeau a été annoncé comme actionnaire de la GPW, on m’a assuré du côté de l’organisation qu’il venait surtout apporter de l’aide financière et aider à l’amélioration du spectacle au centre Slush Puppie. </p>
<p>J’avais mes réserves, parce que je sais la place que Jacques va prendre dans une organisation si on lui laisse cet espace. </p>
<p>Est-ce que j’avais raison? GPW, la balle est dans votre camp. </p>
<p><em>crédit photo titre: Instagram Pat Woodbury</em></p>
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		<title>Grosse fin de semaine de lutte à Montréal!</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 23:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis trois ans, on parle de comment la plus grosse fin de semaine de lutte au Québec se déroule en juin, lorsque Golden Opportunity de la NSPW à Québec et Guerre Civile de la GPW à Gatineau s’affrontent et attirent plus de 5 000 amateurs de lutte. Cette année, ce duel n’aura pas lieu, alors [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois ans, on parle de comment la plus grosse fin de semaine de lutte au Québec se déroule en juin, lorsque Golden Opportunity de la NSPW à Québec et Guerre Civile de la GPW à Gatineau s’affrontent et attirent plus de 5 000 amateurs de lutte. </p>
<p>Cette année, ce duel n’aura pas lieu, alors que Golden Opportunity se déroulera le 13 juin et Guerre Civile deux semaines plus tôt, le 30 mai. </p>
<p>Toutefois, le week-end dernier, on a eu droit à ce qui pourrait passer le plus près de ce genre de fin de semaine, le tout à Montréal de surcroît.  </p>
<p>Samedi le 31 janvier, Sans Restriction Chrono, la IWS et les Promotions J/R présentaient toutes les trois un spectacle à l’intérieur d’un périmètre de 20 kilomètres. </p>
<p>Parce que la WWE présentait un spectacle le 24 janvier à Montréal, SRC a dû changer sa date et déplacer son événement au 31 janvier. </p>
<p>Pour plusieurs, c’était annonciateur d’une mauvaise nouvelle parce que deux promotions s’affronteraient à moins de 15 minutes l’une de l’autre. Surtout que la WWE a attiré plus de 21 000 spectateurs au Centre Bell pour SmackDown et SNME. </p>
<p>Aussi, certains talents allaient devoir choisir entre les deux promotions ou encore, lutter deux fois. </p>
<p><strong>Plus de peur que de mal</strong><br />
Mais au terme de ce week-end, les craintes n’étaient pas fondées. </p>
<p>Pour sa rentrée montréalaise au Ausgang Plaza, coin Beaubien et St-Hubert, SRC a fait salle comble avec une foule de 230 amateurs pour Tonnerre Polaire. </p>
<p>Si au départ, Moose, Laredo Kid, Nixon Newell, Cappuccino Jones et Aero Star devaient y être, les trois derniers, pour diverses raisons hors du contrôle de la promotion, ne se sont pas présentés. À la dernière minute, ils ont été remplacés par Jody Threat, Trey Miguel et Mononc St-Jacques. </p>
<p>Une amélioration si vous voulez mon avis. </p>
<p>St-Jacques et Benjamin Tull sont les deux seuls à avoir lutté pour SRC et la IWS. </p>
<p>Parlant de la IWS, ils ont également fait salle comble attirant 350 personnes à leur nouvelle salle, l’Enfer, coin D’Iberville et Mont-Royal, pour Praise the Violence. C’était tellement plein qu’on avait de la difficulté à se déplacer dans la salle. La promotion a même dû refuser des gens à la porte. </p>
<p>Tous les champions ont conservé leurs titres, soit Dante Dubois, Dani Leo et TDT. </p>
<p>Puis, un peu plus à l’est, au Centre Récréatif Édouard-Rivet rue Notre-Dame à Montréal-Est, les Promotions J/R ont attiré 170 personnes pour leur spectacle L’Invasion de l’Est 31. </p>
<p>Jo Roy a perdu son combat face à Jason Gray, étant donc obligé de prendre sa retraite. </p>
<p>Au total, on parle de 750 fans de lutte qui se sont déplacés sur l’île de Montréal &#8211; là où le divertissement ne manque pourtant pas &#8211; bravant le froid et la neige que le mois de janvier nous a apportés. </p>
<p>Ce ne sont peut-être pas 5 000 personnes, mais ça demeure tout de même impressionnant dans les circonstances. </p>
<p><strong>Shayna Baszler et Moose</strong><br />
La IWS en a profité pour annoncer la présence de l’ancienne championne par équipe de la WWE, Shayna Baszler, à son prochain spectacle, le 21 mars, à l’Olympia. </p>
<p>De son côté, SRC a annoncé que son prochain événement, Birthday Bash, se déroulera le 1er mai, de retour au Ausgang Plaza. Pour l’occasion, Moose, qui a défait Benjamin Tull samedi afin de remporter le titre Héritage, défendra la ceinture face à Marko Estrada. </p>
<p>Finalement, les Promotions J/R seront de retour à Montréal-Est le 28 février, elles qui présentent en moyenne un spectacle par mois. </p>
<p>La lutte au Québec, et à Montréal, est en santé. </p>
<p>Qu’on se le dise!</p>
<p><em>crédit photo: Holly Hartlen/Sans Restriction</em></p>
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		<item>
		<title>Le retour de Jacques Rougeau et l’état de la lutte en Outaouais</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 12:57:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Une nouvelle a fait jaser dans le monde de la lutte la semaine dernière. En effet, Jacques Rougeau est maintenant actionnaire de la Gatineau Pro Wrestling (GPW) et fera un retour dans l’arène à l’âge de 65 ans. Qu’est-ce qui se cache derrière cette annonce qui a pu en surprendre plus d’un? Je vais tenter [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une nouvelle a fait jaser dans le monde de la lutte la semaine dernière. En effet, Jacques Rougeau est maintenant actionnaire de la Gatineau Pro Wrestling (GPW) et fera un retour dans l’arène à l’âge de 65 ans.</p>
<p>Qu’est-ce qui se cache derrière cette annonce qui a pu en surprendre plus d’un? </p>
<p>Je vais tenter d’éclaircir cela pour vous. </p>
<p>Le tout a été annoncé en grande pompe lors d’une conférence de presse le 17 septembre dernier au Centre Slush Puppie de Gatineau, confirmant que Guerre Civile VI y aura lieu le 30 mai pour la quatrième année consécutive. Une bonne nouvelle pour les amateurs de lutte en province, alors que pour la première fois en trois ans, le spectacle n’aura pas lieu en même temps que Golden Opportunity XVI, qui lui se déroulera le 13 juin 2026 au Pavillon Guy-Lafleur de Québec. Depuis 2023, ces deux événements attirent le plus de spectateurs sur le circuit indépendant québécois.  </p>
<p>Dans les faits, Rougeau, en compagnie de ses associés Philippe Fortier et Martin Villeneuve, obtient 25% des parts de l’organisation. Les actuels actionnaires, Stéphane Gauthier, Dereick Clément et Martin Villeneuve (un autre, le lutteur Casey « The Crow » Katana), auront dorénavant 25% chacun. </p>
<p>Du côté de la GPW, on m’explique que les actionnaires étaient épuisés. Produire des spectacles tous les mois est une chose, mais le travail derrière celui au Centre Slush Puppie en est une autre. Cela devenait difficile de concilier famille, travail régulier (la lutte ne paie pas les factures) et lutte. La venue de Jacques est vue comme une bénédiction ou presque.  </p>
<p>« Je souhaiterais avoir l&#8217;énergie pour organiser un spectacle dans un aréna chaque année, mais je n&#8217;ai jamais été quelqu&#8217;un qui a ce genre de détermination, avoue Mark Pollesel, le promoteur de C*4, la plus vieille promotion de la région. Et je pense que ce que la GPW fait chaque année avec les spectacles au Centre Slush Puppie mérite d&#8217;être souligné. »</p>
<p>Toutefois, ce n’est pas le rôle que devait avoir Jacques lorsque j’ai entendu parler de son implication pour la première fois. Rougeau devait simplement aider à améliorer le spectacle au Centre Slush Puppie. Il y était en juin dernier et trouvait que certains aspects pouvaient être revus et voulait offrir son expertise aux talents et à la promotion gratuitement, ce que j’avais de la difficulté à croire.</p>
<p>Peu de temps après, il devenait actionnaire.</p>
<p>Cependant, être actionnaire seulement n’aurait pas été suffisant pour faire parler de la promotion dans les médias conventionnels, alors on a aussi profité de cette conférence de presse pour annoncer que Rougeau retournera dans l’arène, lui qui n’a pas lutté depuis 2018. Il fera partie du Royal Rumble Classique Pat Patterson, une bataille royale présentée annuellement à Guerre Civile. Un troisième retour pour celui qui a pris sa retraite en 1994, 2011 et 2018. </p>
