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26/01/2018 | Chroniques

LE POING: 14E ÉDITION DES PRIX DE L’ANNÉE LUTTE.COM DANS LA LUTTE QUÉBÉCOISE

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Le Poing: Ronda Rousey, un excellent choix pour la WWE

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Pat Laprade

Pat Laprade

Les prix de l’année tels que compilés par Lutte.com sont les plus respectés et les plus crédibles au Québec. Ils existent dans cette forme depuis 2004. Un comité est formé et choisi par Pat Laprade, créateur de ces prix, et en moyenne contient entre 10 et 20 personnes. Ce sont des personnalités liées au monde de la lutte québécoise, soit par leur implication pour une ou des promotions, soit par le nombre de promotions et de galas différents qu’ils voient à chaque année. Leur lieu géographique est aussi important, alors que des personnes représentent plusieurs régions font à chaque année partie du comité. Un système de pointage est attribué pour chaque bulletin de votes reçu et les récipiendaires sont donc déterminés par l’addition des points que chaque nominé reçoit. Pat Laprade et Lutte.com ne font que respectivement compilés et diffusés l’information. Ce dernier n’est donc qu’un membre du comité parmi tant d’autres et les choix finaux ne représentent pas toujours ses choix personnels. Les membres de ces comités ne sont jamais dévoilés par Lutte.com, mais ceux-ci sont libres d’afficher ouvertement qu’ils en font partie s’ils le désirent.

Les prix sont en constante évolution. Certains peuvent être modifiés, disparaître, d’autres peuvent être crées. Il s’agit toujours d’être le plus représentatif de la scène québécoise. Lutte.com est fier d’attribuer ces récompenses année après année à des hommes et des femmes pour qui, bien souvent, la seule paie est une reconnaissance et souhaite que les prix de l’année dans la lutte au Québec puissent exister encore longtemps.

Prix Yvon-Robert/Top 10 des meilleurs lutteurs indépendants du Québec
1-Mike Bailey
2-Big Magic
3-Mathieu St-Jacques
4-Marko Estrada
5-Matt Angel
6-Thomas Dubois
7-Stu Grayson
8-Franky TM
9-Evil Uno
10-Scott Parker

Mentions honorables: Brad Alekxis; Travis Toxic; Benjamin Tull

Mike Bailey entre officiellement dans un club sélect, celui d’avoir remporté le titre du lutteur de l’année pour une troisième année consécutive, joignant ainsi Kevin Steen (à deux reprises) et El Generico. L’an prochain, il aura la chance de devenir le premier lutteur québécois à remporter ce titre pour une quatrième fois de suite.

Toujours sous l’interdiction de lutter en terre trumpienne, Bailey a excellé une fois de plus au Japon, pour DDT, alors qu’il a commencé l’année champion par équipe, en plus d’y lutter de façon régulière. Il a aussi fait plus d’une tournée en Angleterre et a aussi lutté en Allemagne et en Irlande. De Bobby Lashley à KUSHIDA, en passant par Will Osprey et Jeff Cobb, il a affronté l’élite du circuit indépendant et est sans aucun doute le Québécois le plus en demande sur la scène indie. Au Québec, il a lutté pour quelques promotions, enlignant les potentiels matchs de l’année face à Tom Lawlor à la C*4, Matt Angel à la NSPW, Franky TM à Battlewar ou Buxx Belmar à l’IWS.

Il a devancé Big Magic, qui avec sa deuxième position a atteint des sommets personnels. Toute une année pour l’ancien expert en équipe, alors qu’il a été champion de l’IWS, de Battlewar, d’Acclaim (à deux reprises), en plus d’avoir été champion par équipe à Battlewar et champion de la télévision à la NSPW. Le plus remarquable c’est qu’il détient encore quatre de ces cinq titres. Il ne cesse de s’améliorer et comme un bon vin, devient meilleur avec l’âge. Son charisme, sa présence et sa constance sont sans aucun doute ses meilleurs atouts. Il n’est peut-être as vu au même point que les autres au niveau du travail dans l’arène, mais pourtant, lorsque c’est le temps, comme face à son ancien partenaire Scott Parker, il livre la marchandise. Au Québec seulement, c’est lui qui a eu la meilleure année.

