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18/12/2020 | Chroniques

Le Poing : LuFisto, Yukon Eric et Henri Deglane au Temple de la renommée de la lutte au Québec

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Trois nouvelles personnes font leur entrée au Temple de la renommée de la Lutte au Québec. Il s’agit de LuFisto, Yukon Eric et Henri Deglane.

Dans la catégorie des Québécois, LuFisto devient la deuxième femme seulement à faire son entrée dans le Temple de la renommée de la lutte au Québec après Vivian Vachon. De plus, elle est la toute première à avoir eu une carrière uniquement sur les circuits indépendants, ce qui rend l’exploit encore plus impressionnant. Elle avait toujours eu un certain support de la part du comité, terminant troisième en 2017, mais jamais assez pour y être intronisée.

Le comité comprend d’anciens lutteurs, des lutteurs actuels, de même que plusieurs personnalités ayant suivi l’histoire de la lutte au Québec à différentes époques.

Parmi ceux qui sont passés près d’être intronisés cette année, notons Le Bourreau, Neil Guay, qui a entre autres fait équipe avec Hulk Hogan au début des années 80, René Goulet, qui a connu une solide carrière avec l’AWA et ensuite comme champion par équipe avec la WWWF, et Chris Benoit, dont la carrière n’a plus besoin de présentation et qui serait déjà intronisé si ce n’était pas de comment la fin de sa vie s’est déroulé.

Du côté des non-Québécois, le comité doit uniquement considérer ce que les personnalités ont accompli au Québec. Parmi ceux qui ont suivi Eric, qui avait terminé deuxième à chacune des deux dernières années, on retrouve Leo Burke, qui en plus d’avoir lutté ici dans les années 1980, a aussi occupé le rôle de scripteur en chef, de même que le promoteur Vince McMahon Jr.

Étant donné que les retraites arrivent très tard ou n’existent tout simplement pas dans la lutte professionnelle, les règles pour être admis au Temple de la renommée stipulent que la personne doit avoir travaillé dans le monde de la lutte pendant au moins 15 ans, ou avoir atteint l’âge de 35 ans, ou être décédé et avoir travaillé durant l’un des âges d’or de la lutte au Québec, pour une promotion mondiale d’importance ou avoir eu une carrière internationale d’importance. Pour les acteurs de la scène indépendante, qui existe au Québec depuis 1990, il faut que ces derniers aient eu une carrière internationale digne de mention. Sinon, il est très difficile de comparer les époques. Qui a eu une meilleure carrière entre Richard Charland et Franky the Mobster par exemple? Pas si évident que ça. J’ai annoncé plus tôt cette année qu’en 2021, il y aura le tout premier Temple de la renommée de la lutte indépendante au Québec, une façon justement pour contrebalancer le tout.

La meilleure lutteuse de l’histoire de la province
Avoir une carrière internationale, c’est exactement ce que LuFisto a connue. Elle a lutté aux quatre coins du globe : Japon, Mexique, Europe, un peu partout aux États-Unis et bien entendu, au Canada.

Si le titre de meilleure lutteuse dans l’histoire de la province a déjà appartenu à Vivian Vachon, il appartient maintenant à Geneviève Goulet, mieux connue sous le nom de LuFisto.

Après avoir été entraînée à Sorel, d’où elle est native, par Pierre Marchessault et Patrick Lewis, Goulet a eu son premier combat le 23 juin 1997, à l’âge de 17 ans. Au début sous les noms de Lucifer et Precious Lucy et maintenant sous celui de LuFisto, elle a adopté un style très populaire à la fin des années 90 et au début des années 2000, soit la lutte extrême, communément appelée hardcore. Surnommée la « Première dame du hardcore », elle a été récompensée plus souvent qu’à son tour. Elle a été invitée à participer à des événements de lutte extrême au Mexique pour la LLF, où elle a été championne extrême. De plus, toujours en 2003, elle est allée au Japon pour une tournée de deux mois.