<p>C’est d’ailleurs après sa retraite de 2018 que Jacques avait aussi fermé son école de lutte et vendu son arène aux propriétaires de ce qui deviendra la GPW. </p>
<p><strong>La genèse de la GPW et la lutte familiale</strong><br />
À l’époque, Martin Villeneuve, Dereick Clément, Guillaume Charbonneau et Éric Carpentier luttaient tous pour les spectacles de Jacques Rougeau et voyant la retraite de ce dernier arriver, ils lui ont proposé d’acheter son arène, partant avec celle-ci tout de suite après l’événement qui avait lieu au Stade IGA de Montréal. </p>
<p>En conférence de presse, beaucoup d’accent a été mis sur la lutte familiale. Martin Villeneuve (le lutteur) a mentionné que la GPW a un concept de lutte familiale et que Clément (qui lutte sous le nom de Thunder) et lui-même avaient appris à faire des spectacles pour la famille grâce à leurs années passées chez Jacques. </p>
<p>« Bravo à la GPW d’avoir pris mon mandat en 2018, a dit Rougeau. Le fait que vous avez ramassé ce concept-là que j’avais créé pendant 20 ans de temps, des concepts familiaux. Et ils ont réussi ce concept-là eux, sans coups de chaises, sans coups de tables, pas de sang, il n’y a pas de violence. »</p>
<p>À RDS, Rougeau en a ajouté en disant qu’il y a « sept ou huit ans, ils m’avaient demandé la permission d’utiliser mon concept. »</p>
<p>Permettez-moi de rectifier le tir ici.</p>
<p>Les quatre actionnaires originaux n’ont jamais demandé la permission à Jacques pour quoi que ce soit. En fait, ce n’était pas du tout le même concept.</p>
<p>Oui, on voulait offrir un produit davantage axé aux familles. Pas de combats dans la foule, pas de doigts d’honneur, pas de langage ordurier. Par contre, les spectacles de Jacques n’avaient pas de coups de poing, pas de coups de pied et aucune lutte féminine. La GPW ne voulait pas être aussi stricte. </p>
<p>De plus, l’organisation m’a confirmé ce que j’avais vu moi-même, c’est-à-dire qu’elle a déjà utilisé des chaises, des tables et des portes. </p>
<p>D’ailleurs, Rougeau a été invité à aller voir le produit offert par la GPW, et ce, dès les débuts de la promotion en 2018. Cependant, jusqu’à tout récemment, il était réticent parce que ce n’était justement pas le même concept que le sien. </p>
<p>Ce n’est pas ce que Jacques a laissé croire en conférence de presse. </p>
<p>Rougeau a aussi mentionné que dans la lutte d’aujourd’hui « ils font 1000 mouvements dans l’espace de 10 minutes et il n’y a plus rien qui veut dire quelque chose » et que « le gars qui reçoit une savate est debout avant le gars qu’il l’a donné. »</p>
<p>Est-ce qu’il faut donc s’attendre à des matchs plus <em>old school</em> à la GPW? Et si oui, est-ce que ce concept sera uniquement pour le Centre Slush Puppie ou à longueur d’année? </p>
<p>La question se pose. </p>
<p>Parce que même s’il devient actionnaire, on me dit que Rougeau passera l’hiver en Floride et ne sera pas impliqué dans les opérations journalières des spectacles mensuels.</p>
<div id="attachment_113182" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6126.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6126.jpeg" alt="La GPW a annoncé lors d’une conférence de presse que Jacques Rougeau devenait actionnaire de la promotion. crédit: TVC Basse-Lièvre" width="1000" height="562" class="size-full wp-image-113182" /></a><p class="wp-caption-text">La GPW a annoncé lors d’une conférence de presse que Jacques Rougeau devenait actionnaire de la promotion. crédit: TVC Basse-Lièvre</p></div>
<p><strong>Rougeau : incapable de se sortir du monde de la lutte</strong><br />
Est-ce que le tout me surprend? </p>
<p>Pas vraiment.</p>
<p>La faillite de la compagnie de Jacques déclarée en juin dernier est largement attribuable au constat d’échec qu’il faut donner au projet de Lutte Académie. Une super idée à la base, mais très mal exécutée. </p>
<p>Pour la petite histoire, Rougeau a fait les manchettes il y a trois mois alors que sa compagnie, et non lui personnellement, a déclaré faillite pour une somme de 72 383$, dont 40 000$ pour un prêt COVID, 17 500$ à sa conjointe Nathalie Thibodeau, un peu plus de 10 000$ à sa sœur Diane et 4 000$ à lui-même.</p>
<p>La finale de 2022 a obtenu 1 400 visionnements sur YouTube. Celle de 2023, 1 200 et la plus récente, un peu plus de 800, soit 43% de moins que la toute première. Il n’y a jamais vraiment eu un <em>buzz</em> autour du projet et Jacques n’a jamais été capable de monnayer ce concept. </p>
<p>Après la faillite de sa compagnie, il a décidé de mettre ce projet sur la glace. Il n’en a d’ailleurs fait aucune mention dans les différentes entrevues que j’ai écoutées la semaine dernière.</p>
<p>Mais Jacques ne peut rester en dehors du monde de la lutte très longtemps. Tu peux sortir Jacques Rougeau de la lutte, tu ne peux pas sortir la lutte de Jacques Rougeau.</p>
<p>« Les Rougeau, on est une dynastie, on n’a rien fait d’autre dans la vie », a-t-il dit sur les ondes de RDS jeudi dernier. </p>
<p>Pas certain que son oncle Johnny serait content de l’entendre, lui qui a été propriétaire d’un des cabarets les plus courus de son époque et président de la LHJMQ. Pas sûr que son frère Raymond serait content non plus, lui qui est maire de Rawdon depuis quatre ans, qui brigue un nouveau mandat et qui est impliqué en politique depuis plus longtemps qu’il a été lutteur. </p>
<p>Quoiqu’il en soit, il devait se trouver une façon de rester dans le milieu et la GPW <del datetime="2025-09-23T20:48:26+00:00">est tombée dans le panneau</del> l’a accueilli à bras ouverts. </p>
<p><strong>Quel impact aura Jacques sur la scène?</strong><br />
L’annonce du partenariat avec Jacques coïncide curieusement avec celle de son arcade au Colossus de Laval où on peut y gagner une ceinture de lutte autographiée par Jacques. </p>
<p>D’ailleurs, Rougeau a été fidèle à lui-même. </p>
<p>En entrevue au 98.5, l’animateur constatait que la lutte était et est encore populaire au Québec et qu’il y a des spectacles un peu partout en province. À la question « qu’est-ce qui explique ça », voici ce que Rougeau a répondu: </p>
<p>« Absolument. Je sais pas. C’est un cycle de la lutte qui est tellement populaire…pis écoutez, j’aimerais prendre deux secondes pour inviter tout le monde, j’ai un gros événement samedi… »</p>
<p>Et il s’est mis à parler de son arcade. </p>
<p>Ça aurait pourtant été une bonne occasion de parler positivement du circuit indépendant à qui il a fait des mamours pendant des mois lorsqu’il travaillait sur son premier spectacle de Lutte Académie et avec lequel il vient de s’associer.</p>
<p><div id="attachment_113185" style="width: 278px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6127.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6127-268x300.jpeg" alt="Haku, mieux connu au Québec sous le nom de King Tonga, a participé à la bataille royale de la GPW en juin dernier. crédit: Dominic Charette" width="268" height="300" class="size-medium wp-image-113185" /></a><p class="wp-caption-text">Haku, mieux connu au Québec sous le nom de King Tonga, a participé à la bataille royale de la GPW en juin dernier. crédit: Dominic Charette</p></div>Ce sera toujours Rougeau en premier, les autres en deuxième. Et j’espère du fond de mon cœur que les actionnaires de la GPW savent dans quoi ils s’embarquent. Parce que ces derniers ont maintenu de bonnes relations avec la scène au fil des années, que ce soit avec C*4 à Ottawa ou la NSPW à Québec. Ce serait dommage pour eux que l’implication de Jacques vienne changer le tout. </p>
<p>Parce qu’il ne faut pas l’oublier. Tu donnes un pouce à Jacques, il va prendre un pied. </p>
<p>Pensez-y. En quelques semaines, il est passé de venir aider gratuitement, à actionnaire de la promotion! </p>
<p>Est-ce qu’il en sera majoritairement actionnaire bientôt? </p>
<p>La question se pose.</p>
<p>Dans le monde de la lutte, Jacques n’a jamais démontré un désir de s’associer avec d’autres personnes. Et lorsque ça arrivait, il était quand même le seul maître à bord. </p>
<p>En 2003, il avait tenté de travailler avec la Fédération de Lutte Québécoise de l’ancien lutteur Paul Leduc. Son influence était si forte que Leduc avait congédié son scripteur en chef, Philippe Leclair, que Jacques n’aimait pas. Et malgré cela, quelques mois plus tard, cette association venait à terme. </p>