Arrivant tout juste derrière, Mathieu St-Jacques, qui pour une troisième année consécutive, une quatrième en cinq ans, termine dans le top-4. Constant comme une horloge, St-Jacques a été champion C*4 une bonne partie de l’année avant de finalement perdre le titre à la fin septembre après 735 jours de règne. Il a aussi été champion par équipe de l’IWS avec son partenaire de toujours Thomas Dubois. En plus de lutter en simple à C*4, il a aussi principalement lutté en solo à Battlewar en 2017. Son match contre Thomas Dubois et Stu Grayson, ainsi que son combat face à Kobe Durst ont certes marqué son année. Complétant le top-4, l’ancien « champian du mande » Marko Estrada. Il s’agit d’ailleurs du même top-4 que l’an dernier, il n’y a que l’ordre qui a changé. Une autre grosse année pour celui qui a tout de même été champion de la NSPW pendant une bonne partie de celle-ci. En plus de lutter à Québec, Estrada a lutté à plusieurs reprises dans ses Maritimes natales, alors qu’il est l’actuel champion de l’UCW, en plus d’avoir lutté à la FLQ de Montréal. Il a aussi remporté le Standing 8 de la NSPW. Ses matchs face à Pete Dunne et Matt Angel sont rapidement devenus des incontournables.

Le Québec a une fois de plus été dominé par ce que j’appelle les « 5 M », soient Mike, Magic, Mathieu, Marko et Matt. En effet, au cinquième rang pour une deuxième année consécutive, l’enfant chéri de la lutte au Québec, Matt Angel. Le jeune athlète n’arrête de s’améliorer. En plus de lutter à la NSPW où il a été champion Junior, et à la JCW où il a détenu le titre principal, il a performé à la C*4, à la FLQ, dans les Maritimes et a été champion Canadien de l’IWS. Une autre excellente année pour Angel, qui devrait percer le top-4 d’ici peu.

Le reste du top-10 est sensiblement le même que l’an dernier, mais tout comme les premières positions, l’ordre est quelque peu changé. En effet, la deuxième partie du peloton de tête comprend Thomas Dubois, Stu Grayson, Franky TM, Evil Uno et Scott Parker. Il s’agit d’une 11e année consécutive pour Franky dans le top-10, à une année du record établi par Kevin Steen. Grayson y fait pour sa part un retour, lui qui avait été exclu l’an dernier. Il est à noter que pour la première fois de l’histoire de ces prix, le top-10 était réservé uniquement aux hommes cette année, ce qui explique les absences de Vanessa Kraven ou de LuFisto.

Lutteuse de l’année
Vanessa Kraven

1ère finaliste: LuFisto
2e finaliste: Stefany Sinclair
3e finaliste: Stacy Thibault
Mentions honorables: Mary Lee Rose; Pink Flash Kira; Ève

Pour la première fois de l’histoire des prix, une femme qui ne s’appelle pas LuFisto a remporté le titre de la lutteuse de l’année pour une deuxième année consécutive. C’est l’exploit qu’a accompli Vanessa Kraven. Championne par équipe de SHIMMER pendant presque toute l’année en compagnie de Tessa Blanchard, elle s’est démarquée aussi en simple. Après avoir perdu les titres en novembre dernier, elle et Blanchard ont soulevé les amateurs de SHIMMER avec un combat en simple qui fut l’un des meilleurs du week-end. Au Québec, sa rivalité avec Twiggy à Battlewar et MVP à C*4 ont été parmi les meilleures de l’année.

Si l’an dernier le vote avait été serré, Kraven l’emportant par un seul point, cette année ce fut sans équivoque. Pourtant, LuFisto a connu une de ses meilleures années, étant championne de SHINE pendant toute l’année et remportant aussi le titre féminin de la JAPW. Cependant, elle n’a lutté qu’une seule fois au Québec et même si ce que les lutteurs et lutteuses font à l’extérieur doit être pris en considération autant que les exploits locaux, mon expérience me dit que ça a joué en défaveur de la vétérane. Peut-on crier à l’injustice? Je ne crois pas, car Kraven a plus que mérité sa position, mais n’empêche, d’un point de vue statistique, LuFisto a connu la meilleure année. Il s’agit d’une 16e année consécutive dans le top-3 pour LuFisto, tandis que Kraven s’y retrouve pour une quatrième de suite.

Sinclair et Thibault ont connu une année un peu semblable alors que les deux se sont retrouvées dans la même arène à plus d’une reprise. Sinclair a été championne Femmes Fatales avant de perdre le titre face à Mercedes Martinez, a été la toute première championne féminine de l’IWS, mais à la toute fin de l’année a perdu ce titre contre Thibault. L’année 2017 a clairement été sa meilleure année depuis son retour. Pour la jeune Thibault, ce fut également et de loin, sa meilleure année, autant par ses accomplissements que par l’amélioration qu’elle a démontrée entre les câbles. Thibault a aussi été deux fois championne de la PWE Flame en Ontario, en plus de lutter dans les Maritimes.

