Suivez-nous sur Facebook
17/10/2020 | Chroniques

Le Poing: les dessous du classement des 100 meilleures lutteuses du PWI

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Le Poing: le retour de la lutte au Québec, que les vrais délinquants soient dénoncés
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
La chronique de Pat Laprade: Une belle opportunité!

PWI Women 100

Pat Laprade

Pat Laprade

Lorsque j’étais plus jeune, les magazines étaient la source par excellence afin de se tenir au courant des plus récentes nouvelles dans le monde de la lutte. The Wrestler, Inside Wrestling, le magazine de la WWF, Lutte/Boxe/Kickboxing, qui couvrait la lutte locale, mais celui qui me fascinait plus particulièrement était le Pro Wrestling Illustrated. Le nom m’accrochait et de plus, je pouvais lire sur toutes les vedettes d’un monde que j’apprenais à connaître. J’ai appris une partie de mon anglais en lisant cette revue.

Depuis plusieurs mois maintenant, j’ai la chance de remplacer mon ami Dan Murphy en m’occupant du classement hebdomadaire de la division féminine sur le site web du PWI et lorsque le magazine est publié, de son classement périodique.

Lorsque l’éditeur en chef, Kevin McElvaney, m’a contacté afin de faire partie non seulement du comité de sélection pour la prochaine édition du PWI Women 100 – le penchant féminin du PWI 500 -, mais en plus de signer des textes, de brefs résumés sur la dernière année d’une vingtaine de lutteuses, j’ai immédiatement accepté.

Même si les magazines n’ont plus la même importance maintenant, le PWI étant le seul magazine de lutte aux États-Unis et au Canada, je dois vous avouer que j’étais très fier de pouvoir collaborer et de pouvoir écrire pour la toute première fois dans le magazine qui a bercé mon enfance et mon adolescence, une des rares choses que je n’avais pas encore faites dans cette industrie.

Contrairement aux années passées, McElvaney voulait que les 100 positions se décident via un comité, contrairement aux années précédentes où seules les 20 ou 30 premières positions l’étaient, le reste étant l’œuvre de Murphy qui, soit dit en passant, faisait un excellent travail, alors que l’idée de faire un classement féminin était la sienne.

Une rencontre par Zoom un soir du mois d’août dernier s’est donc organisée entre McElvaney, le journaliste du PWI Al Castle, la copropriétaire du site web spécialisé en lutte féminine Bell to Belles, Kristen Ashly, l’éditrice séniore pour la lutte professionnelle du site web Sportskeeda, Andrea Hangst et moi-même.

Bayley fut championne SmackDown pendant presque toute l'année

Bayley fut championne SmackDown pendant presque toute l’année

Bayley Two Belts, #1
Il fallait d’abord trouver qui nous allions mettre au tout premier rang. Vous devez savoir que le PWI base ses classements sur la fiche victoires/défaites, les titres, la qualité d’adversaires, les habiletés techniques, si la lutteuse a été active durant la période d’évaluation et le momentum derrière elle, en termes de lutte, son push.

Dans ce contexte, la première chose à faire était de regarder qui avait été championne au cours de la période d’évaluation, soit du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020.

Becky Lynch, Charlotte Flair, Asuka, Io Shirai, Hikaru Shida, Tessa Blanchard, Jordynne Grace, Riho et Sasha Banks l’avaient toutes été. Mais une seule était championne d’un titre majeur depuis presque le début de la période d’évaluation et il s’agissait de Bayley. En effet, le 11 octobre 2019, la lutteuse de San Jose défaisait Charlotte lors d’un épisode de SmackDown, gagnant ainsi le titre pour la deuxième fois en carrière.

Depuis, elle l’avait défendu à de multiples occasions, battant en cours de route des lutteuses de la trempe de Nikki Cross, Naomi et Asuka, en plus d’avoir connu tout un été alors que Sasha Banks et elle étaient le duo le plus divertissant, toutes émissions confondues à la WWE, remportant d’ailleurs les titres par équipe.

