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01/10/2018 | Chroniques

Le Poing: Une saison 2018-2019 au Québec sous le signe du changement

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Pat Laprade

Pat Laprade

Avec mes chroniques à TVA Sports et l’écriture de mon prochain livre, je n’ai pas eu la chance d’écrire sur la scène locale depuis mes prix de l’année en janvier dernier. Et pourtant, il y a beaucoup de mouvement sur la scène indépendante québécoise.

NSPW
Commençons avec la promotion de l’année des sept dernières années, la NSPW de Québec. C’est d’ailleurs elle qui a beaucoup retenu l’attention ces dernières semaines.

Tout d’abord, cet été, elle a annoncé qu’elle avait fait signer à quelques-uns de ses lutteurs une entente d’exclusivité pour le Québec. Puis en septembre, elle a annoncé qu’elle avait acheté la FCL de Shawinigan, qu’elle avait un partenariat avec l’UCW dans les Maritimes, incluant une éventuelle présence de la NSPW dans les Maritimes en 2019, et qu’elle ferait un événement à Montréal le 3 novembre prochain. Finalement, l’ancien deux fois scripteur en chef de l’année, Michael Bisson, est de retour au bercail après quelques années passées à Montréal.

L’exclusivité, une bonne ou une mauvaise chose?
Sur les réseaux sociaux, les opinions étaient partagées. Pourtant, l’exclusivité au Québec sur la scène indépendante n’a rien de nouveau. L’ICW de Ludger Proulx l’a fait pendant longtemps et même jusqu’au début des années 2000. Il était interdit par la promotion d’aller lutter ailleurs, sauf si tu avais l’autorisation de Ludger. La NCW avait une meilleure souplesse à ce niveau, mais n’était pas friand à l’idée. Après avoir permis à ses lutteurs d’aller à la FLQ en 2000-2001, ces derniers ont du faire un choix à un moment donné. Et il y avait bien sûr les spectacles de Jacques Rougeau, qui comme on le sait, ne permettait pas à ses gars de lutter ailleurs.

Mais pour la première fois, la situation est totalement différente.

Premièrement, et c’est le point le plus important, les gars sont payés et payés davantage. Autant l’ICW que la NCW ne payaient pas leurs lutteurs. Le premier pouvait leur offrir de lutter à chaque semaine et le second aux deux semaines, ce qui, quand tu veux apprendre et t’améliorer, est quand même un atout à considérer.

Les gars sont mieux payés. On parle d’environ une fois et demie le salaire régulier, peut-être un peu moins. On leur promet également plus de dates et l’achat de la FCL est un pas en ce sens. Solidement installée à Shawinigan depuis de nombreuses années, la FCL attire une fois par mois de très bonnes assistances. Elle a aussi des « spots shows » intéressants l’été. Nino Mancuso, qui avait acheté la promotion de Réjean Désaulniers, voulait passer à autre chose lui qui est très occupé avec le ShawiCon. Martin Blais, le scripteur en chef, va demeurer en poste, sous la supervision de Bisson et du promoteur Steve Boutet.

L’exclusivité est bonne que pour le Québec. Les gars peuvent lutter dans les Maritimes, aux États-Unis et en Ontario, même pour la C4 à Ottawa. Donc, s’ils le désirent, ils peuvent continuer à lutter à chaque week-end et être payés plus ou décider de prendre une fin de semaine de congé et d’avoir un revenu similaire. Un gars comme Matt Angel par exemple, qui a souvent été blessé dans les derniers 18 mois, est l’exemple parfait d’un gars qui pourrait profiter de temps en temps d’un horaire plus léger.