Équipe de l’année
TDT: Mathieu St-Jacques & Thomas Dubois

1er finaliste: Super Smash Bros. (Stu Grayson & Evil Uno)
2e finaliste: Kickin’ n’ Stompin’ (Stephen & Ivan Sullivan)
3e finaliste: Heavy Metla Chaos (Alextreme & James Stone)
Mentions honorables: Les Flying Francis (Francis O’Connor et Francis Novak); Montreal Elite (Jean Frais & Brad Alekxis); Les Brasseurs (Benjamin Tull & Matt Falco)

Quelqu’un me faisait part récemment qu’il faudrait peut-être considérer TDT parmi les meilleures équipes de tous les temps au Québec. Bien qu’il soit difficile de comparer les époques, Dubois et St-Jacques font tout en leur possible pour y arriver, alors que pour la cinquième année consécutive, ils ont été élus l’équipe de l’année au Québec. Il s’agit aussi d’une 7e année de suite dans le top-2 des meilleures équipes. Champions à l’IWS et à la CRW, ils ont lutté un peu partout au Québec, mais aussi pour Beyond aux États-Unis, SMASH à Toronto et dans les Maritimes. Leur match face aux Young Bucks a certes été le moment marquant de leur année, un classique que le Québec avait la chance de voir pour une deuxième fois en cinq ans. Toujours aussi réguliers, les Super Smash Bros terminent dans le top-4 pour une 11e année consécutive, ce qui est très impressionnant. Ils dominent à ce chapitre, devançant 3.0 par un. Les SSB ont été champions par équipe à deux reprises pour Lucha Toronto, en plus de lutter à SMASH et pour Battlewar. Bon an mal an, les champions par équipe de la NSPW et de l’UCW, Kickin’ n’ Stompin’ terminent dans le top-4 pour une cinquième année consécutive. Si les mêmes quatre équipes avaient dominé la division dans les quatre dernières années, on accueille de nouveaux venus alors que ceux qui ont été champions par équipe de C*4 à deux reprises, Heavy Metal Chaos, font leur entrée pour la toute première fois.

Combat de l’année
Marko Estrada vs Pete Dunne, 16/06, NSPW

1er finaliste: Mike Bailey vs Franky TM, 26/02, Battlewar
2e finaliste: Mike Bailey vs Matt Angel, 20/05, NSPW
3e finaliste: TDT vs Young Bucks, 05/08, IWS
Mentions honorables: Team NSPW vs Montreal Elite, 20/05, NSPW; Josh Alexander vs Keith Lee, 25/11, C*4; Mike Bailey vs Buxx Belmar, 05/08, IWS; Matt Angel vs Marko Estrada, 16/09, FLQ

Pour une deuxième fois en autant d’années, un lutteur de la WWE remporte le prix du meilleur combat au Québec. En effet, après Cedric Alexander l’an dernier voici que le champion du Royaume-Uni de la WWE, le « Bruiserweight » Pete Dunne remporte la palme pour son match face à Marko Estrada. Malgré que le match n’ait pas fait de gagnant, les deux gladiateurs nous ont donné vingt minutes intenses qui ont soulevé la foule de Québec. C’est la première fois qu’Estrada remporte le prix, lui qui avait terminé 1er finaliste l’an dernier. Il s’agit aussi de la troisième fois consécutive que le combat de l’année est disputé à la NSPW. Cependant, ce fut une très chaude lutte entre ce combat et les deux suivants, soient Mike Bailey face à Franky TM et face à Matt Angel. Fait intéressant : dans les quatre dernières années, Bailey a lutté dans 10 des 16 combats se retrouvant dans le top-4 et n’a gagné le prix qu’une seule fois, soit en 2014. C’est aussi la première fois que Battlewar classe un de ses matchs aussi haut dans le classement. TDT contre les Bucks termine 3e finaliste, alors que le même match avait remporté le prix en 2013, cette fois-là à Québec.

Rivalité de l’année
Montréal Elite vs Team NSPW

1er finaliste: Twiggy vs Lutteuses de Battlewar
2e finaliste: Twiggy vs C*4
3e finaliste: Buxx Belmar vs Travis Toxic
Mentions honorables: Jean Frais vs Martin Girard; William Brady vs Alextreme, Les Flying Francis vs Giant Tiger & Marc Mercer; Stu Grayson vs Evil Uno

C’est peut-être parce que je viens de Montréal, mais je reste toujours surpris que la bonne vieille rivalité entre Montréal et Québec fonctionne toujours. Pour une deuxième année consécutive en plus. C’est d’ailleurs la première fois que la même rivalité remporte la palme deux fois de suite. Les joueurs ont changé quelque peu, l’appellation aussi, passant de Team Québec à Team NSPW, mais le concept est le même et la suite de ce qu’on avait vu à Québec en 2016. Jean Frais et Brad sont devenus champions par équipe, la foule réagit toujours autant, Tull s’est hissé au statut de finaliste et Markus Burke s’est bien intégré au reste de l’équipe NSPW. La rivalité fut tellement forte qu’un « spin-off » de cette rivalité, soit celle entre Jean Frais et Martin Girard, a terminé au pied du top-4. De son côté, Twiggy en a eu plein les bras autant à Battlewar qu’à la C*4. Sa rivalité contre les lutteuses de Battlewar, principalement Stacy Thibault et Vanessa Kraven, a été écrite et livrée à la perfection. À mon avis, Twiggy est vraiment l’Andy Kauffman du Québec et cette rivalité l’a démontré.