<p>Je peux comprendre les actionnaires de voir en Jacques quelqu’un qui peut leur donner une présence dans les médias et qui peut attirer des amateurs supplémentaires. La seule annonce de son retour combinée à la sortie de son arcade ont donné comme résultat que Jacques a fait le tour de plusieurs médias. Déjà, il parle d’attirer 5 000 personnes le 30 mai prochain, pour un spectacle qui a attiré une moyenne de 3 000 amateurs au cours des trois dernières années. </p>
<p>Il y a cependant un verso à cette médaille. </p>
<p>Plusieurs lutteurs m’ont mentionné, sous le couvert de l’anonymat, qu’ils n’iraient plus à la GPW maintenant que Jacques en fait partie, incluant de gros noms de la lutte au Québec du présent et du passé. </p>
<p>À ce sujet, j’ai même reçu un message de Michael Bisson, scripteur en chef de la NSPW.</p>
<p>« La NSPW ne travaillera jamais de concert avec la GPW tant et aussi longtemps que Jacques Rougeau sera impliqué, m’a-t-il écrit, ajoutant qu’il parlait officiellement au nom de la promotion. Avec cette décision, la GPW a gâché la crédibilité qu&#8217;elle a travaillé si fort à bâtir. »</p>
<p>Est-ce que le positif aura le dessus sur le négatif dans cette association? </p>
<p>La question se pose. Mais visiblement, les autres actionnaires de la GPW, à tort ou à raison, pensent que oui.</p>
<p><strong>Une nouvelle guerre au Québec : les collectionneurs</strong><br />
Il y a également un autre aspect à cette association.</p>
<p><div id="attachment_113170" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6118.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6118-300x274.jpeg" alt="L’un des commentateurs de C*4, Bobby Virtue, avec le Godfather lors de SlamFest, la compétition de Jacques Rougeau maintenant. crédit: Page Facebook de Bobby Virtue " width="300" height="274" class="size-medium wp-image-113170" /></a><p class="wp-caption-text">L’un des commentateurs de C*4, Bobby Virtue, avec le Godfather lors de SlamFest, la compétition de Jacques Rougeau maintenant. crédit: Page Facebook de Bobby Virtue</p></div>Parallèlement à Guerre Civile VI, la GPW présentera Legends Mania, que Jacques n’a pas arrêté d’appeler « Comiccon » en entrevue alors que le tout n’a rien à voir avec cette populaire franchise.</p>
<p>Legends Mania est une convention de lutte dans l’après-midi du spectacle au Centre Slush Puppie, avec plusieurs anciens lutteurs sur place pour signer des autographes et prendre des photos avec les amateurs. En juin dernier, l’organisation a rencontré plusieurs problèmes alors qu’un bon nombre de lutteurs annoncés ne s’est pas présenté. </p>
<p>En s’associant avec Jacques, ils peuvent maintenant compter sur ses contacts et ça se voit à certains noms qui ont été annoncés la semaine dernière : « Hacksaw » Jim Duggan, Koko B. Ware, Jimmy Hart, Jake “The Snake” Roberts, ainsi que son frère Raymond.</p>
<p>Le monde du <em>memorabilia</em> et des collections en lien avec la lutte se développe tranquillement au Québec. </p>
<p>Depuis 2018, Yan O’Cain, Frédérick Poulin et Anthony Tonin s’occupent d’une page Facebook sur le sujet, la Canadian Wrestling Collectors, sur laquelle il y a des encans. Jean-Fançois Leduc et Joe Micozzi sont propriétaires de Live Wrestling Auctions et font des séances de signatures virtuelles et en présentiel depuis un bon nombre d’années. Ils ont d’ailleurs présenté avec succès à Montréal samedi dernier la toute première convention de lutte dans la métropole avec des invités tels que le Godfather, Doink, Paul Roma, Richard Charland, Marc Blondin et plusieurs autres.</p>
<p>Et il y a Legends Mania. Et pour vous dire à quel point Rougeau prend de la place dans sa nouvelle association, il a déjà dit haut et fort qu’il voulait faire un Legends Mania à Montréal et faire concurrence à Leduc et son groupe. Alors que Leduc a pourtant engagé plus d’une fois Rougeau à l’une de ses séances de signatures. </p>
<p>Pourquoi travailler ensemble quand on peut se faire concurrence et surtout, est-ce que le marché est assez fort pour ça? </p>
<p>La question se pose. </p>
<p>Est-ce que Jacques agira dans le monde des collectionneurs de la même manière qu’il a agi avec la lutte au Québec, c’est-à-dire en ignorant ce qui se fait ailleurs? </p>
<p>La question se pose.</p>
<p>Et finalement, est-ce que Jacques agira avec les autres promotions en Outaouais ou au Québec comme il commence à agir avec les collectionneurs? </p>
<p>La question se pose aussi. </p>
<div id="attachment_113167" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_61162.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_61162.jpeg" alt="Evil Uno et Stu Grayson ont grandement contribué au développement de la scène en Outaouais Lutte 07, Mystery Wrestling et The Keep. crédit: AEW" width="1000" height="542" class="size-full wp-image-113167" /></a><p class="wp-caption-text">Evil Uno et Stu Grayson ont grandement contribué au développement de la scène en Outaouais avec Lutte 07, Mystery Wrestling et The Keep. crédit: AEW</p></div>
<p><strong>Est-ce qu’il y a trop de lutte en Outaouais?</strong><br />
L’arrivée de Rougeau avec la GPW m’amène à parler de la scène à Gatineau et à Ottawa.  </p>
<p>Historiquement parlant, la région de l’Outaouais a toujours été contrôlée par un promoteur de Montréal, que ce soit Eddie Quinn, les Rougeau, les Vachon ou Gino Brito. Ce n’est que dans les dernières années qu’elle a commencé à voler de ses propres ailes.</p>
<p>« Bien que Hull/Gatineau ait une longue histoire avec la Lutte Internationale, je ne crois pas que cet héritage soit clair par rapport à l&#8217;état actuel des choses, précise Mark Pollesel. Ottawa, en particulier, était essentiellement une ville de catégorie C pour la WWE à travers les années 1980, et ce, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui. Nous avons une histoire, mais elle n&#8217;est en rien comparable à celle de Montréal ou de Toronto. Et c&#8217;est une partie de l&#8217;identité d&#8217;Ottawa qui a toujours existé. »</p>
<p>En combinant les aires urbaines de Gatineau et Ottawa, on parle actuellement d’une population d’environ 1.8 millions de personnes. C’est le double de la population urbaine de Québec. </p>
<p>Mais s’il n’y a que la NSPW dans la Vieille Capitale, la scène en Outaouais en comprend sept. Il y a la GPW, Lutte 07 et Mystery Wrestling à Gatineau, C*4 et Acclaim à Ottawa, la OWA à Orléans et finalement la PCW, qui produit autant des spectacles à Gatineau qu’à Ottawa. </p>
<p>C*4 est la plus vieille, ayant débuté en 2007 et prenant la place laissée par le départ de la CPW à Gatineau. </p>
<p>La promotion de Mark Polessel et Stephen Gibson est reconnue comme l’une des meilleures au Canada et a aidé à façonner la scène actuelle en Outaouais. Elle attire régulièrement plus de 500 personnes chaque mois et offre des combats de qualités. De plus, leurs spectacles-bénéfices pour amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer est toujours l’un des événements de l’année et a permis d’amasser plus de 700 000$. Au fil des années, elle a vu défiler les Kevin Owens, Sami Zayn, Mike Bailey, Cody Rhodes, MJF, Matt Menard, Sara Del Rey, Kris Statlander et plusieurs autres. </p>
<p>Pour Pollesel, le nombre de promotions grandissant dans la région n’est pas un problème. </p>
<p><div id="attachment_113174" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6120.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/IMG_6120-300x225.jpeg" alt="Junior Benito face à Matt Angel à la C*4. crédit: Jason Barker" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-113174" /></a><p class="wp-caption-text">Junior Benito face à Matt Angel à la C*4. crédit: Jason Barker</p></div>« Je crois que les fans ont une limite de temps et d’argent. Je pense que c&#8217;est très encombré, mais je ressens aussi que les spectacles de qualité se hisseront au sommet. En ce moment, je pense qu&#8217;Acclaim est à guichets fermés à presque tous ses spectacles. Mystery aussi. Nous avons une plus grande capacité et nous sommes presque à guichets fermés aussi. Je suppose que les autres s&#8217;en sortent bien aussi. Égoïstement, j&#8217;aimerais qu&#8217;il n&#8217;y ait pas un spectacle tous les week-ends, mais c’est comme ça à Montréal et dans la région de Toronto. Ottawa et Gatineau comptent moins d’habitants que Toronto ou Montréal, mais jusqu&#8217;à présent, nous avons bien réussi à répondre à notre public sans les submerger. C&#8217;est un équilibre. »</p>