Parce qu’entendons-nous. L’exclusivité, du moins pour l’instant, touche une partie de l’élite de la NSPW et non pas des recrues ou lutteurs moins expérimentés. Les Travis Toxic, Angel, Marko Estrada et Markus Burke, qui ont tous les quatre signés cette entente, n’ont plus rien à apprendre à lutter au Québec trois fois par semaine. Ils sont à l’étape de lutter contre plus expérimentés et meilleurs qu’eux, devant des fans qui ne les connaissent pas et ils doivent se faire voir davantage par les gros joueurs de la scène indépendante nord-américaine, qui malheureusement ne se trouvent ni à Montréal, ni à Québec. Pour Estrada c’est différent car il n’a jamais démontré un réel intérêt à lutter ailleurs qu’à Québec et dans ses Maritimes natales. Si ça n’avait pas été que Bisson a tour à tour été le scripteur en chef de la NCW et de la FLQ, il n’aurait presque pas lutté à Montréal. Les autres ayant signé cette entente sont Ivan Sullivan et Dick Durning.

En quoi ça avantage la NSPW?

Premièrement, cela leur permet de pouvoir compter sur leurs lutteurs en tout temps. En plus de faire une dizaine d’événements par année au Centre Horizon et maintenant une dizaine au Centre Christ-Roi à Shawinigan, la promotion présente plusieurs spectacles l’été dans des festivals ou autres. C’est le nom de la compagnie qui est en jeu et tu veux être capable de montrer le potentiel de ta promotion. Je ne veux pas dire que sans ces six lutteurs la NSPW n’est rien. Au contraire. Mais ces six lutteurs font bien souvent la différence entre un bon show et un excellent. Si tu présentes un excellent spectacle, il y a de bonnes chances que tu sois rappelé l’an prochain et que d’autres offres se présentent. La NSPW va présenter entre 30 et 40 spectacles dans la prochaine année, probablement la plus active après l’ICW qui présente encore des shows à chaque semaine, ce qui est un horaire assez chargé pour une promotion indépendante.

Aussi, cela permet à la NSPW de pouvoir bâtir des histoires autour de ces lutteurs sans soucis. Si un lutteur se faisait donner un titre ailleurs, il avait une certaine obligation d’y aller. Donc il se pouvait que certaines fois il choisisse cette autre promotion aux dépends de la NSPW.

Finalement, et selon moi c’est le plus gros argument, si tu veux voir Matt Angel ou Marko Estrada en direct au Québec, bien c’est à la NSPW que ça se passe. Oui, c’est dommage pour les fans de Montréal ou d’ailleurs qui ne peuvent se déplacer. Mais c’est quand même le but d’être exclusif. En même temps, l’achat de la FCL fait en sorte qu’un fan de Montréal a moins de route pour aller les voir et c’est aussi la raison de la présentation d’un événement à Montréal. Non, la NSPW ne veut pas envahir la métropole.

D’ailleurs si vous voyez Angel à Lutte07 et apres l’AWE à Chicoutimi, c’est qu’il s’était entendu avec ces promotions avant de signer exclusif. La même chose pour Marko Estrada en avril prochain al St-Basile.

Bien entendu, il y a des perdants. La FLQ, l’IWS et Battlewar sont les plus touchées. Mais elles sont aussi celles qui peuvent piger dans le plus grand bassin de lutteurs en province. Ceci dit, la NSPW n’a aucune responsabilité envers la province entière. C’est une entreprise qui doit penser à elle en premier. Combien de fois ai-je entendu que toutes les plus grosses promotions utilisaient les mêmes lutteurs ou presque? Et bien là, cela permet à la NSPW de se démarquer. De là l’importance selon moi de respecter la règle d’exclusivité au Québec.

En bout de ligne, la décision de la NSPW en est une d’affaires, une facette de l’industrie qu’on oublie trop souvent au Québec et est pourtant tellement importante. Demandez-le à tous ceux qui ont perdu des milliers de dollars avec la lutte. Somme toute, l’avenir nous dira si c’est un coup fumant ou pas de la part de Steve Boutet et son équipe. Cependant, si ça s’avérait être le contraire, je crois que ça valait la peine de l’essayer. Avec Bisson en charge des scénarios, ce qui était le point le plus faible de la promotion depuis deux ans, l’avenir est tout de même rose.

