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25/04/2015 | Manchettes

Le coin du livre : Il ne s’en fait plus des « tuffs » comme Billy Robinson

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BillyRobinson

Physical Chess est un livre qui porte plus sur le style de lutte britannique qu’on appelle « catch-as-catch-can » que sur la vie de l’ancien lutteur professionnel Billy Robinson qui a ensuite été entraineur de champions MMA. On en apprend beaucoup sur plusieurs grands noms de ce style un peu oublié aujourd’hui. Des gens comme Billy Riley ou Karl Gotch avec qui Billy Robinson s’est entrainé. Le catch-as-catch-can était très populaire à la fin du 19e et début du 20e siècle en Angleterre dans la région de Wigan et de Lancashire. Ce style rassemble beaucoup d’éléments de plusieurs disciplines de combat. Un des plus gros ports en Angleterre était celui de Lancashire. Quand il manquait des matelots, on en kidnappait à cet endroit et plusieurs des victimes étaient des lutteurs. Ils voyageaient donc partout dans le monde et apprenaient de plusieurs styles de lutte qu’ils voyaient. Quand ils revenaient finalement à Lancashire, ils enseignaient ces nouvelles prises de lutte et tout le monde s’améliorait. Plusieurs pratiquaient cette discipline en sortant des mines. Les hommes se rassemblaient et les plus forts combattaient entre eux. Les gagnants arrondissaient leurs fins de mois en remportant une partie de l’argent des paris. La région de Wigan était très pauvre et c’était le seul moyen de se faire de l’argent extra. Selon Robinson, le catch-as-catch-can, aurait produit les meilleurs combattants de tous les temps. Si on prenait le meilleur de la MMA d’aujourd’hui et qu’on le mettait contre un lutteur moyen de catch-as-catch-can de l’époque, le gars de la MMA se ferait battre facilement. C’est sûr que c’est dur à prouver puisque les pratiquants de cette discipline, les vieux de la vieille, si on peut dire, ont presque tous disparu ou sont rendus trop âgés. Aussi, Billy Robinson a tendance à souvent faire son vieux qui dit : « dans mon temps, les gens étaient plus forts, les tempêtes étaient plus grosses, on marchait 12 heures pour aller à l’école et 12 heures pour revenir, etc. » Vous voyez le genre. Toutefois, une chose est sûre, les lutteurs professionnels qui ont émergé de cette région sont considérés comme légitimement « tough ». On a qu’à penser au Dynamite Kid, plus récemment à Wade Barrett qui est un ancien champion bare-knuckle et bien sûr, Billy Robinson.

 

En plus de parler du catch-as-catch-can, Robinson livre quelques anecdotes en lien avec sa carrière de lutteur professionnel. Il parle de la fois où il a été dans une bataille de rue avec le grand-père de The Rock, Peter Maivia. The Rock a dit en entrevue que son grand-père a déjà arraché l’œil de Robinson, ce qui serait totalement faux. Maivia était un peu saoul et il a voulu se battre avec Robinson. Maivia lui a sauté dessus et l’a mordu à la joue. Quand Robinson a vu qu’il saignait, il a décidé que la bataille devait se terminer. Robinson a « knock-outé » son adversaire en 15 secondes et il est resté évanoui pendant 20 minutes.

 

Robinson a lutté partout à travers le monde et a affronté les plus grands. Il a aussi été ce qu’on appelait un policier de l’arène. À l’époque, un promoteur de lutte se devait d’avoir un ou deux lutteurs qui pouvaient être ce qu’on appelle un « shooter », quelqu’un qui peut se battre pour de vrai dans l’arène et avoir le dessus même si le combat est arrangé. Si un lutteur ne voulait pas faire ce qu’on lui demandait ou qu’il faisait la grosse tête, Billy Robinson pouvait être appelé à faire un combat contre lui pour lui donner une leçon. Il a d’ailleurs été policier pour Verne Gagne et la AWA. Il dit que durant les entraînements, si Verne Gagne savait qu’un de ses élèves étaient un bon lutteur amateur, qu’il attendait toujours qu’il soit fatigué avant de monter sur le ring et lui administrer quelques vraies prises de lutte pour le faire souffrir. Robinson dit de Gagne que c’était un tyran (bully) et que s’il perdait un vrai combat (un shoot), il se trouvait toujours des raisons pour expliquer sa défaite. Pendant le temps qu’il a passé dans la AWA, il y a le Iron Sheik qui pensait qu’il était meilleur que Robinson parce qu’il avait été un bon lutteur amateur. Il s’est essayé dans un « shoot », mais Robinson n’en a fait qu’une bouchée.

 

Si vous voulez en savoir plus sur le catch-as-catch-can et que vous aimez les anecdotes de durs à cuire du ring, Physical Chess est pour vous. On y saute beaucoup du coq à l’âne et les auteurs passent d’une époque à l’autre sans nous avertir ce qui devient un peu mélangeant de temps à autre. À noter que j’ai fini de le lire en l’équivalent d’un après-midi donc si vous êtes du genre à payer pour le nombre de pages ou le nombre d’heures d’amusement qu’un livre vous donne, vous devriez passer votre tour.

 

Physical Chess écrit par Billy Robinson avec Jake Shannon, publié en juin 2012 par ECW Press, 152 pages.

Physical Chess

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