<p>Deux autres importants acteurs de la scène en Outaouais sont Nicolas Dansereau et Marc Dionne. Sous les noms d’Evil Uno et Stu Grayson, ils font partie de l’élite de la lutte québécoise depuis un bon nombre d’années. Ils font équipe depuis presque 20 ans, ont lutté un peu partout en Amérique du Nord et en Europe et bien sûr, on a pu les voir à AEW. Uno y est encore d’ailleurs. </p>
<p>Les deux amis ont commencé à la CPW de Gatineau, alors qu’il n’y avait à l’époque qu’une seule promotion d’importance dans la région. Et en 2018, ils ont ouvert leur école de lutte, The Keep. À ce jour, l’école, qui jouit d’une excellente réputation dans le milieu, a permis à une dizaine de leurs étudiants de débuter leur carrière. Le succès de The Keep n’est pas étranger à l’augmentation de spectacles produits dans la région. </p>
<p>« Je pense que notre école a permis à la scène d’être plus vivante, mentionne Dionne. À chacun des spectacles de lutte en Outaouais, on y retrouve au moins deux de nos élèves. » </p>
<p>De son côté, Dansereau, qui est aussi l’un des trois actionnaires de Mystery Wrestling et de Lutte 07, parle des différents produits présentés par les promotions. Unique en son genre, Mystery Wrestling n’annonce pas d’avance ses matchs et ses lutteurs et lutteuses. Les spectateurs ont des surprises à chaque occasion et ils ne semblent jamais être déçus. </p>
<p>« La plupart des spectacles sont très différents et chacun offre un aspect unique de la lutte. Surtout avec la population de Gatineau et d’Ottawa et la distance entre chaque spectacle, je ne crois pas que c’est trop de lutte pour une région. »</p>
<p>À la GPW, Éric Carpentier a quitté le groupe quelques mois après ses débuts. En 2023, Stéphane Gauthier s&#8217;y est joint, mais en janvier 2024, c&#8217;était au tour de Guillaume Charbonneau de quitter. En juin de la même année, ce dernier débutait sa propre organisation, la PCW. Au mois de mai, il attirait 2 000 personnes au TD Place d&#8217;Ottawa avec la présence de Bret &#8220;The Hitman&#8221; Hart. Et Charbonneau abonde dans le même sens que ses confrères. </p>
<p><div id="attachment_113180" style="width: 262px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/att.864NwKxxAHYoBIoXHP4cdSJ3Abr1aIaJmuRKFgYOF8I.jpeg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/att.864NwKxxAHYoBIoXHP4cdSJ3Abr1aIaJmuRKFgYOF8I-252x300.jpeg" alt="Le promoteur de la PCW, Guillaume Charbonneau, a rendu hommage à Bret Hart devant 2000 spectateurs. crédit: Neurotek" width="252" height="300" class="size-medium wp-image-113180" /></a><p class="wp-caption-text">Le promoteur de la PCW, Guillaume Charbonneau, a rendu hommage à Bret Hart devant 2000 spectateurs crédit: Neurotek</p></div>« Il y a beaucoup d&#8217;amateurs de lutte en Outaouais, précise-t-il. On a chacun notre produit, chacun notre couleur. De mon côté, j&#8217;utilise des talents locaux, mais aussi du Québec et même de Toronto. »</p>
<p>Toutefois, la réalité ne semble pas être la même pour Martin Villeneuve et la GPW. </p>
<p>« Oui, ça commence à en faire beaucoup. C’est plus difficile la vente de billets comparativement à il y a un an ou deux », avoue celui dont la promotion attire environ 300 personnes à Buckingham une fois par mois et environ 500 spectateurs deux fois par année dans le secteur de Hull.</p>
<p>Après 18 ans, Pollesel sait ce qu’il faut faire pour connaître du succès à long terme. </p>
<p>« Il y a une promotion qui a fait ses débuts quelques mois avant nous et qui a attiré 5 000 personnes dans un aréna local, se souvient-il. Mais un an plus tard, elle ne pouvait pas attirer 200 spectateurs. La constance et la qualité sont importantes. Et ça a toujours été mon objectif. »</p>
<p>Bien aimé dans le milieu, Pollesel ne voit pas nécessairement d’un mauvais œil l’arrivée d’un Jacques Rougeau avec la GPW. </p>
<p>« J’aime beaucoup Mystery Wrestling. Je considère Uno comme l’un de mes meilleurs amis. Et comme nous, ils se concentrent à développer leur réputation à travers le produit qu’ils présentent. Pour ce qui est de la GPW, je pense que la famille Rougeau a le statut de légende au Québec. Et si la GPW est heureuse de travailler avec Jacques, alors tant mieux pour elle. »</p>
<p>S’il y a une conclusion à en tirer, c’est que la scène en Outaouais n’a jamais autant bourgeonné et est devenue l’un des marchés de lutte indépendante les plus importants dans l’est du pays avec Montréal, Québec et Toronto. Et seul l’avenir nous dira le réel impact du retour de Jacques Rougeau dans le monde de la lutte québécoise.</p>
<p><em>crédit photo couverture: Dominic Charette<br />
</em></p>
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		<title>Cody Rhodes domine (encore) le PWI 500</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 14:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le réputé magazine américain Pro Wrestling Illustrated a publié aujourd’hui sa liste des 500 meilleurs lutteurs au monde. Comme c’est le cas depuis quelques années, certaines lutteuses, qui luttent plus régulièrement contre des hommes, en font également parties. Les règles sont les suivantes: un lutteur doit avoir pris part à au moins 10 matchs en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le réputé magazine américain Pro Wrestling Illustrated a publié aujourd’hui sa liste des 500 meilleurs lutteurs au monde. Comme c’est le cas depuis quelques années, certaines lutteuses, qui luttent plus régulièrement contre des hommes, en font également parties.</p>
<p>Les règles sont les suivantes: un lutteur doit avoir pris part à au moins 10 matchs en simple entre le 1er août 2024 et le 31 juillet 2025, ou bien, il doit avoir eu au moins 6 matchs en simple sur une période de 6 mois afin de se qualifier.</p>
<p>C’est la raison pour laquelle Roman Reigns (3 matchs en simple) ou John Cena (6 matchs en simple) n’y sont pas cette année.</p>
<p>Également, pour la première fois en 20 ans, le Québécois Kevin Owens ne s’y trouve pas. Ce dernier a bel et bien plus de 10 matchs en simple (12 pour être plus exact), mais a eu une fiche de 5 victoires contre 7 revers en simple et n’a pas lutté depuis le 1er mars.</p>
<p>Ensuite, les critères sont les suivants:</p>
<p>• Le succès dans l’arène: victoires, défaites, tournois, etc.<br />
• L’influence: la visibilité et le prestige à l’intérieur d’une promotion ou de l’industrie<br />
• Les habiletés techniques: la qualité des manœuvres, des matchs et de la psychologie dans l’arène<br />
• La compétition: avoir du succès contre la plus variée et la plus haute qualité d’adversaires</p>
<p>Voici donc le top 10 de 2025:</p>
<p>1-Cody Rhodes<br />
2-Jon Moxley<br />
3-Gunther<br />
4-Adam Page<br />
5-Hirooki Goto<br />
6-Jey Uso<br />
7-Swerve Strickland<br />
8-Seth Rollins<br />
9-Mistico<br />
10-Will Ospreay</p>
<p>Cody Rhodes trône au sommet pour une deuxième année consécutive. Il s’agit de la quatrième fois seulement que cela survient après John Cena (2006-2007), Steve Austin (1998-1999) et Bret Hart (1993-1994).</p>
<p><strong>Records pour Sami Zayn et Kristara</strong><br />
Pour ce qui est du Québec, un total de 10 Québécois.es en fait partie cette année, une personne de moins que l’an dernier.</p>
<p>76-Mike Bailey<br />
105-Sami Zayn<br />
212-PCO<br />
244-Kristara<br />
297-Evil Uno<br />
308-Michel Plante<br />
416-Stu Grayson<br />
421-Benjamin Tull<br />
428-Pee Wee<br />
462-Loue O’Farrell</p>
<p>Il s’agit d’une 20e année consécutive pour Sami Zayn dans le PWI 500. Et avec l’absence de KO, il devient le nouveau recordman québécois à ce chapitre.</p>
<p>On a un autre record. Avec son championnat mondial de la IWS et le titre Junior Heavyweight de la NSPW, Kristara devient la Québécoise avec le meilleur classement en carrière, devançant Luna Vachon et LuFisto.</p>
<p>Il s’agit d’une première fois pour Michel Plante et d’une première fois depuis 2011 pour Pee Wee.</p>