C’est à l’ICW des frères Ludger et Serge Proulx qu’elle a commencé à faire de la lutte extrême, voulant prouver que les femmes pouvaient en faire autant que les hommes. C’est aussi Serge Proulx qui a été le premier lutteur à lui donner une chance de se faire valoir contre un homme, un autre aspect pour lequel Goulet s’est fait connaître. Les Proulx ainsi que l’ancien lutteur Len Shelley auront d’ailleurs aider la Soreloise dans son développement en début de carrière.

Par la suite, les choses n’ont fait que débouler. Dans l’ordre ou dans le désordre, elle a remporté le titre Iron Man de la CZW, elle a remporté le King of the Death Match Tournament de même que le Queen of the Death Match Tournament, elle a remporté le titre de la ALF et de Femmes Fatales et en devenue une sommité dans les sphères de la lutte extrême, mixte et féminine.

Durant ses voyages, elle a remporté des titres féminins, mais aussi des titres masculins, une fierté pour elle. Elle est entre autres devenue la première lutteuse au Canada à remporter un titre majeur masculin, lorsqu’elle a remporté le titre de la NSPW en décembre 2012. Cette volonté à vouloir lutter contre des hommes a même fait tomber la Commission Athlétique de l’Ontario, qui au début refusait qu’elle lutte contre des hommes et qui a fini par céder et ne plus régir du tout la lutte professionnelle.

C’est en se démarquant comme ça qu’elle s’est bâtie une solide réputation, pas seulement au Québec, mais partout ailleurs. Elle fut une régulière de la plus grosse fédération de lutte féminine aux États-Unis, SHIMMER où elle devenue très populaire, a été championne à SHINE et a remporté un tournoi tout féminin en Allemagne. Elle a aussi lutté pour la plupart des grosses fédérations indépendantes aux États-Unis, telles que CZW, PWG et ROH.

Au Québec, elle est vue comme une demi-déesse, principalement par les autres lutteuses de la province. Plusieurs parmi celles-ci sont devenues lutteuses à cause de Goulet et elles sont souvent impressionnées lorsque vient le temps d’affronter leur idole. De plus, Goulet a pris plusieurs filles sous son aile à travers les années et les a aidées à se développer et à s’améliorer. Par ses exploits, LuFisto est devenue très populaire du point de vue médiatique, ayant fait l’objet de plusieurs reportages dans des revues, journaux et à la télévision.

Depuis 2002, elle a été votée meilleure lutteuse indépendante au Québec 14 fois sur une possibilité de 18. Elle fut également votée dans le top 5 des meilleurs lutteurs/lutteuses de la décennie 2000-2009 et 2010-2019, en plus d’être nommée la lutteuse de la décennie à ces deux mêmes occasions. Ses matchs contre Awesome Kong en 2008 et Cheerleader Melissa en 2009 furent votés match de l’année au Québec.

Maintenant âgée de 40 ans et malgré quelques problèmes de santé qui l’ont presqu’envoyé à la retraite, elle est toujours en entente de cette chance de travailler pour l’une des grosses organisations mondiales de lutte, le seul élément qu’il manque à son résumé, ce qui ne l’a pas empêchée d’être intronisée.

Plus qu’une oreille arrachée
Oui. L’histoire est bien vraie. Ce n’est pas un des nombreux mythes reliés à la lutte professionnelle. Yukon Eric s’est réellement fait arracher l’oreille par Killer Kowalski.

C’était le 15 octobre 1952, devant 12 000 personnes. Kowalski et Eric était dans une rivalité depuis un an environ. La prise de finition du géant polonais était une descente du genou du haut des câbles. Eric, comme plusieurs lutteurs de l’époque, avait les oreilles en choux-fleurs, ce qui a comme conséquence que l’oreille reste moins attachée à la tête qu’une oreille normale, elle est donc plus fragile aux coups. Kowalski y est allé de sa prise, mais Eric s’est mal positionné et le genou a percuté l’oreille qui s’est carrément décollé de la tête d’Eric et s’est mise à rouler dans l’arène. L’arbitre, Sammy Mack, croyant qu’un spectateur avait lancé un débris dans le ring, a ramassé l’oreille et l’a simplement mis dans sa poche.

L'arbitre Sammy Mack avec l'oreille de Yukon Eric!

L’arbitre Sammy Mack avec l’oreille de Yukon Eric!

