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11/05/2018 | Manchettes

La franchise de Lita à propos du Greatest Royal Rumble

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Lita_Wrestlemania_WomenChamp

Si vous êtes comme moi qui applaudit à la place que fait désormais la WWE à ses talents féminins, et que vous vivez un certain malaise à revoir des extraits dépeignant l’état hypersexualisé de la lutte féminine dans les années 90 (on se rappellera les matchs dans la boue, en tenues de soirée, en sous-vêtements, et en général le caractère majoritairement dégradant des arcs narratifs incluant des femmes), peut-être avez-vous été un peu perplexes d’apprendre que la WWE acceptait d’exclure totalement ses lutteuses de la programmation du Greatest Royal Rumble.

Si c’est le cas, nous ne sommes pas les seuls : dans une récente entrevue pour WrestleZone, Lita, qui a fait les frais de la culture parfois misogyne qui prévalait dans la lutte au courant des années 90, a fait connaître le fond de sa pensée à propos de la décision de la WWE d’organiser un événement d’envergure en Arabie saoudite, elle qui y perçoit un “conflit d’intérêt” entre cette décision et leur désir de renforcer la présence des femmes dans la lutte professionnelle. Elle ajoute que cet événement, bien qu’un bon coup financier pour la compagnie, vient contrecarrer en partie la volonté de la WWE de mettre les lutteuses sur le même pied d’égalité que les hommes, et que cela vient ternir leur intégrité :

“So I understand that they are a business, a global business, and always looking to expand their global presence. However, I do feel it’s a direct conflict of interest with them maintaining any integrity or truth to the fact that they say that they would like to push forward women and their roles and their representation in the industry as anything remotely resembling an equal to a male.”

Selon Lita, la décision, purement monétaire, aurait dû être abordée comme telle au lieu que la WWE essaie de se défendre en disant qu’elle voulait faire avancer la culture saoudienne “de l’intérieur” :

“Make the money, that’s fine, but don’t try to cover it up and be like, ‘Oh No, we are doing this because we would like to in the future be able to help progress their culture forward.’ No, you wanted money and that’s fine. You’re a business, businesses make money. That’s okay. From your perspective over there, I don’t own your business, so that’s ok. But, from a PR perspective, don’t try to be like ‘no no no, we’re doing it because we want to help progress that culture forward.’ No, it’s a direct conflict of interest, in my opinion.”

Elle estime donc que la WWE n’aurait pas dû s’immiscer dans l’aspect politique de la chose, bien qu’elle ait été critiquée à ce niveau à de nombreuses reprises. Un autre exemple que dans la WWE, c’est business as usual, comme on dit…

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