Le choix était unanime.

Becky devant Asuka?
La deuxième position a été plus compliquée à décider.

Becky Lynch n’a lutté qu’une demi-année, mais elle a tellement connu une première moitié de calendrier dominante et aussi, à ne pas négliger, elle n’a jamais perdu le titre, quittant pour un congé de maternité. Je trouvais personnellement que c’était le bon message à envoyer: une femme peut quitter en pleine gloire pour donner naissance à un enfant et ne pas être pénalisée pour autant. J’avais convaincu ceux et celles qui doutaient encore.

Cependant, la victoire d’Asuka à SummerSlam contre Sasha Banks est venue remettre le tout en doute. Alors que certains dans le comité croyaient qu’on devrait faire passer Asuka devant Lynch, j’ai sorti certaines statistiques. Parce que bien que la rencontre Zoom avait eu lieu en août, afin de commencer à écrire les biographies et de faire la mise en page, nous nous étions gardés la possibilité de faire des changements jusqu’à la fin septembre.

Becky a eu une fiche de 48-5-1, a été championne pendant 223 jours, a défendu le titre à quatre reprises (face à Banks, Shayna Baszler et deux fois contre Asuka), a lutté sur six événements spéciaux, dont deux en finale, a remporté un match Hell in a Cell et a remporté son match à WrestleMania.

De son côté, Asuka a eu une fiche de 39-35-2, a été championne pendant 109 jours, a lutté dans 10 événements spéciaux, un seul en finale, a gagné un match Money in the Bank, a perdu à WrestleMania, a lutté une bonne partie de l’année en équipe, n’a pas battu Lynch pour le titre de Raw et a perdu le titre contre Banks. De plus, Becky avait une fiche de 21-5 contre Asuka, 21 de ces matchs étant des combats en simple.

J’avais gagné mon point! Asuka, avec ses deux titres de Raw et son titre par équipe avec Kairi Sane, compléterait le podium.

Les Four Horsewomen de la WWE, 4 des 5 premières

Les Four Horsewomen de la WWE, 4 des 5 premières

Un top-5 WWE?
Pour la quatrième position, plusieurs choix ont été discutés : Flair, Banks, Blanchard, Shirai, Shida et Riho. Au final, on trouvait que Flair, avec sa victoire au Royal Rumble, sa victoire pour le titre NXT à WrestleMania et parce qu’elle est probablement la meilleure lutteuse nord-américaine au sein de la compagnie, étaient suffisants pour surmonter le fait qu’elle n’a pas lutté depuis le mois de juin. De toute façon, à cause de la pandémie, l’année 2020 depuis le mois de mars doit être analysée différemment, alors que plusieurs compagnies ont arrêté leurs activités ou dans le cas de la WWE, diminué le nombre d’événements. On a réalisé que l’impact de quelqu’un qui a manqué, comme Charlotte, trois mois d’activité, n’était pas le même cette année que lors d’une année régulière.

Restait donc la dernière position de ce top-5.

Le consensus chez mes collègues était Hikaru Shida, la championne AEW. Mais je n’étais pas d’accord.

On était encore dans l’été fantastique de Bayley et de Sasha, cette dernière était championne à Raw au moment de notre première rencontre et je trouvais qu’elle méritait sa place dans le quintet principal.

Championne à Raw, mais aussi championne par équipe, elle a participé à plusieurs événements spéciaux, quelques finales, ses segments avec Bayley étaient divertissants, appréciés et écoutés, bonne dans l’arène comme au micro, avec une tonne de charisme et ce fameux momentum derrière elle et son ancienne meilleure amie. De plus, je trouvais que ça envoyait le bon message.