Le sang s’est mis à gicler et c’est là que l’arbitre s’est rendu compte de la chose. C’est après ce combat que Kowalski a hérité du surnom « Killer ».

Évidemment, ça prenait un match revanche qui a eu lieu le 14 janvier 1953. En ce mercredi d’hiver québécois, l’événement présenté au Forum était le premier à être diffusé à la télévision de Radio-Canada. Cependant, puisque les promoteurs croyaient que la télé allait leur faire perdre des revenus, seulement les préliminaires étaient présentées à la télévision. Si on voulait voir Kowalski et Eric, il fallait payer son billet et être présent au Forum pour la finale. Le combat a attiré 16 042 fans. La semaine suivante, les deux attiraient 14 443 personnes.

Né Eric Holmback dans l’état de Washington, il n’était pas un étranger des grandes foules. En effet, entre 1950 et 1953, il fut l’une des grandes vedettes au Québec. Il se classe d’ailleurs au 21e rang de l’histoire de ceux qui ont attiré le plus dans l’histoire de la lutte au Québec. En plus d’avoir des rivalités face au populaire Bobby Managoff (de qui il a gagné et perdu le titre mondial de Montréal en 1950) et au célèbre Buddy Rogers, il a rempli le stade Delorimier à deux reprises face à Yvon Robert à l’été 1950, soit 16 192 amateurs le 18 juillet et un mois plus tard, 20 461. Sa première finale face à Kowalski en novembre 1951 avait attiré 15 223 spectateurs et un autre combat entre les deux en avait intéressé 14 287 autres en mai 1952. Cependant, après sa rivalité terminée avec Kowalski, il n’a plus jamais attiré au même niveau. Sa dernière présence à Montréal aura été en 1963.

Malheureusement, deux ans plus tard, le 16 janvier 1965, non pas à cause de son oreille, mais bien parce qu’il venait de se séparer de son épouse et qu’il avait des problèmes financiers, Eric s’est enlevé la vie à l’âge de 48 ans.

Son nom restera gravé à jamais avec la riche histoire de la lutte au Québec.

Un ancien champion olympique à la rescousse
Le premier grand promoteur de Montréal fut George Kennedy, natif de Montréal et ancien lutteur, qui était aussi propriétaire des Canadiens de Montréal. Kennedy est décédé le 19 octobre 1921 de la grippe espagnole, de sorte que le promoteur de New York et ami de Kennedy, Jack Curley (qui avait grandi en France et parlait français) a hérité du territoire et a nommé l’un des assistants de Kennedy, Lucien Riopel, comme promoteur local.

Mais le décès de Kennedy avait laissé des traces. Seulement deux spectacles avaient attiré mieux que 5 000 spectateurs entre 1921 et 1928. Il n’y avait même pas eu de spectacles de lutte professionnelle à Montréal en 1923 et 1927.

Curley et Riopel avaient tous les deux un œil sur le héros olympique français, Henri Deglane, qui avait remporté la médaille d’or en lutte gréco-romaine aux Jeux Olympiques de 1924 à Paris et qui était devenu professionnelle par la suite.

Le premier match de Deglane à Montréal a eu lieu le 23 avril 1928 devant seulement 1 200 partisans. Il s’agissait du premier de cinq événements principaux consécutifs que Deglane ferait à Montréal à l’aréna du Mont-Royal. À la fin de la saison en octobre, Deglane avait fait partie de 20 des 24 cartes. En six mois, les assistances avaient grimpé, atteignant les 10 000 personnes, cette dernière foule étant enregistrée le 17 septembre 1928, lorsque Deglane a affronté Stanislaus Zbyszko. C’était la plus grande foule à Montréal depuis 1913.

Avec Deglane, les partisans montréalais avaient trouvé un athlète qui parlait leur langue et en qui ils pouvaient avoir confiance. Pour sa part, Deglane a trouvé une deuxième maison, là où les fans resteraient vrais à travers les victoires et les défaites. Curley et Riopel avaient gagné leur pari. Montréal était redevenu un incontournable une fois de plus et ce, grâce à Deglane.