<p>À noter que le lutteur d’Ottawa Junior Benito, qu’on peut souvent voir au Québec, a terminé au 197e rang.</p>
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		<item>
		<title>Le SlamFest, une première convention de lutte à Montréal</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 08:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alain Bérubé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Les conventions de lutte sont l&#8217;occasion pour bien des fans, à travers le monde, de rencontrer des légendes du ring en plus de vivre des moments de nostalgie unique. Jean-François Leduc, un grand passionné de lutte &#8211; qui a notamment incarné le lutteur Firestorm &#8211; a donc décidé de mettre sur pied le SlamFest, une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les conventions de lutte sont l&#8217;occasion pour bien des fans, à travers le monde, de rencontrer des légendes du ring en plus de vivre des moments de nostalgie unique.</p>
<p>Jean-François Leduc, un grand passionné de lutte &#8211; qui a notamment incarné le lutteur Firestorm &#8211; a donc décidé de mettre sur pied le SlamFest, une première à Montréal.</p>
<p>L&#8217;hôtel Ruby Foo&#8217;s, situé au 7655, boulevard Décarie, accueillera le SlamFest ce samedi 20 septembre, de 9h30 à 15h30.</p>
<p>Plusieurs personnalités qui ont marqué l&#8217;histoire de la lutte seront sur place. </p>
<p>Et la liste est impressionnante: Papa Shango/The Godfather, Barry Windham, The Godwinns, Richard Charland, les clowns Doink et Dink, Bruce Hart, Paul Roma, Mario Mancini, Lufisto, Carl Leduc&#8230; et encore plus!</p>
<p>&#8220;Je tenais à ce que Montréal, une ville qui est reconnue dans le milieu de la lutte pour la passion de ses fans, puisse avoir un tel événement. J&#8217;ai pu compter sur l&#8217;appui de plusieurs collaborateurs afin de mettre sur pied le SlamFest et ce sera toute une journée!&#8221;, promet Jean-François Leduc, qui a le soutien de Captain&#8217;s Corner et de Live Wrestling Auctions.</p>
<p>Comme toutes les conventions de lutte, les articles à l&#8217;effigie des lutteurs seront nombeux. Figurines, revues, t-shirts, DVD&#8230; de quoi raviver la flamme des fans de longue date.</p>
<p>&#8220;L&#8217;engouement pour de tels rassemblements est entre autres très fort aux États-Unis. Je connais bien le monde des conventions de lutte et je vous promets que les visiteurs ne seront vraiment pas déçus!&#8221;, déclare Jean-François Leduc.</p>
<p>Ce dernier est fier de mentionner que le coût d&#8217;entrée est très abordable, soit 25 $. </p>
<p>Il souhaite ainsi qu&#8217;un plus grand nombre de visiteurs se donnent rendez-vous au SlamFest. </p>
<p>&#8220;Il y a également un forfait deluxe à 40 $. Et de plus, pour 140 $, vous pourrez souper avec The Godwinns et The Godfathers le 19 septembre (ce soir). C&#8217;est vraiment de bons prix par rapport à ce qui se fait dans les conventions américaines. Et la salle qui accueillera le SlamFest est vraiment magnifique&#8221;, clame-t-il.</p>
<p>Jean-François Leduc affirme que le SlamFest, qui permettra d&#8217;obtenir des autographes et de prendre des photos de ces légendes du ring, sera une expérience unique.</p>
<p>&#8220;Préparez-vous à vivre une journée pleine d&#8217;émotions, de nostalgie et d&#8217;émotions fortes en rencontrant vos héros de la lutte en personne. Ne manquez pas cette occasion de vous rapprocher des athlètes qui ont inspiré des générations entières&#8221;, clame-t-il.</p>
<p>Pour se procurer des billets et en savoir plus: www.slamfest.ca.</p>
<p><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/slamfest.jpg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/09/slamfest-198x300.jpg" alt="slamfest" width="198" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-113069" /></a></p>
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		<title>Les Rougeau contre les Garvin: 40 ans déjà</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 19:21:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 26 août 1985, les frères Jacques et Raymond Rougeau affrontent les «frères» Jimmy et Ronnie Garvin dans l’un des matchs les plus mémorables des années 1980 à Montréal. Ce match est non seulement le point culminant d’une des meilleures rivalités de l’histoire de la lutte québécoise, mais le spectacle dans son entier jettera les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 août 1985, les frères Jacques et Raymond Rougeau affrontent les «frères» Jimmy et Ronnie Garvin dans l’un des matchs les plus mémorables des années 1980 à Montréal. </p>
<p>Ce match est non seulement le point culminant d’une des meilleures rivalités de l’histoire de la lutte québécoise, mais le spectacle dans son entier jettera les bases du futur de la lutte au Québec et de la relation entre la province et la WWE, alors qu’il s’agit aussi de sa première présence en sol montréalais.</p>
<p>Apprenez tous les dessous de ce match, cette rivalité, de même que sur l’arrivée de la WWE dans la métropole en <a href="https://www.tvasports.ca/2025/08/26/les-garvin-contre-les-rougeau--40-ans-deja" rel="noopener" target="_blank">cliquant juste ici.</a></p>
<p><em>crédit photo: Linda Boucher</em> </p>
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		<title>Soir de fête au Centre Bell</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2025 10:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était soir de fête au Centre Bell vendredi pour la présentation de SmackDown. John Cena a lutté. Sami Zayn aussi. Et on a eu droit à un gâteau en plus! Voici mon résumé de cette soirée! crédit photo: WWE]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C’était soir de fête au Centre Bell vendredi pour la présentation de SmackDown. </p>
<p>John Cena a lutté. Sami Zayn aussi. Et on a eu droit à un gâteau en plus! </p>
<p>Voici <a href="https://www.tvasports.ca/2025/08/09/soir-de-fete-au-centre-bell" rel="noopener" target="_blank"> mon résumé de cette soirée!</a></p>
<p><em>crédit photo: WWE</em></p>
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		<title>La faillite de l&#8217;entreprise de Jacques Rougeau: on rectifie le tir</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 15:12:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Journal de Montréal nous apprend ce matin que l’entreprise de l’ancien lutteur Jacques Rougeau a fait faillite le mois dernier. Les chiffres du syndic exposent des dettes de 72 383$, dont 40 000$ pour un prêt COVID non remboursé. « Ça m’a coûté 15 000$ de mes poches, il y a trois ans, puis [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le Journal de Montréal nous apprend ce matin que l’entreprise de l’ancien lutteur Jacques Rougeau a fait faillite le mois dernier. </p>
<p>Les chiffres du syndic exposent des dettes de 72 383$, dont 40 000$ pour un prêt COVID non remboursé. </p>
<p>« Ça m’a coûté 15 000$ de mes poches, il y a trois ans, puis l’an passé, ça m’a coûté 20 000$ de mes poches », a raconté Jacques Rougeau au Journal, en parlant de ses spectacles sous la bannière de Lutte Académie. </p>
<p><strong>Ce que l’article ne dit pas</strong><br />
À la lecture de l’article, trois questionnements, erreurs ou omissions majeurs en ressortent et il est important de rectifier le tir sur ceux-ci. </p>
<p>L’article mentionne que « le couple avait été fragilisé par la fermeture des salles de spectacle, en 2020. »</p>
<p>Pourtant, le premier <em>Lutte Académi</em>e n&#8217;a vu le jour qu&#8217;en 2022 et la chronologie des événements va à l&#8217;encontre de cette affirmation. </p>
<p>Rougeau a pris sa plus récente retraite et a fermé son école de lutte en 2018. Après avoir vendu sa maison à la fin de l’année, Rougeau et sa conjointe ont par la suite beaucoup voyagé. Après avoir passé le début de l&#8217;année en Floride, le couple a fait le tour des États-Unis en Winnebago de novembre 2019 à mars 2020. En septembre 2020, Rougeau a débuté une série de balados alors qu’il invitait des personnalités chez lui pour les tournages. Et ce n’est qu’à l’été 2021 qu’il a commencé à faire des mamours à la scène locale en prévision d’un éventuel <em>Lutte Académie</em>. </p>
