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08/12/2017 | Chroniques

Vendr-Indy : Matt Angel est au ciel

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Crédit : Sébastien Jetté

La scène indy sera gonflée à bloc au courant des trois prochains jours. Vendr-Indy est votre bulletin hebdomadaire qui vous permet de faire le plein de lutte indépendante au Québec, au Canada et partout dans le monde. On vous offre un résumé des galas importants de la fin de semaine, les matchs à surveiller et les nouvelles de dernière heure concernant vos lutteurs préférés.

L’heure est ajustée à l’heure de l’Est (ET)

GALAS DU 8 AU 10 DÉCEMBRE (International)

 

matt-angel

Source : Jean-François Kelly

Il était une fois Matt Angel.

Non seulement vient-il de se faire donner la chance d’une vie en affrontant le champion en titre du Royaume-Uni de la WWE, Pete Dunne, mais le jeune saguenéen atteint des sommets inattendus en 2017. Avec moins de six ans en carrière de compléter, il est déjà l’un des lutteurs les plus respectés et connus dans l’Est canadien, un titre très convoité par le jeune homme. Avant de débuter sa prochaine année en tant que lutteur professionnel, j’ai eu l’immense plaisir de discuter avec lui concernant les 365 derniers jours et ses plans pour l’avenir.

Chris St-Pierre : En commençant Matt, j’aimerais savoir… t’es un gars qui se retrouve en début de carrière, comparer à la moyenne sur la scène québécoise. À l’étape que tu es, comment te sentais-tu quand on t’a confié un match face à Pete Dunne ?

Matt Angel : Il y a plusieurs personnes qui trouveraient ce que je vais dire bizarre. Quand t’es lutteur, il n’y a pas beaucoup de manières de se faire remercier ou de se faire apprécier pour ce que nous donnons dans le ring. Je pense que la plus belle surprise ou le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire c’était de m’offrir une invitation et en plus un match face au champion UK de la WWE. Pour vrai, j’avais les yeux dans l’eau et j’avais des frissons. Pas par tristesse, mais par joie et par surprise. La réaction de la foule a été explosive.

« J’avais les yeux dans l’eau et j’avais des frissons. Pas par tristesse, mais par joie et par surprise. »

CSP : C’est une excellente manière de débuter l’année 2018, mais avant d’entrer dans ce sujet-là, je veux revenir sur l’année 2017. En début d’année, t’as mis fin à un règne de presque 330 jours en tant que champion junior heavyweight de NSPW, t’as remporté le championnat canadien d’IWS ainsi que le championnat de JCW et t’as apparu pour plus de promotion lors de la dernière année que n’importe quel autre en carrière. Comment vis-tu ton ascension ?

MA : Malgré avoir perdu depuis la ceinture de JCW, je te dirais que c’est fou comment dans la lutte il peut y avoir des temps morts dans le sens que dépendant où tu es, ce n’est que routine. Tu te déplaces et tu luttes. Mais d’autres fois, ça peut exploser. Cette année, à partir de l’été, ç’a commencé à exploser avec IWS au Club Unity, où j’ai justement remporté un titre. Il y a aussi ma défense du titre junior heavyweight de NSPW. J’ai fait mes débuts pour SMASH, j’ai été à Toronto pour la première fois et tout ça a fait changer plein de choses. Des fois ça va très rapidement et cette année ç’a été le cas. J’étais au courant de mon ascension, mais je ne pensais que c’était pour être à ce niveau-là.

CSP : T’as également eu plusieurs premières, tes débuts pour FLQ, SMASH et plusieurs gros matchs lors de la dernière année. Es-tu du genre à te fixer des buts quand une nouvelle saison commence, quoique dans l’industrie de la lutte il n’y a jamais de saison morte ?

MA : Je trouve ça intéressant ce que tu dis parce que je suis un bon exemple d’une personne qui se met des buts. Je me disais toujours que j’aurais atteint mon but de carrière lorsque j’ai lutté pour SMASH. Après ça, je me fixe un autre objectif et ainsi de suite. Les buts à venir, ce seraient de lutter à l’extérieur du Canada. Pas nécessairement aux États-Unis, mais peut-être le Mexique ou le Japon et un peu suivre les pas de Mike Bailey. Il est un bon modèle.

CSP : Ça me fait penser. Puisque tu veux sortir du pays, où aimerais-tu apparaître en 2018 ?

MA : En 2018, j’aimerais surtout apparaître en Europe. Ça fait longtemps que le rêve dans la lutte c’est les États-Unis. Mais moi mon grand rêve de lutteur serait de lutter en Europe parce que la qualité du talent est bonne, mais aussi pour l’expérience d’y aller. Ça doit être tellement différent et une expérience d’apprentissage en étant autour d’autres personnes.

