Suivez-nous sur Facebook
06/12/2017 | Chroniques

Le Poing: Kevin Owens et Bret Hart au Temple de la Renommée de la lutte au Québec

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
LE POING: IMPACT WRESTLING POST-OTTAWA
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
La chronique de Pat Laprade: Une belle opportunité!

Pat Laprade

Pat Laprade

Trois nouvelles personnes font leur entrée au Temple de la renommée de la Lutte au Québec. Il s’agit de Kevin Owens, Bret Hart et Eugène Tremblay.

Dans la catégorie des Québécois, Owens y entre à sa toute première présence sur les bulletins de votes, une première depuis les deux premières années. Et il y est entré de belle façon, recueillant 60% des votes, soit 15 votes sur 25. Malgré ses succès au Québec et sur le circuit indépendant, ce sont définitivement ce qu’il a accompli à la WWE qui lui a permis d’être introduit. En trois ans, il a réussi à remporter quatre titres en simple, dont le titre principal de l’émission phare de la WWE, pour un total de sept règnes. En 1092 jours depuis ses débuts à NXT le 11 décembre 2014, il a été champion pendant 559 jours, soit plus de la moitié du temps. À l’exception de Chris Benoit, aucun autre Québécois n’a réussi à se démarquer autant en simple à la WWE, encore moins après seulement trois ans.

Étant donné que les retraites arrivent très tard ou n’existent tout simplement pas pour un lutteur professionnel, les règles pour être admis au temple de la renommée stipulent que la personne doit avoir performé pendant au moins 15 ans, ou avoir atteint l’âge de 35 ans, ou être décédé et avoir performé durant l’un des âges d’or de la lutte au Québec, pour une promotion mondiale d’importance ou avoir eu une carrière internationale d’importance. Un comité composé d’anciens lutteurs, de journalistes, d’historiens et d’experts, qui varie entre 25 et 30 personnes, vote à chaque année pour déterminer les nouveaux membres. Pour les acteurs de la scène indépendante, qui existe au Québec depuis 1987, il faut que ces derniers aient eu une carrière internationale digne de mention. Sinon, il est très difficile de comparer les époques. Qui a eu une meilleure carrière entre Richard Charland et Franky the Mobster par exemple? Pas si évident que ça. Ces derniers seront réinsérés quand le moment sera mieux choisi.

Parmi ceux qui sont passés près d’être intronisés cette année, notons Omer Marchessault, ancien lutteur, mais surtout connu pour être l’un des meilleurs arbitres, sinon le meilleur que la province ait connu, ainsi que LuFisto, qui a reçu un vrai support pour la toute première fois du comité, à sa troisième année sur les bulletins de votes. Cette dernière est d’ailleurs l’exemple parfait d’une lutteuse de la scène indépendante qui répond aux conditions, ayant lutté partout dans le monde pendant de nombreuses années. Suivent Tiger Jackson, le dernier des lutteurs nains québécois ayant connu du succès, et Stan Stasiak, méconnu dans sa propre province, alors que le Saguenéen fait partie de la courte liste de Québécois ayant été champion de la WWE (WWWF à ce moment-là).

Du côté des non-Québécois, parmi ceux qui ont suivi Hart au niveau des votes cette année, on retrouve Randy Savage, qui a été un lutteur très populaire à Montréal, Leo Burke, de la célèbre famille des Cormier qui a aussi été scripteur pour Lutte Internationale et le promoteur Vince McMahon.

La longue route de Kevin Owens

La reconnaissance ultime pour Kevin Owens  photo: WWE

La reconnaissance ultime pour Kevin Owens photo: WWE

Tout au long de sa carrière, Kevin Steen a du faire taire ses sceptiques. Curieux pourtant pour quelqu’un bourré de talent comme lui, un point d’ailleurs que personne ne remettait en question. Il n’avait pas le bon physique. Il n’avait pas le look recherché. Il luttait avec un t-shirt. Et pourtant, à chaque nouvelle étape de sa carrière, il s’est hissé au sommet de sa classe et a fait taire ses dénigreurs.

Après n’avoir pu se mériter une place dans l’alignement principal de Ring of Honor à l’été 2005, il y est revenu en force en février 2007, en équipe avec son partenaire de toujours El Generico (Sami Zayn), au point où la paire est devenue l’une des meilleurs équipes au monde pour les trois années qui ont suivi. Puis sa rivalité avec Generico en 2010 faisait tellement parler d’elle qu’elle a été votée la meilleure de l’année par le Wrestling Observer, les prix les plus crédibles en la matière. Une belle ironie alors qu’au moment où les résultats des prix étaient dévoilés, ROH avait décidé que Steen devait perdre du poids et qu’elle ne l’utiliserait pas pour quelques mois. Après six mois d’absence, il est revenu en juin 2011 et est devenu l’une des plus grandes vedettes de l’histoire de la compagnie, remportant le titre de ROH au passage. Par le temps qu’il se fasse signer par la WWE, ses exploits à la ROH, PWG, AAW, 2CW, ici au Québec pour la NSPW, IWS, Battlewar, C*4 et un peu partout dans le monde lui avaient valu le surnom de « King of the Indies ».

