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12/01/2019 | Manchettes

Entrevue avec PCO : un dernier arrêt au Québec

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PCO

Après le gala FLQ Cold Wars 2019 tenu au Bain Mathieu à Montréal le samedi 5 janvier dernier, nous avons eu le privilège de nous entretenir avec le lutteur dont le nom est sur toutes les lèvres sur la scène indépendante depuis 2018 : nul autre que PCO! PCO a récemment signé avec la fédération de lutte étasunienne Ring of Honor (ROH), rejoignant les rangs de Villain Enterprises aux côtés de ”The Villain” Marty Scurll et Brody King, et confrontant le trio The Kingdom dès son arrivée.

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Nous patientons un moment, car il y a vraiment beaucoup d’amateurs souhaitant rencontrer PCO; l’attrait qu’il suscite est indéniable. Par la suite, on le rejoint à l’écart devant des projecteurs entouré de collègues de Lutte.Quebec et de documentaristes. Bien que ce ne soit pas notre première entrevue, on sent toujours la fébrilité dans la salle!

Après les salutations d’usage et les félicitations de mise pour son combat face à Josh Briggs, on souligne à PCO l’appui qu’il a obtenu de la part de la foule. Il acquiesce spontanément : « Tout un accueil ce soir. On se sentait un peu au Japon. Tout un accueil avec beaucoup de banderoles, beaucoup de rubans. Merci aux Québécois. Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu au Québec. Cela faisait quasiment six mois et c’est probablement mon dernier show au Québec mis à part la Ring of Honor (!) Merci au peuple pour l’accueil incroyable.

Pierre-Luc Benoit (P) : Vous avez beaucoup évoqué dans des entrevues précédentes la résurrection de PCO, tant au sens figuré qu’au niveau du personnage. Où est venue l’idée de ce Frankenstein québécois?

PCO : L’année passée à La Nouvelle-Orléans, c’était mon combat contre WALTER à la Wrestlemania Weekend XXXIV. On avait fait trois vidéos D. Destro et moi, et une entre autres dans laquelle je faisais des redressements assis dans des straps et il me frappait avec un poêlon pour m’endurcir aux atemis de WALTER. Après le troisième coup, j’ai débarqué des straps, j’ai plié le poêlon et c’est là que Destro a eu un flash. Il a vu la façon dont je marchais et comment je me comportais. Ça lui a donné le flash tout de suite : Frankenstein. Ça n’a pas été long après, les choses se sont succédées, et on a essayé plein de choses au hasard et ça a donné un résultat semblable au film. Au début des sept ou huit premières vidéos, il [D. Destro] avait eu le flash Frankenstein : celle dans laquelle j’ai le bras en feu; celle dans laquelle il vient me chercher dans le cimetière; ce n’était pas planifié pour faire comme Frankenstein, mais on en a refait une avec les câbles à booster et le tout s’est enclenché accidentellement. Un hasard.

P : Justement, parlant de ces promos : en entrevue, vous avez dit que c’était pour le côté théâtral. Ces promos, est-ce qu’elles participent à un aspect théâtre de la lutte que vous voulez apporter à ROH?

PCO : Je pense que ROH a été reconnue pour la lutte pure, pure wrestling. Je pense qu’il n’y avait pas de personnage coloré. Je pense vraiment que ça donnera une nouvelle dimension à ROH et qu’elle sera capable d’aller compétitionner avec la WWE. Le théâtre ajoute une nouvelle dimension à leur compagnie.

P : Le 15 décembre dernier, la foule vous a vraiment accueilli très chaleureusement à ROH. Comment ressent-on cet amour de la foule, le premier soir, lorsqu’on arrive dans une nouvelle compagnie?