<p>Très peu de dates de spectacles ont donc été partagées sur sa page Facebook en 2019 et aucune date n&#8217;avait encore été annoncée pour 2020. Alors non seulement on semble lier ce prêt au projet de <em>Lutte Académie</em>, mais mis à part quelques conférences humoristiques ici et là depuis sa retraite, ainsi que des conférences dans les écoles qu&#8217;il donne bénévolement de toute manière, je m’explique mal comment la fermeture des salles de spectacle a pu « fragiliser » l’entreprise. Au contraire, Jacques semblait profiter pleinement de la retraite. </p>
<p><strong>Est-ce qu’il a vraiment dit 20 000 billets?</strong><br />
À moins que ce soit une erreur de frappe du journaliste, on vient de vivre le comble de l’exagération de la part de Jacques, ce qui n’est pas peu dire. </p>
<p>En effet, à la toute fin de l’article, le journaliste cite Rougeau. </p>
<p>« J’ai vendu 20 000 billets le mois dernier pour mon show au Centre Leonardo Da Vinci. »</p>
<p>Combien? 20 000? Pas 2 000 là? Et au Centre Leonardo Da Vinci de St-Léonard? Pas au Centre Bell ou Vidéotron là?</p>
<p>Une simple vérification nous permet de réaliser que la salle dans laquelle Rougeau a présenté son spectacle <em>C’est qui l’boss?</em> le 22 juin dernier contient 526 sièges. Ce fut sa seule représentation dans cette salle. </p>
<p>Vingt mille personnes, pour 526 sièges, on parle quand même de 38 personnes empiler les unes par-dessus les autres…par siège!</p>
<p>Trêve de plaisanteries, c’est aussi à cette salle de spectacle qu’ont été présentés les quatre événements de <em>Lutte Académie</em> en 2024. Si on tient pour acquis qu’il a vendu tous les billets pour ces spectacles, ce qui n’a pas été le cas, on parle de 2 630 billets. </p>
<p>En fait, il aurait fallu faire 38 salles combles à la salle Leonardo Da Vinci pour arriver à 20 000 billets. </p>
<p><strong>En réponse à cet article, Jacques Rougeau a répondu «  Le journaliste a fait une erreur, désolé, nous avons vendus (sic) Nathalie et moi $25,000 de billets, c’est ce que je lui avais dis (sic). »</p>
<p>Pourtant, à 40$ le billet, il faudrait vendre 625 billets pour arriver à des recettes de 25 000$. Je rappelle que la salle ne contient que 526 places. La salle de spectacle est liée par la confidentialité et ne pouvait pas me dire le nombre de billets vendus lorsque j’ai tenté de me renseigner. </p>
<p>Toutefois, j’ai parlé à deux personnes du milieu artistique québécois qui étaient présentes. Une me dit que c’était « pas mal plein » alors que l’autre me dit qu’il y avait du monde, mais qu’il y avait aussi des sièges vides. La veille de son spectacle, Jacques publiait sur Facebook qu’il ne restait que quelques billets, alors qu’à 16h15 la journée de son spectacle qui débutait à 19h, il disait qu’il restait environ 20 billets. Aucune photo de la salle remplie n’a été publiée et aucune mention qu’il s’agissait d’un spectacle à guichet fermé.  </p>
<p>Encore une fois, difficile d’avoir la vérité dans tout ça. </strong></p>
<p><strong>Peu de soutien au Québec</strong><br />
Et finalement, lorsque Jacques mentionne que « ces lutteurs venus d’un océan à l’autre coûtaient cher en billets d’avion et en hôtels », en parlant des lutteurs et lutteuses qui se sont inscrits à <em>Lutte Académie</em>, ce qu’on ne mentionne pas c’est que Jacques avait presque été forcé d’aller voir du côté du Canada anglais pour son concours, étant donné la faible participation des lutteurs québécois à son projet. </p>
<p><strong>Rougeau a d&#8217;ailleurs déclaré sur les ondes de LCN qu&#8217;il a « une visibilité mondiale à cause de ma notoriété. J’suis vu dans tous les podcasts à travers de la planète, suivi en Australie, en Europe, au Japon, suivi partout. Alors je leur donne une belle visibilité, mais ça coûte cher. »</strong></p>
<p>D’ailleurs, pour plusieurs de ces lutteurs et lutteuses, le seul fait de se faire payer un voyage à Montréal valait le déplacement.</p>
<p>Malheureusement pour le concept, la réputation de Rougeau l’a toujours précédé et la scène locale québécoise était bien au fait de celle-ci. </p>
<p>Pour les intéressés, voici <a href="https://www.journaldemontreal.com/2025/07/08/jacques-rougeau-faillite-cancer-et-retour-au-ring#:~:text=L'entreprise%20cr%C3%A9%C3%A9e%20par%20Jacques,a%20achev%C3%A9%2C%20dit%2Dil" rel="noopener" target="_blank">le lien de l’article </a>. </p>
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		<title>Georges Chevalier : traverser l&#8217;Atlantique pour réaliser son rêve</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2025 12:08:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Alain Bérubé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Fan de lutte depuis son enfance, Thibault Chevalier rêvait, dans sa France natale, de faire carrière dans le ring en Amérique du Nord. En 2022, il donne un coup de barre et traverse l&#8217;océan Atlantique afin de vivre au Québec et ainsi se rapprocher de son objectif. Durant la pandémie, soit en 2020, Thibault &#8211; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Fan de lutte depuis son enfance, Thibault Chevalier rêvait, dans sa France natale, de faire carrière dans le ring en Amérique du Nord. En 2022, il donne un coup de barre et traverse l&#8217;océan Atlantique afin de vivre au Québec et ainsi se rapprocher de son objectif.</p>
<p>Durant la pandémie, soit en 2020, Thibault &#8211; mieux connu sous le nom de Georges Chevalier auprès des fans de lutte &#8211; tente sa chance dans le ring à la suite d&#8217;un séminaire. Celui qui avait déjà comme idoles plusieurs grands noms du &#8220;catch&#8221; a attrapé la piqûre pour de bon.</p>
<p>&#8220;Il y a plusieurs années, en France, on pouvait regarder quelques émissions à la télévision, mais ce n&#8217;était pas en version intégrale. Mais avec le temps, la lutte a gagné en popularité et en visibilité. Et je rêvais moi-même de faire partie de ce monde&#8221;, confie-t-il.</p>
<p>C&#8217;est en avril 2023 que Thibault décide de faire le saut au Québec, alors qu&#8217;il ne connaissait personne là-bas.</p>
<p>&#8220;C&#8217;était pour moi un moyen de me donner un coup de pied au derrière. Et c&#8217;est vraiment pour la lutte que j&#8217;ai pris cette décision&#8221;, affirme-t-il.</p>
<p>Une convention de lutte en France, en 2010, l&#8217;avait d&#8217;ailleurs convaincu que le Québec était la &#8220;terre promise&#8221;.</p>
<p>&#8220;Lors de cette convention, il y avait entre autres Rene Dupree, Jean Brassard et Raymond Rougeau, qui portait un chandail de la TOW. J&#8217;ai beaucoup discuté avec M. Rougeau, qui m&#8217;a parlé de cette promotion de lutte. Je me suis renseigné sur la TOW et sur quelques sites sur la lutte québécoise. Partir au Québec, c&#8217;est donc en grande partie à cause de Raymond Rougeau&#8221;, confie Thibault Chevalier.</p>
<p>C&#8217;est à Drummondville qu&#8217;il démarre sa nouvelle vie, en restauration rapide. Trouvant en plus l&#8217;amour dans sa nouvelle vie, il assure que ce choix de ville est parfait pour lui.</p>
<p>&#8220;On est au centre du Québec, à proximité de plusieurs grandes villes. Ça m&#8217;a d&#8217;ailleurs aidé depuis mes débuts comme lutteur, étant près de Sherbrooke, Drummondville et Granby. Mais je me suis tout de même rendu au Saguenay et au Nouveau-Brunswick&#8221;, dit-il.</p>
<p>Après avoir suivi un entraînement de circonstance et collaboré comme photographe à la ALE &#8211; en plus d&#8217;avoir participé à un combat royal à la GEW -, Thibault a fait ses débuts officiels en solo à Weedon à l&#8217;été 2024, à la suite d&#8217;une invitation de Kevin Turmel, alias Viper. Il a alors affronté Carlos Gonzales, un lutteur d&#8217;expérience.</p>
<p>&#8220;Je me suis limité à ce que je pouvais alors accomplir dans le ring et ça s&#8217;est très bien déroulé. Et je me suis bien amusé au micro, ce qui est une grande force pour moi&#8221;, raconte-t-il.</p>
<p>Une rencontre avec Valérie Lefebvre, propriétaire de la NBW 2.0 à Drummondville, lui a ensuite permis d&#8217;ouvrir d&#8217;autres portes. </p>
<p>&#8220;Je me suis fait connaître peu à peu, que ça soit par exemple comme photographe ou pour monter le ring, en démontrant ainsi ma passion pour la lutte. Il faut commencer en bas de l&#8217;échelle et être bienveillant&#8221;, soutient-il.</p>
<p>Thibault peaufine peu à peu son personnage de Français arrogant&#8230; avec la baguette de pain en prime. Et ça marche!</p>