Et malgré ça, plusieurs croyaient que la WWE ne l’embaucherait jamais. Il est vrai qu’à une époque, c’aurait été le cas. Pas juste à cause de son look, mais parce que la WWE touchait rarement aux lutteurs du circuit indépendant. Mais grâce aux succès des Daniel Bryan, CM Punk, Seth Rollins et Cesaro, et à la vision de Paul Levesque, la scène indépendante n’était plus regardée de la même manière.

Steen, sous le nom de Kevin Owens, a donc fait ses débuts pour NXT en décembre 2014, des débuts fracassants alors qu’il a attaqué le tout nouveau champion de NXT, son meilleur ami, Sami Zayn. Les choses ont par la suite déboulé. Moins de deux mois plus tard il remportait à son tour le titre de NXT. Six mois après ses débuts, il était promu dans l’alignement principal dans une rivalité avec John Cena. Se sont enchaînés les titres Intercontinental, Universel et des États-Unis. Sans compter la sortie d’un DVD relatant sa carrière, un documentaire sur l’année 2016-2017 et deux WrestleMania.

Au Québec, il a passé plusieurs années sous l’égide de Jacques Rougeau, avant de quitter pour l’IWS, où il est rapidement devenu la coqueluche des fans qui l’avaient surnommé « Mr. Wrestling », et pour l’EWR à Québec, qui a été très importante dans son parcours. En 2004 et 2005, toutes les promotions québécoises se l’arrachaient et au moment où le territoire s’ouvrait aux lutteurs de l’extérieur, Steen était l’heureux élu pour affronter les Samoa Joe, Austin Aries, Steve Corino, Petey Williams, James Gibson, AJ Styles et le tout premier de cette longue liste, Christopher Daniels. C’est un match à la CZW à l’automne 2004 qui lui a ouvert les portes – et à Generico – de la scène indépendante américaine. Il est devenu un régulier à la CZW, en plus de faire ses débuts pour la Jersey All Pro ainsi que celle qui deviendrait presque sa deuxième maison, PWG en Californie.

Il a été voté meilleur lutteur sur la scène indépendante au Québec sept fois sur ses 11 années d’éligibilité, en plus de remporté le titre de l’équipe de l’année avec Generico à trois reprises. Il a aussi été élu le lutteur de la décennie au Québec en 2010.

Lorsque sa carrière sera terminée, il n’y a aucun doute que Steen fera partie de l’élite des meilleurs lutteurs que le Québec aura produits.

Bret Hart, 20 ans plus tard
Dans la catégorie des non-Québécois, Bret « The Hitman » Hart est le seul intronisé, une belle coïncidence (ou une belle ironie, c’est selon) alors qu’on vient tout juste de célébrer les 20 ans du Montreal Screw Job. J’ai souvent dit et écrit qu’Hart ne devait pas faire partie de la discussion des meilleurs lutteurs ayant historiquement œuvré à Montréal, du seul fait que je pense que plusieurs autres non-Québécois ont connu de plus longues et plus belles carrières ici que lui, mais en même temps, je comprends son intronisation.

Bret Hart sera lié à jamais avec Montréal  photo: WWE

Bret Hart sera lié à jamais avec Montréal photo: WWE

J’ai beaucoup écrit ces derniers temps sur le Survivor Series de 1997, alors je ne reviendrai pas sur le sujet, mais il est clair que Bret jouit d’un statut spécial à Montréal depuis. Il est sans aucun doute plus populaire ici maintenant qu’il ne l’était il y a 20 ans et l’ovation qu’il a reçu en 2012 en est une preuve. Mis à part ce combat contre Shawn Michaels pour lequel il sera toujours reconnu, Hart a lutté au Québec depuis le milieu des années 80 avec la WWF. Originaire de Calgary et membre de la célèbre famille, il avait été impliqué en 1987 dans une histoire qui avait fait beaucoup jasé. En effet, au mois d’août 1987, les frères Rougeau avait défait la Hart Foundation, composé de Bret et de son beau-frère Jim Neidhart, pour ainsi remporter les titres par équipe de la Fédération. Cependant, puisqu’ils avaient utilisé le mégaphone de Jimmy Hart dans le dos de l’arbitre, la décision avait été renversée quelques jours plus tard. Dans les faits, ce changement de titre n’a jamais été reconnu par la WWF et n’avait servi qu’à mousser le marché local.