PCO : Bien honnêtement, durant tout 2018, j’ai voyagé à travers les États-Unis et en Europe, et j’avais ce même accueil lorsque je luttais contre les héros locaux, par exemple du Texas, de la Caroline ou de New-York. J’étais allé à Philadelphie pour CHIKARA et j’avais un petit pressentiment que c’était pour être bon comme ça, car je l’avais déjà vécu dans plusieurs villes aux États-Unis. Mais ça a dépassé mes espérances. Je ne peux pas dire que cela m’a fait sentir des frissons ou quelque chose comme ça, mais après j’ai réalisé, une fois aux vestiaires.

P : Cette première apparition s’est déroulée aux côtés de Villain Enterprises avec ”The Villain” Marty Scurll et un ancien adversaire, Brody King. Comment la faction est-elle née? Connaissiez-vous ”The Villain”?

PCO : Hey, ça c’est une bonne histoire! En 2008, j’ai lutté en Angleterre contre Marty Scurll et Nick Aldis (actuel champion poids lourd NWA Worlds). Après cela, nos chemins se sont séparés. J’ai eu un essai à la WWE et cela a vraiment été catastrophique. Je devais être là pour deux soirs et après le premier, ils m’ont renvoyé à Montréal. Je ne cherche pas de raison. Ça n’a juste pas bien été. Cela a été une épreuve dans ma carrière et tout au long de mes vingt heures en automobile, je me disais : qu’est-ce qu’il y a de positif à tirer de cette expérience? Je le réalise uniquement en 2018-2019. En 2008, j’essayais de le trouver [le positif] et rien ne me venait à l’esprit. J’avais envie de casser mon auto, de la démolir. Finalement, cela fait partie d’une carrière de lutteur : on ne peut pas atteindre les sommets tout de suite, il y a de l’adversité, des batailles, de la lutte. C’est une histoire de persévérance et de courage. En gros, c’est cela.

P : Parlons de ce soir : comment se sent-on d’avoir livré son dernier combat au Québec pour un long moment?

PCO : Comme je l’ai dit un peu plus tôt, l’accueil a été incroyable. Ça a été une longue soirée; on était le dernier combat, mais c’était comme si la foule venait tout juste d’arriver. La foule était en feu et je garde de bons souvenirs de cela, mais je sais qu’on va se revoir bientôt, dans d’autres circonstances.

P : Justement, tout à l’heure, vous avez dit que c’était votre dernier gala au Québec sauf peut-être avec ROH… Est-ce que ROH pourrait revenir au Québec?

PCO : Le Centre Bell, ça serait quelque chose de beau. Un genre de All In au Québec. C’est permis de rêver. On va voir ce qui va arriver pour la suite des choses.

P : 2018 a été votre meilleure année en carrière jusqu’à maintenant (PCO ajoute « Et de loin! ») Que peut-on souhaiter à PCO pour 2019?

PCO : Tout défoncer avec Villain Enterprises à ROH et avoir encore une bonne position avec la compagnie en 2020. Que les projets avec ROH aillent bien avec, peut-être, un gala de deux heures en direct. Si cela arrive, la game change pour le monde de la lutte.

P : PCO, merci beaucoup, encore une fois félicitations et on vous souhaite de tout ramasser à ROH.

 

Cette question a conclu notre entrevue avec PCO et nous l’avons remercié du fond du cœur, lui souhaitant au passage de flanquer une volée aux champions par équipes de six ROH, The Kingdom!

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Nous tenons personnellement à remercier la FLQ et Pat Laprade d’avoir rendu possible cette entrevue.

En collaboration avec Mélanie Noël.

PS : N’oubliez pas le prochain gala de la FLQ qui aura lieu le 15 mars prochain au Bain Mathieu.

PPS : Villain Enterprises (”The Villain Marty Scurll, PCO et Brody King) affronteront ”The Last Real Man” Silas Young et les champions par équipes ROH, The Briscoes, lors de ROH Honor Reigns Supreme ce dimanche 13 janvier.

PCO contre WALTER lors du Joey Janela’s Spring Break 2 le 6 avril 2018.

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Voici les célèbres promos dont il est question précédemment :

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L’arrivée de PCO à ROH le 15 décembre 2018.

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