<p>&#8220;Je me suis amusé à chanter dans certaines promos, entre autres en reprenant des classiques québécois&#8221;, mentionne-t-il en souriant.</p>
<p>Son personnage de Georges Chevalier prend du galon et s&#8217;impose notamment au sein de la ALE, alors qu&#8217;il remporte le titre sherbrookois. Lors d&#8217;un voyage dans son pays natal, il apporte fièrement sa ceinture avec lui et comme il aime le scander&#8230; son heure de gloire est alors arrivée!</p>
<p>&#8220;J&#8217;ai pu lutter lors d&#8217;un gala à Orléans, avec mon personnage, mais en tant que favori du public. Ce fut une surprise très agréable de pouvoir lutter en France!&#8221;, affirme-t-il.</p>
<p>Thibault est très ouvert à lutter au sein d&#8217;autres compagnies, comme le prouve ses huit heures de route pour oeuvrer dans un ring au Nouveau-Brunswick. </p>
<p>Il misera notamment sur ses talents oratoires afin de sortir du lot.</p>
<p>&#8220;Une des mes inspirations est LA Knight, à la WWE, avec sa belle présence au micro et comme lutteur. The Miz m&#8217;a aussi grandement influencé. Ça prend des vilains de ce genre pour créer de bonnes histoires&#8221;, allègue-t-il.</p>
<p>Pour l&#8217;été qui arrive, Thibault prendra ça en douceur. On le reverra notamment à Weedon.</p>
<p>&#8220;Je vais essayer quelques trucs lors de <em>spot shows</em>, mais j&#8217;en profiterai aussi pour m&#8217;entraîner et lancer une collection de t-shirts. Et je rencontre toujours avec plaisir les fans, même si je suis méchant dans le ring. J&#8217;ai une belle interaction avec les spectateurs, dont la gang d&#8217;étudiants de l&#8217;Université de Sherbrooke qui m&#8217;ont réellement adopté! Ce sont pour tous ces gens que je suis dans le ring, peu importe leur âge. La lutte, c&#8217;est de l&#8217;émotion&#8221;, établit-il.</p>
<p>Quant à l&#8217;avenir, Thibault Chevalier prend ça une étape à la fois.</p>
<p>&#8220;Les grandes compagnies ont des standards et ça prend alors un investissement financier pour y arriver. Je suis conscient de ce que je peux apporter et surtout de ce que je dois améliorer. Mais je vais travailler fort pour y arriver. Et si c&#8217;est sur le circuit indépendant, ce sera aussi très bien. On verra bien, rien n&#8217;arrive par accident&#8221;, conclut-il.</p>
<p><em>On pourra voir Georges Chevalier ce soir (3 mai), lors du gala Apogée de la ALE, au Cégep de Sherbrooke, alors qu&#8217;il affrontera Bobby Fashion dans une cage.</em></p>
<p><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1051.jpg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/05/IMG_1051-300x300.jpg" alt="IMG_1051" width="300" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-110700" /></a></p>
<p><a href="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/05/DSC04334.jpg"><img src="http://lutte.quebec/wp-content/uploads/2025/05/DSC04334-168x300.jpg" alt="DSC04334" width="168" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-110702" /></a></p>
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		<title>Le meilleur Raw d’après WrestleMania de tous les temps!</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 16:33:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lutte Québec]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre collègue et expert Pat Laprade nous revient avec son dernier texte en lien avec WrestleMania. Il nous parle de son appréciation du Raw d’après WrestleMania. « Les attentes sont souvent élevées pour le Raw d’après WrestleMania. Il est donc rare qu’il coche toutes les cases. Mais lundi soir, Paul «Triple H» Levesque y est arrivé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre collègue et expert Pat Laprade nous revient avec son dernier texte en lien avec WrestleMania. </p>
<p>Il nous parle de son appréciation du Raw d’après WrestleMania. </p>
<p>« Les attentes sont souvent élevées pour le Raw d’après WrestleMania. Il est donc rare qu’il coche toutes les cases. Mais lundi soir,  Paul «Triple H» Levesque y est arrivé et a présenté le meilleur Raw d’après WrestleMania de l’histoire! »</p>
<p>Vous pouvez lire le reste de ses impressions en <a href="https://www.tvasports.ca/2025/04/22/wwe--le-meilleur-raw-dapres-wrestlemania-de-tous-les-temps" target="_blank">cliquant ici.</a></p>
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		<title>John Cena a tenu sa promesse</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 16:13:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lutte Québec]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre collègue et expert Pat Laprade y va d’une analyse peut-être peu populaire, mais qui, lorsqu’on prend la peine d’y réfléchir, a bien du sens! « Un finale en deçà des attentes. Une intervention de Travis Scott. Après la fin de WrestleMania, je me suis rappelé que John Cena avait promis de ruiner la lutte. Et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre collègue et expert Pat Laprade y va d’une analyse peut-être peu populaire, mais qui, lorsqu’on prend la peine d’y réfléchir, a bien du sens!</p>
<p>« Un finale en deçà des attentes. Une intervention de Travis Scott. Après la fin de WrestleMania, je me suis rappelé que John Cena avait promis de ruiner la lutte. Et si c’était ça l’histoire? Si John Cena avait tout simplement…tenu sa promesse? »</p>
<p>Un texte fort intéressant, que vous pouvez lire en <a href="https://www.tvasports.ca/2025/04/21/john-cena-a-tenu-sa-promesse" target="_blank">cliquant ici.</a></p>
<p><em>crédit photo: site web de la WWE</em></p>
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		<title>Donnez un Oscar à Paul Heyman!</title>
		<link>https://lutte.quebec/chroniques/donnez-un-oscar-a-paul-heyman/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Apr 2025 18:41:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lutte Québec]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre collègue et expert Pat Laprade y va de son appréciation de la première soirée de WrestleMania. Il a particulièrement aimé le jeu d’acteur de Paul Heyman. « Même si les prouesses athlétiques retiennent souvent l’attention, le jeu d’acteur d’une personne peut faire toute la différence. Et celui de Paul Heyman hier soir en finale de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Notre collègue et expert Pat Laprade y va de son appréciation de la première soirée de WrestleMania. Il a particulièrement aimé le jeu d’acteur de Paul Heyman. </p>
<p>« Même si les prouesses athlétiques retiennent souvent l’attention, le jeu d’acteur d’une personne peut faire toute la différence. Et celui de Paul Heyman hier soir en finale de WrestleMania était génial. Une performance digne d’un Oscar! »</p>
<p>Il nous donne aussi ses prédictions pour la deuxième soirée de WrestleMania. </p>
<p>Pour consulter la chronique de Pat, veuillez <a href="https://www.tvasports.ca/2025/04/20/wrestlemania--donnez-un-oscar-a-paul-heyman" target="_blank">cliquer ici.</a></p>
<p><em>crédit photo: site web WWE </em></p>
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		<title>Punk c. Rollins c. Reigns: le match triple menace le plus important de l’histoire</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 18:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Lutte Québec]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[La finale de WrestleMania ce soir est un combat opposant Roman Reigns, Seth Rollins et CM Punk, acc. par Paul Heyman. Notre collègue et expert Pat Laprade nous explique pourquoi il s’agit du match à 3 le plus important de l’histoire, avec un historique des matchs triple menace. Aussi, il vous partage ses prédictions pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La finale de WrestleMania ce soir est un combat opposant Roman Reigns, Seth Rollins et CM Punk, acc. par Paul Heyman. </p>
<p>Notre collègue et expert Pat Laprade nous explique <a href="https://www.tvasports.ca/2025/04/19/punk-c-rollins-c-reigns-le-match-triple-menace-le-plus-important-de-lhistoire" target="_blank">pourquoi il s’agit du match à 3 le plus important de l’histoire, avec un historique des matchs triple menace.</a></p>
<p>Aussi, il vous partage ses prédictions pour la première soirée de WrestleMania. </p>