Le tout premier Montreal Screw Job
Mais c’est en 1931 que Deglane pris part à un match qui fait encore parler aujourd’hui, ni plus ni moins le tout premier Montreal Screw Job et selon Jim Cornette, le match qui l’avait inspiré à conseiller Vince McMahon d’enlever le titre à Bret Hart en 1997.

Ed « Strangler » Lewis avait une grande influence sur qui serait champion du monde. Après tout, Lewis, le meilleur shooter au monde pendant plus de dix ans, perdait quand il le voulait et contre qui il le voulait.

La seule manière de s’assurer que Lewis allait perdre était de le payer, ce que Paul Bowser avait fait en 1929, lorsque Lewis a perdu contre Gus Sonnenberg le 4 janvier 1929 au Boston Gardens. Son cachet était de 50 000 $ sur les 70 000 $ récoltés au guichet. Lewis et son gérant Billy Sandow avaient également négocié un 70 000 $ additionnel comme garantie que Lewis reprendrait son titre une fois que la valeur de Sonnenberg aurait commencé à décliner. En d’autres mots, Sonnenberg allait perdre le titre contre Lewis ou payer 70 000 $ à Lewis et Sandow.

Mais en 1930, Bowser avait décidé de faire de l’olympien Ed Don George son prochain champion mondial. Sandow et Lewis attendaient donc leur paiement, mais l’histoire ne nous dit pas si Bowser a oublié ou refusé de payer. Il a fort probablement oublié, car sinon, il n’aurait jamais accepté de mettre son nouveau champion contre Lewis au Wrigley Field de Los Angeles le 13 avril 1931. Quoique certains croyaient qu’un olympien ne ferait qu’une bouchée de Lewis dans un véritable combat, ils avaient tort. Lewis avait offert à George de lutter ou de donner à la foule un bon match. George savait ce que cela voulait dire : il n’allait plus être champion à la fin du combat. C’était la façon de Lewis de se venger pour la perte des 70 000$ promis par Bowser.

Paul Bowser aurait pu payer son dû à Lewis, mais il a choisi de lui voler le titre à son tour.

Pour ce faire, il a organisé un combat à Montréal entre Lewis et Deglane, le 4 mai 1931.

La première chute a été l’affaire de Deglane, qui a remporté le tombé avec une clé de bras roulante à 33 minutes 15 secondes. Comme le voulait la coutume à l’époque, les deux lutteurs sont retournés à leur vestiaire respectif pour une période de repos. L’histoire veut que pendant cette pause, soit Deglane s’est soit mordu le bras droit, soit son gérant Dan Koloff, le policier de Bowser, l’ait fait.

Les deux lutteurs sont revenus sur le ring pour la deuxième chute. Après un peu plus de neuf minutes, Lewis a remporté la seconde chute sur son adversaire. Mais alors que Deglane se penchait vers son coin, l’arbitre Tremblay a remarqué qu’il tenait son bras. Tremblay, qui n’était pas dans le coup, a regardé le bras et a vu des marques de dents. Deux rangées de marques de dents étaient parfaitement visibles sur la peau mauve du bras de Deglane.

Tremblay a expliqué ce qu’il a vu au commissaire, tout aussi aveugle de se qui se passait réellement que Tremblay, qui a dit à l’arbitre de disqualifier Lewis et de donner la deuxième chute, la victoire et le titre à Deglane. Sandow était furieux. On lui ordonna de quitter l’amphithéâtre sous peine de perdre son permis de gérant. Trois officiels l’ont escorté.

Le lendemain, Sandow a mis un protêt sur le combat en déposant un bon de 5 000 $ à la Commission athlétique de Montréal pour faire renverser la décision, citant que le compte fut trop rapide lors de la première chute et que Deglane s’était automutilé lors de la deuxième, sans succès.

Bowser avait réussi à reprendre le contrôle du titre, à solidifier sa place dans l’échiquier du monde de la lutte et faire de Deglane une plus grande attraction. À six reprises, Deglane a attiré la plus grande foule de l’année à Montréal, se classant au troisième rang de la liste de tous les temps, derrière seulement Robert et Hulk Hogan.