L’une des plus constantes critiques d’AEW après cette toute première année sur les ondes de TNT est la division féminine, le point faible de la compagnie selon moi. Pas que les lutteuses n’ont pas de talent, au contraire, mais je critique plutôt leur utilisation, l’importance qu’on leur donne, le booking, autant dans la fréquence que dans le pacing, dans le positionnement des matchs féminins lors de leurs événements. Pire encore, la liste de lutteuses que Shida a affrontées ne pouvait se comparer à celle de Banks : Red Velvet, Diamante, Heather Monroe, seule Thunder Rosa faisait exception à la règle.

Je trouvais que de mettre Banks en cinquième position, ce qui voulait dire que le top-5 serait cinq lutteuses de la WWE, pas même de NXT, envoyait le bon message. Bien que je comprenais que la diversité promotionnelle est quelque chose que l’éditeur ne peut ignorer d’un point de vue politique de la chose, la WWE, autant à Raw qu’à SmackDown, avait mis beaucoup d’emphase sur sa division féminine, n’avait pas eu peur de leur faire confiance, les gladiatrices avaient livré la marchandise et étaient à mon humble avis, les cinq meilleures lutteuses au monde dans le concept de ce classement.

Mes arguments avaient passé au conseil!

Alors quelle fierté j’ai eue lorsque j’ai vu la page couverture du magazine, qui faisait justement référence au fait que la WWE avait raflé les cinq premières places. Parce que c’est aussi ça un magazine, peu importe le genre et le sujet. Il faut trouver une page frontispice accrocheuse. Dans ce cas, en plus d’être accrocheur, c’était fondé.

Tout un exploit de Tessa Blanchard d'avoir remporté le titre principal d'Impact

Tout un exploit de Tessa Blanchard d’avoir remporté le titre principal d’Impact

Tessa Blanchard, 7e, malgré un titre majeur
Cinq positions. Cinq lutteuses de la WWE. Quatre Américaines. Dans un monde où il est bien connu que les lutteuses japonaises sont techniquement meilleures que les lutteuses américaines, dans bien des cas à tout le moins, ne généralisons pas trop, cette réalité ne se reflétait pas dans les cinq premières positions. Le tout allait se régulariser avec la balance du top-10.

Ayant passé près d’être nommée dans le top-5, Shida héritait donc de la sixième place, ce qui n’est aucunement gênant. Puis, Riho, la toute première championne féminine AEW qui, à cause de la pandémie, n’a pas lutté en Amérique depuis le mois de mars, ne pouvait être ignorée. D’autant plus qu’elle a lutté pour Stardom dès la reprise des activités au Japon, soit en juillet. Le huitième rang lui était réservé. Io Shirai, qui a battu Flair et Rhea Ripley pour le titre NXT en juin et qui est l’une des lutteuses les plus complètes, toute compagnie confondue, prenait la neuvième place. Puis, fermant le top-10, une autre japonaise, une qu’on ne voit pas an Amérique du Nord, Mayu Iwatani. Lorsque Kairi Sane et Io Shirai étaient encore au Japon, elles faisaient partie d’un trio de lutteuses qu’on disait être le meilleur au monde. Iwatani était la troisième membre de ce trio et la seule à ne pas avoir joint à temps plein une promotion américaine. Néanmoins, elle a été championne à Stardom, une promotion toute féminine japonaise considérée par plusieurs comme étant la plus importante promotion de lutte féminine au monde, pendant presque toute la période d’évaluation, en plus de lutter contre une compétition de très haut calibre.

Mayu Iwatani (10e), Kairi Sane (21e) et Io Shirai (9e), lorqu'elles luttaient toutes les trois au Japon

Mayu Iwatani (10e), Kairi Sane (21e) et Io Shirai (9e), lorqu’elles luttaient toutes les trois au Japon

Je ne vous ai pas encore parlé de la septième position et c’est probablement la position dont je me fais le plus parler depuis la sortie du classement jeudi dernier.

