Suivez-nous sur Facebook
11/03/2020 | Chroniques

Shayna Baszler, l’anti “Eye Candy”

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Laissez la mort dormir en paix SVP!
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
Réinventer la lutte à la télé

shayna

Jamais, depuis le début de la WWF/WWE, la compagnie de Stamford n’aura eu un aussi gros bassin de lutteuses aux origines, capacités, mensurations aussi variées et c’est tout à fait une situation fort à propos dans l’ère moderne de notre société “réelle”. Elimination Chamber aura apporté, du côté féminin, un angle rarement aussi poussé et pourtant vu et revu du coté masculin : l’angle de la bête, insoumise, indomptable, cruelle et sanguinaire. Exit la babyface moderne aux courbes voluptueuses, mais athlétique et place à la bad girl suprême, compliment d’un passé “legit” de pratiquante professionnelle de MMA. Shayna Baszler est-t-elle la première de son genre????? Mmmmoui et non. La comparer à Ronda??? Mmmmoui et non… les deux sont légitimes de par leur vie antérieure de combattante de haut niveau dans les arts martiaux, mais Shayna n’a pas la moitié du sex-appeal de Ronda et perso, j’aime pourtant ça… Elle n’aurait pas fait les calendriers de la WWF aux cotés de Sunny et Marlena et elle n’aurait pas fait le Diva Search non plus! À la limite, elle aurait probablement flanqué la fessée de leur vie aux gars et filles dans l’émission Tough Enough!

J’adore ce personnage et si on sentait une certaine lassitude dans la réaction des gens à la fin du combat principal de dimanche dernier, on peut dire que de détruire ses opposantes, dans une manière que Brock Lesnar lui-même n’aurait pas reniée, était un message fort pour se positionner en heel totale de la division féminine de la WWE… tout juste avant le gros show d’ici quelques semaines.

Jongler avec les gimmicks de chacune ne doit pas être une mince affaire pour les manitous de la WWE, car en créant la révolution féminine que l’on connait, il ne faut pas oublier que la lutte reste un divertissement en premier lieu et non un catalyseur de changement social primaire… On peut se faire croire le contraire, mais si la lutte n’est pas “un échappatoire” à notre vie plutôt plate, pourquoi la regarder? La compagnie doit essayer d’éviter les faux pas. Essayer de devenir inspirante et révolutionnaire à tout prix peut devenir lourd…

J’aime encore, à l’occasion, voir des personnages féminins avec beaucoup de sex-appeal  et qui stimulent l’imaginaire primaire de base des hommes (Lana est l’archétype du genre)… et oui, qui de mon temps n’a pas adoré voir les Stacey Keibler, Tori Wilson, Kelly Kelly, Trish Stratus, Eva Marie et autres divas aux formes avantageuses, visages angéliques et capacités dans le ring parfois correctes, parfois assez limitées? Je plaide coupable même encore aujourd’hui, MAIS j’ai toujours adoré voir ces personnages qui venaient brouiller les cartes pour le meilleur ou pour le pire: Chyna étant la meilleure référence de violence au féminin, il ne faut pas oublier d’autres noms qui, à travers le temps, n’étaient pas à mettre sur les calendriers, mais apportaient leur contribution : Luna Vachon, Sherri Martel, Bull Nakano, Nicole Bass, Kharma. Certaines n’ont pas eu de chance avec la fédération de Vince, mais elles pouvaient montrer un autre côté plus sombre des femmes dans ce sport. La mode passera au type hybride par la suite, avec les femmes sexy, mais réellement capables de donner un bon combat : De Lita à The Man en passant par Charlotte Flair, elles sont des sportives complètes, ultra polyvalentes, capables de jouer des personnages face et heel sans aucun complexe!

Pour en revenir au cas Shayna Baszler, personne dans les dernières années, à l’intérieur de la grosse organisation, n’aura réussi à incarner l’équivalent de la cruauté sans scrupule comme elle. Et maintenant, comment sera écrit les prochains mois pour la dame de pique? Sera-t-elle une faire-valoir pour Becky Lynch à WrestleMania? Une mauvaise incarnation de la méchanceté, comme Sara Logan ou Nikki Cross (elles ne sont pas mauvaises, mais elles sont loin du coté vraiment “evil” de Shayna)? Ou l’utilisera-t-on comme Ruby Riot qui était vraiment intéressante à son arrivée dans le main roster, mais qui semble maintenant promue à jouer les seconds violons?

J’aimerais perso, sur une théorie qui croise réalité et fiction dans ce monde : Puisqu’elle ne parle pas beaucoup… puisqu’elle n’a pas vraiment besoin de parler beaucoup, puisqu’elle domine ses adversaires avec des habiletés provenant de son background en MMA, pourquoi ne pas faire croiser sa route avec le bon vieux Paul Heyman à la télé???? On sait que Paul pousse pour elle dans la compagnie depuis longtemps en coulisses. Maintenant, est-ce une bonne idée de lui donner Paul comme manager? Un tandem de choc Baszler/Lesnar serait fou raide… pour un certain temps, assurément!

En terminant, j’aimerais savoir, toute époque confondue: Qui était votre bad girl favorite?

 

RÉAGISSEZ CI-DESSOUS

commentaire(s)

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Laissez la mort dormir en paix SVP!
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
Réinventer la lutte à la télé