CSP : Je pense à l’exemple de Daniel Bryan. Dans son livre, il mentionne que ses voyages de l’autre côté l’a permis d’apprendre et de pratiquer certaines facettes de son jeu qu’il n’aurait pas la chance de toucher en Amérique du Nord. Là-bas, tu peux travailler un peu plus sur le côté technique et divertissement. Avec la chance de te développer en affrontant un gars du Royaume-Uni et l’expérience d’avoir lutté contre les plus gros noms du Québec et de l’Ontario, est-ce que le Matt Angel d’il y a six ans t’aurait cru si tu lui contais tout ça ?

MA : Honnêtement, je me serais attendu à tout sauf ça. Il y a quelques années, tu m’aurais dit que je vais affronter le champion UK de la WWE et je ne t’aurais pas cru. Je dirais que je ne suis pas rendu là. J’ai tendance à être difficile avec moi-même et de me sous-estimer. Il y a beaucoup de personnes qui me disent « T’es prêt pour Pete Dunne », mais moi je me laisse un coussin dans le sens que je peux croire que je suis prêt, mais en même temps je ne le suis pas. C’est le plus gros défi de ma carrière et de ma vie jusqu’à présent.

« Il y a quelques années, tu m’aurais dit que je vais affronter le champion UK de la WWE et je ne t’aurais pas cru. »

CSP : On ne s’attend jamais à se faire donner quelque chose lorsqu’on fait du bon travail et ta réaction en dit beaucoup sur toi. Lors de ton développement, t’as partagé le vestiaire avec beaucoup de vétérans et de recrues. Quel est le message que tu retiens le plus de ce qui t’a été dit ?

MA : Moi, c’est quelque chose qui est le plus important dans la lutte partout où tu vas, c’est le respect. C’est de se faire respecter et d’être respectueux envers tout le monde. Tu peux être un excellent lutteur, mais si tu manques de respect dans la vie tu n’iras nulle part. Ce que je prône le plus dans la lutte c’est le respect. C’est en côtoyant des gars comme Marko Estrada et Carl Leduc de la FLQ que j’apprécie le respect.

CSP : Par le passé, tu as affronté à plusieurs reprises Mike Bailey ainsi que Cedric Alexander en fin 2016. Qu’est-ce que tu ressens quand tu te vois gravir l’échelle petit à petit ?

MA : Je me dis qu’un jour je réussirais à atteindre le but de n’importe quel lutteur professionnel qui se prend au sérieux. D’en vivre. Plus en plus que ça avance, plus en plus je me dis peut-être qu’un jour je vais réussir à la faire. Peut-être pas aussi. Mais je me dis je vais être capable en prenant en compte ce que j’ai déjà fait. Chaque lutteur à son peak et après ça redescend. Je sens que je n’ai pas fini de monter et je vais travailler fort pour pouvoir continuer de monter.

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Crédit : Sébastien Jetté

CSP : En faisant attention à ton corps, c’est certain que la jeunesse sera de ton côté. Pour revenir maintenant à ton match face à Pete Dunne, à quoi t’attends-tu en luttant contre un gars surnommé « Bruiserweight » ?

MA : Honnêtement, je m’attends à apprendre. D’affronter un gars qui a lutté partout dans le monde et qui a laissé sa trace avec la WWE, je pense que ça peut m’apporter beaucoup dans ma carrière. Tant au niveau pratique que théorique et psychologique. Comment travailler une foule, comment raconter une histoire lors d’un combat et comment le construire.

CSP : Entendons-nous sur le fait qu’un match contre lui, ça te donne une excellente vitrine et pourrait faire tourner quelques têtes en ta direction. Qu’as-tu à prouver lors de ce match ?

MA : Que je suis à sa hauteur et la hauteur du combat. Si la IWS m’a donné le match, c’est parce que les dirigeants considèrent que je le suis et que je suis capable de donner le meilleur de moi-même contre un gars qui a dix fois plus d’expérience que moi et qui a lutté face à dix fois plus de personnes que moi.


Pour un gars comme Matt Angel, the sky is the limit. Tant et aussi longtemps qu’il se dévoue à sa passion, que du bon lui viendra. Son avenir pourrait bel et bien changer suite à son match contre le « Bruiserweight », Pete Dunne, le 20 janvier prochain.

Exceptionnellement, soyez à l’affut demain pour votre bulletin de nouvelles sur les plus récents sujets de la scène indépendante. Merci beaucoup chers lecteurs et lectrices.

 

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