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06/12/2016 | Manchettes

Sur la route avec Marjorie: À New York pour Final Battle

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Je suis rapide sur la gachette pour ce qui est de parler d’un évènement en utilisant l’adjectif « meilleur » suivi de l’expression « de toute ma vie ». Je suis très émotive, je suis bon public et je suspend mon incrédulité en moins de temps qu’il ne faut pour crier superkick. Alors évidemment, si je suis prête à faire un aller-retour à New York pour aller assister à Final Battle au Hammerstein Ballroom, c’est parce que je ne doute absolument pas du fait que je vais passer un bon moment. Je suis une fan loyale et j’ai choisi la compagnie qui m’en donne le plus pour mon argent. Ring of Honor et moi, c’est pour la vie.

Comme à l’habitude, j’étais accompagnée de ma fidèle amie Emilie et nous avons ajouté une troisième roue à notre tricycle: le très barbu Al (que vous pouvez apercevoir dans à peu près tous les plans durant le gala).

Avant la bataille

Afin de se divertir durant l’attente précédent l’ouverture des portes, il n’y a rien comme un ou deux fans de lutte particulièrement vocaux. Cette fois-ci, nous avons eu droit à un homme très volubile qui a montré pas moins d’une quarantaine de photos de son chat récemment décédé à deux parfaits inconnus. Le joyaux de sa banque de photos cependant (à part son chien dans un costume de hot dog): un portrait embrouillé et mal cadré (il manque les têtes) de lui-même accompagné de Wayne Gretzky. La dame qui s’était offerte pour prendre la photo n’avait pas fait l’effort de prendre un ou deux clichés de plus. En tout cas, laissez-moi vous dire qu’il semblait très offusqué par ce grand manque de professionnalisme.

Manhattan Center, New York

Manhattan Center, New York

 

On a assisté à tout ça durant l’heure précédant notre entrée dans le Manhattan Center. Il va sans dire que je l’ai ajouté à ma liste de fans préférés. Et ça c’est sans compter les deux frenemies derrière nous qui se sont obstiné sans interruption sur la valeur des différents gros noms de la lutte indie. Qui est le meilleur heel: Naito Tetsuya ou The Villain Marty Scurll? Je vous laisse en débattre entre vous.

Avant de parler de la magnifique carte de Final Battle, je veux mentionner ceci:

  1. Premièrement, Cody Rhodes est un humain extraordinaire. On l’a peut-être rencontré avant que son masque ne tombe et avant son manque total de respect pour Jay Lethal et le code d’honneur de la compagnie, mais si jamais vous avez la chance de jaser un peu avec lui, je vous le suggère fortement. 10/10
  2. Ensuite, la seule chose que je trouve dommage avec le heel turn de Colt Cabana, c’est que je n’ai pas pu lui dire que je l’aime et que Wrestling Road Diaries 3 est un documentaire magnifique.
  3. Et finalement, J’ai rencontré Adam Cole. C’est tout.

Final Battle

Je préfère régler la question tout de suite: Je suis très, très heureuse pour Kyle O’Reilly. Tout ce qu’il fait est toujours impeccable. Ses matchs contre Kushida cette année ont été d’une beauté exquise et si vous ne l’avez pas vu incarner un des boys de Dalton Castle à BOLA, qu’est-ce que vous attendez? C’est la chose la plus drôle du monde.

Mon bémol?  Adam Cole et Kyle O’Reilly n’avaient pas besoin d’être ensanglantés, de se tapocher à coups de poubelle, de chaîne ou de thumbtacks. Honnêtement, j’espérais être assise sur le bord de ma chaise, le visage entre les mains et peut-être même une larme ou deux dans les yeux. Malheureusement, c’est le seul match durant lequel je me suis reculé sur mon siège pour m’y adosser complètement tout en poussant de longs soupirs déçus.

La foule a semblé s’y plaire. Il faut dire que le Hammerstein Ballroom fait partie intégrante de l’histoire de la ECW et que nombre de ces fans y ont peut-être retrouvé une nostalgie familière. Malheureusement, alors que je m’attendais à être bouleversée par ce duel entre l’arrogant Adam Cole et le Violent Artist  Kyle O’Reilly, le match m’a plutôt laissé sur ma faim.

Heureusement, il s’agit pas mal de ma seule déception. J’aurais tellement aimé que tout le monde puisse ressentir l’électricité dans la salle quand Cody Rhodes s’est retourné contre tout le monde. Il s’agit à mon avis du heel turn le mieux orchestré depuis des lunes. Tout était tellement souligné à gros traits qu’on aurait peut-être dû le voir venir, mais on a tous été complètement dupés. On s’est regardé avec un mélange de choc et d’émerveillement en réalisant qu’on assistait à quelque chose de rare. J’ai terriblement hâte de voir la suite.

Hammerstein Ballroom

Hammerstein Ballroom

Tel que mentionné plus haut, j’aime Colt Cabana. En fait, je pense que tout le monde devrait aimer Colt Cabana. Cet homme est une masse réconfortante d’humour avec un talent particulier pour jouer avec la foule. Sa soudaine rivalité avec Dalton Castle a été plus que satisfaisante. Comme le dit le dicton: Good friends, better ennemies. Dans leur cas, c’est exactement ce que ça leur prenait pour briller. Leur chimie est excellente et ils sont capable de raconter une histoire sans grandes manoeuvres, en y allant de clins d’oeil, d’humour et en utilisant bien sûr les Boys dès que l’occasion se présente. Oh, et Dalton Castle est TELLEMENT fort! Et ses souplesses…ses souplesses! Je ne suis qu’une boule d’émerveillement devant ces deux hommes-là.

Je n’éplucherai pas le gala en entier, mais je m’en voudrais de ne pas prendre un peu plus de votre temps pour souligner le bon travail de Dragon Lee, Will Ospreay et (mon favori) Marty Scurll. J’ai été triste de ne pas voir Bobby Fish (il devait prendre part au match), mais une urgence familiale sera toujours plus importante qu’un match de lutte. En plus, ça nous donne la chance d’anticiper un peu plus longtemps Scurll vs Fish (si tout va comme je le souhaite).

Ce que j’aime de ce genre de match c’est que la foule n’a pas l’occasion de réfléchir à un chant irrévérencieux, parce que personne n’a même le temps de reprendre son souffle ou de se rasseoir. Les réactions sont sincères et explosives. Tout vient des tripes et c’est un quinze minutes d’exaltation pure que je souhaite à tout le monde de vivre. Ces gars-là sont dans une classe à part. Ospreay qui atterri toujours sur ses pieds, Scurll qui attrape sa victime en plein vol avant de la maintenir férocement dans un chicken wing… C’est ce que j’appelle du divertissement de haut calibre.

Je ne veux surtout pas oublier que FREAKIN’ Broken Matt Hardy ainsi que Brother Nero s’en viennent et que les Young Bucks devraient peut-être avoir un peu peur parce que Broken Matt n’est pas seulement magique, he is more. J’ai rarement vécu un pop de cet magnitude-là. C’était incroyable.
Oh et Matt Taven a un beau jacket et des très beaux cheveux.
Et on va s’ennuyer de Corino, mais on est tous très contents pour lui, right?

2016 a été un peu rough, on va se le dire, mais je dirais que 2017 s’annonce franchement bien.
En tout cas, ça risque d’être très intéressant pour les fans d’ROH.

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