Bien qu’il n’ait pas jouit de la popularité ou du succès que d’autres non-Québécois comme Hulk Hogan, Killer Kowalski, Abdullah the Butcher, Édouard Carpentier ou le Géant Ferré ont eu, Bret se retrouve au 21e rang de ceux (Québécois inclus) qui ont attiré le plus au Québec. Il a eu sa part de finales en province, principalement après avoir débuté sa carrière solo. En plus du Survivor Series de 1997 qui avait attiré 20 593 spectateurs, un match contre son frère Owen en février 1995 avait attiré 12 113 amateurs. Le nom de Bret Hart va toujours demeurer synonyme de Montréal, maintenant plus que jamais.

Eugène Tremblay, le premier lutteur québécois populaire

Eug;ène Tremblay, l'ancien chamion des poids légers

Eug;ène Tremblay, l’ancien chamion des poids légers

Dans la catégorie des pionniers, l’ancien champion des poids léger, Eugène Tremblay devient le deuxième de sa classe à être intronisé après George Kennedy.

La carrière de Tremblay et de Kennedy sont d’ailleurs intimement liées. En effet, la carrière d’Eugène Tremblay a vraiment décollée après sa victoire contre George Kennedy pour le titre des poids légers Canadien. Dans ce match de lutte à bras le corps attendu depuis deux ans, la victoire de Tremblay au Parc Sohmer lui permit ainsi de devenir la nouvelle coqueluche des fans. Ces deux Québécois étaient considérés selon les articles du temps comme les deux meilleurs que le Québec disposait dans cette division. C’est après ce match que Kennedy prit sa retraite comme lutteur et devint promoteur, en plus de s’occuper de l’entraînement du nouveau champion. Par la suite, Tremblay continua sur sa lancée.

En 1904, il a lutté dans le nord-est des États-Unis, plus précisément dans des villes comme New York, Philadelphie et Baltimore, où il affronta entre autres George Bothner et le futur champion du monde, Americus. C’est justement contre Bothner que Tremblay obtint l’une de ses victoires les plus importantes en carrière, alors que le 27 septembre 1907 à Montréal il a défait Bothner pour capturer le championnat mondial des poids légers, que Bothner détenait depuis 1903. S’en suivit une série de combats entre les deux, de 1907 à 1909, qui furent tous remportés par Tremblay. Tremblay a eu une autre forte rivalité, mais cette fois avec Jean-Baptiste Paradis avec qui il s’est échangé le titre à quelques reprises. En 1911, en finale face à John Billeter au Parc Sohmer, Tremblay a attiré pas moins de 7 000 amateurs, la plus grande foule jamais comptabilisées pour un événement de lutte à ce moment-là au Québec. Ce record tiendra pendant deux ans.

Né à Québec le 22 septembre 1878, Tremblay aura été champion à plus d’une reprise et sa carrière l’a amené à lutter entre autres à Chicago et dans les états de Washington et du Massachussetts. Par la suite, Tremblay devint promoteur, arbitre et entraîneur de lutte. Il aura été une tête d’affiche à Montréal pendant tout près de 15 ans et le lutteur Québécois le plus populaire jusqu’à l’arrivée d’Yvon Robert. Il a d’ailleurs joué un rôle important dans la carrière de Robert. N’aimant pas l’école et ayant entrepris une formation de forgeron, Robert se cherchait un autre métier. Tremblay l’envoya dans les Laurentides au camp d’Émile Maupas, où tout a commencé pour lui. Tremblay sera aussi l’arbitre du tout premier Montreal Screw Job en 1931, un match entre Strangler Lewis et Henri Deglane, en plus d’avoir participé à l’entraînement de Frank Valois. Son neveu, l’homme fort Victor Delamarre, suivra également les traces de son oncle, devenant lutteur professionnel à son tour. Tremblay est décédé le 31 décembre 1946.

Qu’est-ce qui nous attend pour 2018?
L’année prochaine sera tout aussi captivante alors que ce sera la première année sur les bulletins de votes pour Sami Zayn. Il sera intéressant de comparer sa carrière à celle d’Owens. Si les deux ont eu un cheminement presqu’identique pendant plusieurs années, celles passées à la WWE sont relativement différentes. Les prochains mois pourraient influencés cependant influencer le vote. Sinon, ce sera aussi intéressant de voir les votes que Marchessault recevra, lui qui passe bien près à chaque année.

Du côté des non-Québécois, je m’explique encore mal comment Vince McMahon n’y est toujours pas. Qu’on pense qu’il ait tué la lutte locale ou pas, il est quand même le plus important promoteur de lutte en province depuis 30 ans et plusieurs grandes assistances dans le livre des records lui appartiennent. Randy Savage et Argentina Rocca, qui se retrouvent au 13e et 14e rang respectivement de ceux ayant attiré le plus au Québec, sont les plus hauts non-Québécois sur cette liste qui ne font pas encore partie du temple, et pourtant, ils sont en avant d’autres membres admis tels que Lou Thesz, Bret Hart et King Tonga.