Une nouvelle promotion à Montréal : Main Event Wrestling
La saison 2018-2019 verra un nouveau joueur dans la région de Montréal en Main Event Wrestling, propriété de Nic Paterson.

Vous avez bien lu. Une autre promotion dans un marché aussi contingenté que celui de Montréal, là où il y a déjà l’IWS, Battlewar, la FLQ, l’ICW, la FCW, la NWC, LDDC et Torture Chamber.

MEW veut se démarquer avec un produit différent, donnant raison par la bande à la NSPW de signer des gars exclusifs. La promotion a l’intention d’utiliser principalement des lutteurs de l’Ontario et du Québec qu’on ne voit pas ailleurs. Paterson n’en est d’ailleurs pas à ses premières armes dans la lutte au Québec. Il a fondé l’IWS avec Manny Eleftheriou, a quitté et est revenu à quelques reprises. La raison qui l’a poussé à partir sa propre promotion est justement de vouloir offrir un produit différent, mais aussi d’un fort calibre. C’est pourquoi il s’est tourné vers Impact avec qui il a une entente pour ses événements. Les trois premiers seront Rich Swann, Sami Callihan et Fallah Bahh. Swann affrontera d’ailleurs Callihan, un geste que plusieurs promoteurs craignent de faire, alors qu’on aime mieux faire venir une star pour affronter un gars local. Le but est de créer des histoires autour d’eux, question qu’il y a ait un suivi au show suivant. Ce sera par contre plus difficile à faire étant que le groupe présentera ses événements aux deux mois et cette fréquence n’est jamais évidente pour les scénarios. Parmi les talents locaux annoncés jusqu’à maintenant, on y retrouve Urban Miles, Pauly Platinum, les Latino Connection et Genesis. D’autres viendront se greffer à eux, quoique la promotion ne prévoie pas faire plus de six matchs. L’humoriste et l’un des meilleurs gérants au Québec Mike Paterson, le frère de Nic, sera également impliqué. C’est donc dire que tout repose sur les gars d’Impact et sur la promotion autour du show pour remplir la salle de 350 personnes. La salle en est une belle cependant. Propriété du Canadien de Montréal, la Taverne 1909 est littéralement à côté du Centre Bell, au coin de l’avenue des Canadiens et de la rue de la Montagne en plein cœur du centre-ville et juste à côté d’une station de métro. En fait, je me demande même si on est obligé de sortir à l’extérieur quand on débarque au métro Lucien l’Allier.

Le projet est certes ambitieux et indiquera à quel point les lutteurs d’Impact veulent encore dire quelque chose au Québec. Il y a sept ans, un événement avec que des lutteurs de la TNA avait attiré 670 payants, alors que le produit était encore à la télévision au Québec. Le premier événement aura lieu le 16 novembre.

Ça bouge en Outaouais!
Pour la première fois en plusieurs années, il y a beaucoup de nouveautés dans la grande région de Gatineau-Ottawa.

C4 à Ottawa a changé de salle l’été dernier. La salle que la promotion avait depuis 10 ans a été vendue et même les Chevaliers de Colomb qui occupaient principalement la salle sont obligés de déménager. La nouvelle salle est située dans la petite Italie d’Ottawa, mieux centrée et facile d’accès. Une superbe salle de mariage qui en fait l’une des plus belles salles sur le territoire. L’envers de la médaille est que la majorité des mariages ont lieu les samedis, donc C4 doit produire ses événements le vendredi maintenant. Jusqu’à présent, les amateurs ont suivi, ce qui n’est pas surprenant quand on sait qu’il y a plus d’amateurs de C4 que de lutte présents aux événements.

Toujours en lien avec C4, Femmes Fatales a annoncé qu’elle serait de retour en février prochain, la promotion toute féminine ayant subi les contrecoups de ce changement de salle.