Cette position, c’est Tessa Blanchard qui l’occupe.

Plusieurs semblent déçus de la voir si loin (pourtant, c’est quand même la septième position). Ce sentiment est basé sur le fait que Tessa a remporté le titre principal d’Impact dans la dernière année, une première pour une femme dans l’une des principales promotions de lutte en Amérique du Nord (WWE, NXT, Impact, AEW, ROH). Elle a lutté contre des hommes, a fait les frais de certaines finales, elle est une excellente lutteuse, l’une des meilleures sans aucun doute et avait tout un push. On ne remet aucunement ses qualités en jeu.

Cependant, force est d’admettre que son règne de championne n’a pas été celui anticipé et probablement pas celui prévu non plus. Elle a battu Sami Callahan pour le titre le 12 janvier 2020, soit deux mois avant le début officiel de la pandémie. Elle ne l’a défendu qu’une seule fois, face à Taya Valkyrie et n’a lutté qu’une poignée de fois depuis le 12 janvier, prenant une pause de six mois entre mars et septembre dû à la situation que nous vivons tous et toutes. De plus, sa relation avec Impact ne s’est pas bien terminée et elle n’a jamais pu se faire justice comme championne. Jumelé à la longue pause qu’elle a prise, le top-5 devenait difficile pour elle. Avec un solide règne, quelques victoires face à des femmes et des hommes, un ou deux événements spéciaux de plus, elle aurait été une sérieuse candidate pour occuper la première positon du classement. Malgré tout, septième n’est pas du tout vilain.

Faire partie du classement, toujours apprécié
La parité était donc acquise pour ce top-10, même si ce n’était pas le but initial. Cinq Américaines, cinq Japonaises. Cinq de la WWE, une de NXT, deux d’AEW, une d’Impact et une de Stardom.

Le reste du top-20 contient Rhea Ripley de NXT (11e), Jordynne Grace, Taya Valkyrie et Kylie Rae d’Impact (12e, 17e et 19e), Shayna Baszler et Nikki Cross de la WWE (13e et 20e), Thunder Rosa, championne de la NWA et une lutteuse qui devrait être dans le top-10 l’an prochain si elle continue sur cette lancée (14e), Kimber Lee, championne de SHIMMER, la plus importante promotion de lutte féminine en Amérique du Nord et la lutteuse la mieux classée de la scène indépendante nord-américaine (15e), Nyla Rose d’AEW (16e) et Kay Lee Ray, championne de NXT UK (18e).

Sur la scène locale québécoise, notons la 55e position de la championne de Femmes Fatales, l’Ontarienne Alexia Nicole et la 35e position de la vétérane, la meilleure lutteuse de l’histoire de la province, la Soreloise LuFisto, seule Québécoise du classement étant donné l’inactivité et la retraite de Vanessa Kraven. Historiquement, Maryse Ouellet, Kalamity et Angie Skye sont les seules autres Québécoises à avoir fait partie du classement, qui se limitait à 50 lutteuses jusqu’en 2018.

La Québécoise LuFisto encore et toujours dans le classement  crédit: JM Dumais

La Québécoise LuFisto encore et toujours dans le classement crédit: JM Dumais

Pour LuFisto, comme pour plusieurs autres d’ailleurs, c’est toujours un honneur d’être reconnue de la sorte. Le classement a beau en être un qui n’est pas exclusivement basé sur le talent pur, il demeure somme toute représentatif des 12 derniers mois.

Dans une entrevue accordée avec le PWI, Bayley disait que c’était un peu fou d’être numéro un, surtout qu’elle a grandi avec le magazine et qu’elle voyait ses lutteurs préférés sur la couverture et que maintenant, c’est elle qui fait la couverture dans une position aussi enviable.

Bayley, Riho, Jorydynne Grace, Kimber Lee et un bon nombre de lutteuses du circuit indépendant ont partagé la page du magazine avec leur rang sur leur page Instagram. LuFisto fait évidemment partie de ce groupe.

