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29/03/2020 | Chroniques

Marko Estrada : Des Maritimes jusqu’au sommet de la lutte québécoise

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Crédit photo : Gaetan Lanteigne

Maintenant l’un des visages les plus connus de la lutte au Québec, Marko Estrada a travaillé fort tout au long de sa carrière pour atteindre les plus hauts sommets. Ayant gradué à 18 ans de l’école de lutte où il s’entrainait, Estrada avoue qu’il était un passionné de lutte depuis son très jeune âge. « Je regardais surtout la WWF à l’époque et je voulais toujours me déguiser en Hulk Hogan ou en Ultimate Warrior à l’Halloween », explique celui que l’on surnomme « Le Champian du Mande ».

Même si les galas de lutte se faisaient rares dans les Maritimes, le jeune Marko Estrada tentait de voir le plus de lutte possible en personne. Il a d’ailleurs été marqué par un combat opposant Jacques Rougeau à Abdullah the Butcher qui se tenait à Caraquet à la même époque. Son envie de devenir lutteur lui est apparue vers l’âge de 14 ans, lors d’un gala de la Grand Prix Wrestling à Lamèque, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Avant de commencer à s’entraîner sérieusement pour devenir lutteur professionnel, Estrada s’est construit une arène de lutte dans sa cour arrière pour pouvoir s’adonner au « BackYard Wrestling » avec plusieurs de ses amis. Il admet même qu’une trentaine de personnes se rendaient autour de l’arène pour apprécier leurs prouesses.

UNTOUCHABLES

Un dilemme s’est alors présenté devant lui alors qu’il devait prendre une décision entre son rêve de devenir lutteur professionnel, ou celui de jouer au hockey dans la Ligue junior majeur du Québec. Comme la majorité des Canadiens, Marko Estrada a joué au hockey durant toute son enfance et rêvait également d’en faire une carrière. Au grand désarroi de son père, il a pris le chemin de Moncton, non pas pour aller impressionner les recruteurs des Wildcats de Moncton, mais bien pour apprendre tout sur la lutte professionnelle.

Estrada a appris extrêmement vite ce qu’il devait savoir, si bien que seulement quelques mois après son entrée à l’école de lutte, il était considéré comme un professionnel. Son premier combat officiel à eu lieu à l’Île-du-Prince-Édouard contre son entraîneur Cowboy Mike Hughes. Puisqu’il connaissait déjà bien Mike Hughes, Estrada affirme que son premier combat s’est très bien déroulé.

Puisqu’il n’y a pas beaucoup de fédérations de lutte dans les maritimes, Estrada ne pouvait pas lutter toutes les fins de semaine comme c’est le cas aujourd’hui. Il luttait très rarement, parfois une seule fois par deux mois. Il a ensuite trouvé son envol avec la MainStream Pro Wrestling en Nouvelle-Écosse avec qui il faisait des tournées de plusieurs semaines partout dans les maritimes. Il est alors devenu l’un des visages importants de la fédération. Il a ensuite poursuivi les tournées dans les maritimes, cette fois avec la nouvelle mouture de la Grand Prix Wrestling, sous les ordres d’Émile Duprée. Les tournées s’allongeaient avec la GPW avec des visites dans toutes les provinces des maritimes et avec quelques présences à Terre-Neuve. Souvent, Estrada pouvait lutter sept jours par semaine lors de ces tournées.

Crédit photo : Gaetan Lanteigne

Crédit photo : Gaetan Lanteigne

Selon le principal intéressé, cette période a été extrêmement bénéfique sur sa carrière puisqu’il a appris tout ce qu’il devait savoir sur la lutte : comment se déroule une tournée de lutte, comment travailler sur son personnage, comment faire réagir la foule, comment structurer les promos, etc.

Après plusieurs belles années au Nouveau-Brunswick, Marko Estrada a pris la décision de faire le saut au Québec, d’abord pour les études, mais il avait fait des recherches pour être certain de pouvoir continuer à lutter. La EWR a été la première fédération québécoise a lui ouvert ses portes jusqu’à la fermeture de la fédération.

Après quelques présences un peu partout au Québec, notamment avec la R2W, Estrada s’est établi à la NSPW de Québec et il a vécu toute l’évolution de cette fédération depuis ses débuts malgré un départ difficile.

Un règne de champion par équipe et deux règnes de champion NSPW plus tard, dont un de 1372 jours, Estrada est un visage connu des amateurs de lutte québécoise. Le lutteur vit bien avec ce statut de « p’tite vedette » comme il aime le dire. Estrada aime être reconnu lorsque des amateurs de lutte le voient et il apprécie aussi l’attention qu’il reçoit des médias locaux et des fans sur les réseaux sociaux.

ESTRADA SRC

À la question à savoir son combat préféré en carrière, Marko Estrada n’a pas hésité longtemps avant de parler de son affrontement avec Pete Dunne durant l’été 2017 à la NSPW. À ce moment-là, Dunne venait tout juste de remporter le titre UK de la WWE, mais il était beaucoup moins sous les feux de la rampe qu’à l’heure actuelle. Pour compléter l’anecdote, c’est Estrada lui-même qui a réussi à faire venir Dunne à Québec avant même d’en parler à la direction de la fédération. Il ajoute aussi qu’il a énormément apprécié la majorité de ses combats contre des vedettes internationales, puisque ceux-ci le forcent toujours à se dépasser.

Évidemment, il ne met pas de côté ses nombreux combats face à Matt Angel et Travis Toxic. Que ce soit en équipe ou lorsqu’ils s’affrontent, les trois hommes ont une chimie exceptionnelle dans le ring. D’ailleurs, dans la vidéo ci-haut, Estrada explique l’importance qu’a eue « Untouchables » dans le renouvellement dans la lutte québécoise. Le chemin d’Estrada, Angel et Toxic pourrait bien se croiser dans un avenir rapproché après les actions de Marko dans le récent combat opposant Matt Angel à Travis Toxic.

 

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