Ceci dit, Gatineau va aussi avoir de la lutte avec non pas une, mais deux promotions, du jamais vu depuis les belles années de la CPW. À Aylmer, tout près de la frontière ontarienne, il y aura Lutte07 (l’Outaouais est la 7e région administrative au Québec) propriété de Nicolas Dansereau (Evil Uno), Steven Boivin (Pistola, un ancien de la CPW) et Patrick Lozinski. Boivin, qui œuvre dans le domaine du podcast, de la radio et des arts, était en charge du Festival Transistor, un festival de radio numérique à Gatineau qui avait présenté des combats de lutte au mois de mai dernier. Lozinski est pour sa part un caméraman de métier qui produit les vidéos en début de gala pour C4.

De plus, le groupe, en partenariat avec C4 et Acclaim (à Ottawa), ouvre une école de lutte à Gatineau qui aura comme entraîneurs Dansereau et Marc Dionne (Stu Grayson), ou si vous aimez mieux, les Super Smash Bros. Le premier événement de Lutte07 est prévu pour jeudi le 11 octobre. Oui, un jeudi, un soir moins attrayant pour les gens qui habitent plus loin, mais localement, il y a des shows d’humour ou des matchs de hockey les jeudis et les gens sont quand même au rendez-vous. Avec des lutteurs et lutteuses tels que David Starr, TDT, Grayson, Uno, Vanessa Kraven, Matt Angel et Benjamin Tull, ça donne déjà une idée du type de promotion que ce sera.

Si Aylmer est à la limite ouest de la ville, juste de l’autre côté du pont Champlain à Ottawa, une autre promotion ouvrira ses portes à Buckingham, à la limite nord-est de la ville de Gatineau. Les deux promotions sont donc aux extrémités opposées de Gatineau, à environ 40 minutes l’une de l’autre.

La GPW (Gatineau Pro Wrestling) appartient quant à elle à Martin Villeneuve (Casey « The Crow » Katana), Guillaume Charbonneau (Sheriff Bill), Éric Carpentier (Justin Sane) et Dereick Clément (Thunder), tous des anciens de la défunte CPW et plus récemment, qui ont participé au dernier événement de Jacques Rougeau. Le groupe a d’ailleurs acheté l’équipement et l’arène de Rougeau. Le concept est encore flou, car on parle de lutte familiale, mais en même temps, je serais très surpris que Jake Matthews contre Thunder soit un combat familial ou à tout le moins familial comme Rougeau l’entendait, alors que celui-ci interdisait les coups de poings et coups de pieds. Je comprends qu’on essaie de faire différent, mais à une époque où le « workrate » a une plus grande importance que jamais, je ne suis pas sûr si la lutte familiale a sa place. Ceci dit, les gens de Buckingham sont reconnus pour encourager ce qui se passe chez eux, donc si la foule est au rendez-vous, à long terme et non pas juste pour l’événement initial, cela n’aura pas d’importance. Leur premier événement est prévu pour dimanche le 21 octobre.

Il sera intéressant de voir si ces nouvelles promotions viendront nuire au succès que la C4 a dans la région depuis une décennie déjà. Si on part avec l’idée que C4 a développé un « cult following » avec les années, les vrais fidèles de C4 n’iront pas ailleurs. Reste à savoir maintenant s’il y a assez de fans pour quatre promotions. La NSPW devrait se compter chanceuse que la situation ne lui soit pas encore arrivée à Québec depuis qu’elle a gagné sa guerre contre la R2W.