Malgré ces statistiques, bien qu’il soit un ancien champion du monde, la plus grande réalisation de Deglane est l’influence et l’héritage qu’il a laissés à Montréal. Il est celui qui a ramené la lutte sur une base hebdomadaire à Montréal et c’est en raison de sa popularité que le Forum de Montréal a commencé également à mettre en vedette la lutte.

Les années 1930 ont également été témoins de la création de nombreuses promotions, plus petites, un peu comme le circuit indépendant d’aujourd’hui, avec des poids légers et des lutteurs locaux qui, pour la grande majorité, ne luttaient pas au Forum. Tout cela était possible parce que la lutte était redevenue populaire. Le duo composé de Deglane et Riopel a été un précurseur de celui composé d’Yvon Robert et d’Eddie Quinn.

Et la beauté dans tout ça est que Deglane, qui était l’idole d’Yvon Robert, a relancé la lutte à Montréal, jusqu’à ce que Robert prenne la relève et devienne la plus grande vedette que la ville n’a jamas eue.

Qu’est-ce qui nous attend pour 2021?
Il sera intéressant de voir comment Sami Zayn sera vu l’an prochain, lui qui a eu plus de support cette année que dans les années passées. Je m’explique toujours mal pourquoi Stan Stasiak ne fait toujours pas partie du Temple. Il a beau être méconnu dans sa propre province, le Saguenéen fait partie de la courte liste de Québécois ayant été champion de la WWE (WWWF à ce moment-là), a attiré de bonnes foules comme heel autant dans le nord-est que dans l’Oregon et même la WWE l’a intronisé dans son temple.

Du côté des non-Québécois, je ne comprends pas comment Vince McMahon n’y est toujours pas. Qu’on pense qu’il a tué la lutte locale ou pas, il est quand même le plus important promoteur de lutte en province depuis 30 ans et plusieurs grandes assistances dans le livre des records lui appartiennent. Randy Savage, Argentina Rocca, Pat O’Connor et l’Undertaker, qui se retrouvent dans le top 25 de ceux ayant attiré le plus au Québec, sont maintenant les plus hauts non-Québécois sur cette liste qui ne font pas encore partie du temple.

Voici, en terminant, la liste des personnes intronisées :

Québécois:
Dino Bravo – 2005
Eddy Creatchman – 2005
Rick Martel – 2005
Mad Dog Vachon – 2005
Gino Brito – 2005
Jos Leduc – 2005
Yvon Robert – 2005
Little Beaver – 2005
Pat Patterson – 2005
Johnny Rougeau – 2005
Ronnie Garvin – 2005
Paul Leduc – 2005
Jacques Rougeau – 2005
Jacques Rougeau Jr. – 2005
Raymond Rougeau – 2005
Tarzan Tyler – 2005
Bob Langevin – 2007
Hans Schmidt – 2007
Michel Dubois – 2008
Paul Vachon – 2008
Frenchy Martin – 2008
Pierre Lefebvre – 2008
Sky Low Low – 2009
Vivian Vachon – 2010
Pat Girard – 2010
Michel Normandin – 2011
Frank Valois – 2011
Larry Moquin – 2012
Pierre-Carl Ouellet – 2013
Jack Britton – 2014
Adrien Desbois – 2015
Frères Baillargeon – 2015
Richard Charland – 2016
Gilles Poisson – 2016
Kevin Owens – 2017
Omer Marchessault – 2018
Eddy Auger – 2019
LuFisto – 2020

Non-Québécois :
Abdullah the Butcher – 2006
Édouard Carpentier – 2006
Andre the Giant – 2006
Killer Kowalski – 2007
Don Leo Jonathan – 2007
Buddy Rogers – 2008
Lou Thesz – 2008
Hulk Hogan – 2010
Eddie Quinn – 2010
Ivan Koloff – 2011
The Sheik – 2012
King Tonga – 2013
Sailor White – 2014
Road Warriors – 2015
Billy Robinson – 2015
Bobby Managoff – 2016
Bret Hart – 2017
Jimmy Garvin – 2018
Poudrés d’Hollywood – 2019
Yukon Eric – 2020

Pionniers :
George Kennedy – 2014
Eugène Tremblay – 2017
Henri Deglane – 2020

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