J’aimerais aussi parler de l’éléphant dans la salle, car les gens vont rapidement remarquer que Chris Benoit n’en fait pas encore partie. La raison est fort simple. Lorsque j’ai débuté le tout en 2005, je voulais m’en tenir qu’aux Québécois d’origine, de souche. C’est d’ailleurs pourquoi la catégorie des non-Québécois n’est arrivée qu’en 2006. À ce moment-là, je croyais, à tort, que Benoit n’avait fait qu’acte de présence au Québec. J’ai appris des années plus tard qu’il a habité à ville Lasalle de sa naissance jusqu’à ses 12 ans et qu’il parlait encore français alors qu’il performait à la WWE. Puis en 2006 et 2007, il n’a pas reçu l’appui nécessaire, les gens ne comprenant pas qu’il devait être considéré comme n’importe quel autre Québécois. Ceci dit, après les événements qui ont marqué la fin de sa vie, je l’ai retiré des bulletins de vote, par respect. Mais en 2013 c’était maintenant connu qu’il était un Québécois à part entière et les raisons de ses actes étaient maintenant mieux connues aussi, mieux comprises surtout, alors j’ai demandé aux membres de voter à savoir s’il avait sa place sur les bulletins de votes. À plus de 70%, le comité alors composé de 27 personnes a voté oui. À sa première année de retour, il a obtenu le plus grand appui à ce jour, mais depuis, il n’est jamais passé près d’y être intronisé, malgré un certain support à chaque année. Un vote similaire avait aussi été tenu par le Wrestling Observer à savoir s’il devait demeurer dans leur temple de la renommée de la lutte professionnelle et un fort pourcentage avait voté en ce sens. Bien entendu, je condamne les actions qu’il a posées, mais pour moi, l’introduction au temple de la renommée devrait être basée sur ce qu’il a accompli comme athlète et comme athlète seulement. À plus forte raison, je crois que des gars comme Pete Rose et Joe Jackson devraient l’être au baseball. Je ne demande à personne de partager mon avis, mais je voulais au moins donner quelques explications et mon opinion sur le sujet.

Voici en terminant les autres membres élus dans le temple de la renommée de la lutte au Québec. Les biographies peuvent être consultées sur le site web Lutte.com.

Québécois
Dino Bravo 2005
Eddy Creatchman 2005
Rick Martel 2005
Mad Dog Vachon 2005
Gino Brito 2005
Jos Leduc 2005
Yvon Robert 2005
Little Beaver 2005
Pat Patterson 2005
Johnny Rougeau 2005
Ronnie Garvin 2005
Paul Leduc 2005
Jacques Rougeau 2005
Jacques Rougeau Jr. 2005
Raymond Rougeau 2005
Tarzan Tyler 2005
Bob Langevin 2007
Hans Schmidt 2007
Michel Dubois 2008
Paul Vachon 2008
Frenchy Martin 2008
Pierre Lefebvre 2008
Sky Low Low 2009
Vivian Vachon 2010
Pat Girard 2010
Michel Normandin 2011
Frank Valois 2011
Larry Moquin 2012
Pierre-Carl Ouellet 2013
Jack Britton 2014
Adrien Desbois 2015
Frères Baillargeon 2015
Richard Charland 2016
Gilles Poisson 2016

Non-Québécois
Abdullah the Butcher2006
Édouard Carpentier 2006
Andre the Giant 2006
Killer Kowalski 2007
Don Leo Jonathan 2007
Buddy Rogers 2008
Lou Thesz 2008
Hulk Hogan 2010
Eddie Quinn 2010
Ivan Koloff 2011
The Sheik 2012
King Tonga 2013
Sailor White 2014
Road Warriors 2015
Billy Robinson 2015
Bobby Managoff 2016

Pionniers
George Kennedy 2014

Resto-Bar
Cette chronique est une présentation du Resto-Bar Coin du Métro. Le Resto-Bar Coin du Métro, 10 719 Lajeunesse, l’endroit par excellence pour tous les événements sportifs tels que le hockey, le soccer, la boxe, la lutte et le football à Montréal! Vous pouvez aussi consulter leur page Facebook.

Bonne lutte à tous et à toutes!

Si vous avez des questions, des suggestions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi au patric_laprade@lutte.quebec, sur ma page Facebook ou sur mon compte Twitter.

RÉAGISSEZ CI-DESSOUS

commentaire(s)

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
LE POING: IMPACT WRESTLING POST-OTTAWA
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
La chronique de Pat Laprade: Une belle opportunité!