Ailleurs dans le grand Montréal : LDDC, IWS, FCW, FLQ et NCW
La LDDC revient pour une deuxième saison avec un concept moins bien défini, alors que dans la première saison, il était clair qu’il s’agissait d’un tournoi en simple à long terme. Cette fois-ci on parle d’un tournoi par équipe, mais l’impression que j’ai c’est qu’on met plus d’emphase sur les invités et les scénarios que le tournoi comme tel. Qu’ils le veulent ou pas, les gars de la LDDC sont en train de devenir une promotion de lutte à part entière et non plus les organisateurs d’un gros tournoi. Ils ont terminé cette première saison en force avec l’un des meilleurs shows de l’année au Québec et ont déjà offert l’un des meilleurs combats de l’année en Bailey et Flip Gordon il y a quelques semaines. Ils pensent souvent « à l’extérieur de la boîte » et malgré que la salle n’accueille qu’une centaine de spectateurs, le produit présenté est généralement bon.

À travers tous ces changements, l’IWS fait venir les British Strong Style (Pete Dunne et les Moustaches Mountains) en octobre et bien que ce soit des gros noms qui attirent, leur venue me laisse perplexe pour deux raisons. Premièrement, parce que les gars ne sont plus une nouveauté, particulièrement Dunne qui a lutté à quelques reprise sur le territoire dans les derniers deux ans. Mais surtout parce que l’IWS ne peut présenter ces trois lutteurs à la télévision de RDS 2, car leur contrat avec la WWE ne leur permet pas. Je pense qu’ils auraient avantage à faire venir des lutteurs de Ring of Honor ou de la New Japan, le lien naturel avec l’émission de télévision. Ceci dit, pour les amateurs, la qualité des combats devrait être excellente. La promotion se prépare également pour un gros événement au Metropolis et une présence au New Jersey pendant la fin de semaine de WrestleMania.

La FLQ a subi un changement interne avec le départ de Michael Bisson, qui a été remplacé par l’auteur et historien Bertrand Hébert, qui fera un retour aux sources en étant le scripteur en chef de la promotion. Hébert a occupé ces fonctions pendant de nombreuses années avec la NCW, mais aussi avec Jacques Rougeau et la ToW lorsque celle-ci a produit des pilotes pour la télévision. La promotion continue son association avec SMASH de Toronto.

La FCW est une promotion méconnue à Montréal. Située au coin de des rues Drolet et Jarry, elle roule sa bosse depuis plusieurs années déjà, à l’abri des projecteurs. La promotion vient tout juste de changer de propriétaire alors que Sylvain De Sève, mieux connu sous le nom de Super Sly, en compagnie de Ghislain Jetté-Martin, vient d’acheter le tout. De Sève lutte au Québec depuis plus de 15 ans ayant fait ses débuts à la WTA, pour ensuite aller à l’ICW et par la suite un peu partout en province lorsqu’il a commencé à personnifier l’un des McGoths. Il a une bonne réputation dans le milieu et compte faire de la FCW une promotion dont on va parler davantage.

Finalement, sur la Rive-Nord de Montréal, la NCW a déménagé de Ste-Thérèse à Boisbriand, demeurant la seule promotion a œuvré dans cette région du Québec.

Malgré ce qui est certes un marché surexploité avec une vingtaine de promotions, le circuit indépendant au Québec est bien vivant et la saison 2018-2019 s’annonce intéressante. Il ne reste que trois mois avant la fin de l’année et il sera intéressant de voir si une promotion arrivera à expulser la NSPW de son siège conducteur, si des matchs pourront se greffer à la liste des meilleurs de l’année et, bien entendu, comment ces changements et nouvelles promotions viendront affecter la scène.

Resto-Bar
Cette chronique est une presentation du Resto-Bar Coin du Métro. Le Resto-Bar Coin du Métro, 10 719 Lajeunesse, l’endroit par excellence pour tous les événements sportifs tels que le hockey, le soccer, la boxe, la lutte et le football à Montréal! Vous pouvez aussi consulter leur page Facebook.

Bonne lutte à tous et à toutes!

Si vous avez des questions, des suggestions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi au patric_laprade@videotron.ca, sur ma page Facebook ou sur mon compte Twitter ou sur Instagram toujours sous Pat Laprade.

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