« Alors que je croyais ma carrière terminée l’année dernière, c’est plutôt une renaissance qui s’est produite, me disait LuFisto. C’est donc une énorme fierté pour moi de faire partie du classement annuel des meilleures lutteuses selon le Pro Wrestling Illustrated pour une 13e année de suite. D’autant plus qu’avec Natalya de la WWE, je suis la seule femme à en faire partie depuis le tout début! »

En effet, LuFisto et Natalya sont les deux seules lutteuses à faire partie de chaque classement du PWI depuis le tout premier en 2008. Treize fois de suite, un exemple de constance assez remarquable. En 2014, LuFisto avait d’ailleurs été votée au 5e rang de cette liste, son plus haut classement en carrière.

Même si ça ne permettra pas à aucune d’entre elles de faire plus d’argent ou d’avoir plus de contrats, c’est une belle reconnaissance qui permet de s’auto-publiciser sur les réseaux sociaux.

La couverture du magazine mettant l'emphase sur les 5 premières positions qu'occupe la WWE

La couverture du magazine mettant l’emphase sur les 5 premières positions qu’occupe la WWE

Le reste du classement
La rencontre Zoom ne s’est pas terminée après la sélection du top-20. Au contraire. Ensemble, nous avons probablement choisi les 50 premières positions. Puis, à cause de certaines obligations, deux personnes ont quitté, et les trois autres avons continué jusqu’à la 100e position. Le tout a été revu et revu encore, ajusté à certains endroits, avec les derniers correctifs étant effectués le 1er octobre, tout juste après la fin de la période d’évaluation.

Alors pour tous ceux et celles qui ne croient pas que c’est un processus qui est pris au sérieux, détrompez-vous. En revanche, ça demeure l’opinion d’un groupe de personnes attitré au projet. Comme toute liste, tout classement, il fera réagir et cinq autres personnes auraient pu arriver à un résultat différent. C’est aussi ça, la beauté d’un classement!

En terminant, voici donc, en ordre, le top-40 du PWI Women 100, édition 2020.

1-Bayley
2-Becky Lynch
3-Asuka
4-Charlotte Flair
5-Sasha Banks
6-Hikaru Shida
7-Tessa Blanchard
8-Riho
9-Io Shirai
10-Mayu Iwatani
11-Rhea Ripley
12-Jordynne Grace
13-Shayna Baszler
14-Thunder Rosa
15-Kimber Lee
16-Nyla Rose
17-Taya Valkyrie
18-Kay Lee Ray
19-Kylie Rae
20-Nikki Cross
21-Kairi Sane
22-Britt Baker
23-Bianca Belair
24-Dakota Kai
25-Allysin Kay
26-Tegan Nox
27-Alexa Bliss
28-Momo Watanabe
29-Mercedes Martinez
30-Deonna Purrazzo
31-Kris Statlander
32-Ivelisse
33-Jessicka Havok
34-Candice LeRae
35-LuFisto
36-Mia Yim
37-Bea Priestley
38-Priscilla Kelly
39-Big Swole
40-Nicole Savoy

Resto-Bar
Cette chronique est une presentation du Resto-Bar Coin du Métro. Le Resto-Bar Coin du Métro, 10 719 Lajeunesse, l’endroit par excellence pour tous les événements sportifs tels que le hockey, le soccer, la boxe, la lutte et le football à Montréal! Vous pouvez aussi consulter leur page Facebook.

Bonne lutte à tous et à toutes!

Si vous avez des questions, des suggestions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi au patric_laprade@videotron.ca, sur ma page Facebook ou sur mon compte Twitter.

RÉAGISSEZ CI-DESSOUS

commentaire(s)

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Le Poing: le retour de la lutte au Québec, que les vrais délinquants soient dénoncés
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
La chronique de Pat Laprade: Une belle opportunité!