<p>Premier de plusieurs textes en lien avec la fin de semaine de Mania pour Pat!</p>
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		<title>Classement des promotions de lutte au Québec</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 22:12:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, une personne a catalogué, sous le couvert de l’anonymat, les différentes promotions de lutte au Québec. Étant donné que je dis depuis longtemps qu’il y a des tiers quand on compare les promotions de lutte québécoise, le sujet m’a interpelé. Étant donné que je ne suis plus promoteur depuis peu, je vous propose donc [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, une personne a catalogué, sous le couvert de l’anonymat, les différentes promotions de lutte au Québec.  </p>
<p>Étant donné que je dis depuis longtemps qu’il y a des tiers quand on compare les promotions de lutte québécoise, le sujet m’a interpelé. </p>
<p>Étant donné que je ne suis plus promoteur depuis peu, je vous propose donc le même exercice, à la différence que vous savez de qui ça vient. Et contrairement aux prix de l’année, pas de comité. C’est ma vision des choses, bonne ou mauvaise. </p>
<p>J’ai certains trucs à préciser avant d’entrer dans le vif du sujet. </p>
<p>&#8211; Premièrement, j’exclus Torture Chamber, Gen NXT et IWS Dojo. Ce n’est pas juste de classer des promotions qui servent surtout à développer le talent de leur école de lutte respective. Ce qu’ils font est noble et nécessaire et ils ne devraient pas s’exposer à une comparaison avec d’autres promotions. </p>
<p>&#8211; J’exclus également Lutte Académie. Ce n’est pas  une promotion, c’est un concours. </p>
<p>&#8211; Pour chacun des groupes, que j’appellerai tiers, les promotions seront toujours classées par ordre alphabétique. </p>
<p>&#8211; Seules les promotions actives (à ma connaissance) qui font des spectacles majoritairement au Québec ou qui produisent leurs événements les plus importants en sol québécois seront considérées. Si C*4 était au Québec elle serait dans le premier tiers. </p>
<p>J’ai classé le tout en six tiers. Les voici:</p>
<p><strong>TIERS 1</strong><br />
Battlewar<br />
IWS<br />
NSPW</p>
<p>Pas besoin d’explications. Si vous en avez besoin, c’est que vous suivez pas la scène. Renseignez-vous! Pour différentes raisons, il s’agit de l’élite de la lutte au Québec. </p>
<p><strong>TIERS 2 </strong><br />
AWE<br />
MEW<br />
Mystery Wrestling<br />
NCW<br />
Sans Restriction Chrono<br />
TUW</p>
<p>On a différents modèles ici. L’AWE qui fait 30-40 spectacles par année et SRC qui utilise davantage la formule <em>spot shows</em>, avec quelques <em>storylines</em>, mais à un rythme de 4-5 spectacles par année. </p>
<p>L’AWE a un bon <em>roster</em> et une quantité de spectacles qui leur permette d’avoir des histoires à plus long terme. Dans quelques années au même rythme pourrait être tiers 1. La MEW est un produit à découvrir qui roule dans une très belle salle et qui pense en dehors de la boîte. Mais leurs événements ne sont disponibles que sur place, ce qui les rend moins accessibles. </p>
<p>Mystery Wrestling est un modèle unique qui est très apprécié de la foule et qui permet de voir des lutteurs et lutteuses qu’on ne voit nulle part ailleurs. J’ai failli le mettre dans le premiers tiers. </p>
<p>Il n’y a rien de surprenant avec la NCW, on s’est à quoi s’attendre. Ce qui n’est pas un reproche. </p>
<p>SRC a un modèle d’affaires très différent alors que les spectacles servent à mousser des abonnés, vues et impressions sur Instagram. <em>Roster</em> de fou avec des invités importants. Serait Tiers 1 si on roulait 10-12 fois par année. </p>
<p>Les vidéos de la TUW se démarquent et on a plusieurs personnes en arrière-scène qui travaillent fort pour améliorer le produit. Leur alignement est très décent. </p>
<p><strong>TIERS 3</strong><br />
FCL<br />
NWC<br />
Symmania<br />
WWS</p>
<p>Parce qu’ils se ressemblent dans le nombre d’événements qu’ils présentent et que ce sont les deux seules compagnies qui se rapprochent le plus d’une compagnie de <em>spot shows</em>, mais que SRC présente une meilleure qualité de lutte, je ne pouvais pas mettre Symmania dans la même catégorie. </p>
<p>Le booking de la FCL est leur point fort. La NWC est pour moi la leader dans sa catégorie (promotions dans l’Est de Montréal qui attire un public plus old school) mais sans Frank Drouin, l’année pourrait être différente. La WWS présente le meilleur de la lutte féminine. </p>
<p><strong>TIERS 4</strong><br />
GPW<br />
ICW<br />
JCW<br />
Les gars du podcast<br />
Lutte Laurentides<br />
PCW<br />
Promotions J/R<br />
Victory Ring<br />
XZW</p>
<p>Si la GPW améliorait son <em>roster</em>, elle serait Tiers 3, potentiellement Tiers 2. C’est la faiblesse de la promotion. Mais je salue les promoteurs et leur capacité à faire de Guerre Civile l’un des shows les plus importants au Québec. </p>
<p>La qualité de lutte de la ICW n’est plus ce qu’elle était. Mais sa foule fidèle dans Hochelaga rend les spectacles meilleurs et leur salle est une des plus belles au Québec. Ils vivent dans un écosystème et font des événements pour leur public. </p>
<p>La créativité des Gars du podcast sera toujours leur force. Et les lutteurs aiment y aller. Si seulement on pouvait retrouver l’ambiance <em>cozy</em> du 99. La salle de Lutte Laurentides est leur plus grand défaut, la créativité du promoteur leur plus grande qualité. Les promotions J/R ont le potentiel de devancer la NWC dans leur catégorie de promotions. La PCW offre une belle option dans la région de Gatineau/Ottawa. </p>
<p>La XZW et la JCW ont des produits un peu plus faibles dans l’arène. La JCW peut toutefois compter sur St-Ambroise une fois par année, qui demeure un des gros shows en province. </p>
<p><strong>TIERS 5</strong><br />
123 Lutte<br />
ALC<br />
ALE<br />
ALQ<br />
FML<br />
LLCV<br />
NBW<br />
NOW<br />
WTA</p>
<p>Certaines font les choses mieux que d’autres, mais de façon générale, la lutte, la promotion (publicité), les promos ou la production sont de plus bas calibres.</p>
<p><strong>TIERS 6</strong><br />
DCW</p>
<p>J’ai vraiment travaillé fort pour trouvé une autre promotion à mettre dans ce tiers. Je n’ai malheureusement pas été capable. </p>
<p><strong>En conclusion</strong><br />
Ce que je ne prends pas en considération c’est la profitabilité des promotions, car l’info est privée. Et à quelque part, une promotion pourrait me dire qu’elle a beau être dans le cinquième tiers, elle fait du profit. Et c’est correct aussi. </p>
<p>Au niveau des champions, en ce qui me concerne, être champion d’une promotion dans le tiers 5 par exemple n’est pas la même chose que de l’être dans le tiers 2. </p>
<p>Et en terminant, il y a 32 promotions actives plus les autres que j’ai exclus. C’est probablement le plus que j’ai vues en presque 24 ans. C’est pratique afin de permettre aux recrues d’avoir du temps de ring et de lutter plus souvent. Par contre, si un nouvel amateur découvre la lutte québécoise à partir de certaines de ces promotions, ce sont les meilleures qui vont écoper. </p>
<p>Cela dit, il y en a toujours eu trop de promotions et ça ne changera pas de si tôt. </p>
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		<title>Est-ce qu’on a assisté au plus grand « heel turn » de l’histoire?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 16:37:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pat Laprade]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[John Cena a attaqué Cody Rhodes et s’est allié au Rock samedi soir. Mais une question demeure. Est-ce qu’on a assisté au plus grand « heel turn » de l’histoire de la lutte? J’y réponds en revisitant 6 « heel turns » qui ont marqué l’histoire.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>John Cena a attaqué Cody Rhodes et s’est allié au Rock samedi soir.</p>
<p>Mais une question demeure. Est-ce qu’on a assisté au plus grand « heel turn » de l’histoire de la lutte?</p>
<p>J’y réponds en <a href="https://www.tvasports.ca/2025/03/03/john-cena-est-ce-quon-vient-dassister-au-plus-grand-heel-turn-de-lhistoire" target="_blank">revisitant 6 « heel turns » qui ont marqué l’histoire.</a></p>
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