Lutteur le plus populaire
Matt Angel

1er finaliste: Mathieu St-Jacques
2e finaliste: Mike Bailey
3e finaliste: Vanessa Kraven
Mentions honorables: Marko Estrada; TDT; Team NSPW; Alextreme

Je ne l’appelle pas l’enfant chéri de la lutte au Québec pour rien. Matt Angel a vu aboutir la concrétisation de ce qui se développait depuis trois ans : devenir le lutteur le plus populaire en province. Il a commencé par être le plus populaire au Saguenay dans sa JCW natale, terminant 8e au Québec. Puis, petit à petit l’est devenu à la NSPW, du fait qu’il a terminé deuxième l’an dernier. Mais cette année, en ajoutant l’IWS à sa liste de promotion à conquérir, il a finalement réussi à se hisser au sommet de la liste. Ce qui l’a aussi aidé quelque peu, c’est la division du vote entre Mathieu St-Jacques et TDT. TDT ont surtout lutté à l’IWS et à la CRW au Québec et pas autant à Battlewar. Entre temps, St-Jacques a lutté en simple autant pour C*4 que pour la promotion qui a élu domicile aux Foufounes Électriques et il a tout autant, sinon plus été populaire. Ce qui fait que St-Jacques termine deuxième et TDT cinquième, ceux votant pour l’un n’ayant pas voté pour l’autre. À chaque fois que Bailey lutte au Québec il reçoit une bonne ovation tandis que Kraven est très populaire à Battlewar et à C*4 particulièrement.

Lutteur le plus détesté
Big Magic

1er finaliste: Twiggy
2e finaliste: Montreal Elite
3e finaliste: Brad Alekxis
Mentions honorables: Benjamin Tull; Les Flying Francis; Michael Style; Franky TM

Pour une deuxième fois en autant d’années, Big Magic est élu le lutteur le plus détesté au Québec. Et utiliser le mot « Québec » n’est pas exagéré car il a laissé sa marque autant à la NSPW, qu’à l’IWS, la CRW et Battlewar, soulevant l’ire des spectateurs à chaque fois. Son arrogance, ses tics, ses tactiques ont fait de lui un lutteur qui ne laisse personne indifférent. Ce fut cependant une course serrée alors que Twiggy a terminé non loin au deuxième rang. Ce dernier a été autant conspué à la C*4 dans sa rivalité avec la promotion qu’à Battlewar dans celle avec les lutteuses de la promotion. Il est sans l’ombre d’un doute la personne la plus détestée à Ottawa ! Le Big Magic Security, l’équivalent des « stooges » ont probablement fait la différence et tout comme lors d’un match, influencé le vote en faveur du récipiendaire. Fait à noter, Montréal Elite occupe les trois positions suivantes, avec le clan, Alekxis et Tull, résultat d’une grosse année à Québec, mais aussi ailleurs pour les deux derniers.

Recrue de l’année
Dylan Donovan

1er finaliste: Yann Pike
2e finaliste: Mustafa Jordan
3e finaliste: Kath Von Goth
Mentions honorables: Bob « The Animal » Anger; Iseah Bronson; Billy Stone; Chris Andrews

(Afin d’être en nomination, il faut qu’un lutteur ait commencé à lutter régulièrement pour au moins une promotion au Québec (autre que Gen NXT et Torture Chamber) en 2016 ou 2017 et qu’il n’ait pas remporté le prix l’an dernier ou terminé dans les trois finalistes. Gen NXT et Torture Chamber ne comptent pas puisque ce sont des shows-écoles, visant le développement des élèves.)

Si Dru Onyx et son Torture Chamber a dominé dans le nombre de recrues de l’année qu’il a entraîné, la tendance semble bouger depuis deux ans. L’an dernier c’était Shayne Hawke et l’école de lutte de l’IWS qui pouvait se vanter d’avoir la meilleure recrue avec Frankie Milano. Cette année, c’est l’école de lutte de la NSPW qui a eu la main heureuse avec Dylan Donovan. Le jeune athlète de 18 ans a commencé à lutter de façon régulière en 2017 pour la NSPW et c’est en octobre dans un match à quatre de la division des mi-lourds qu’il a capté l’attention de bien des gens. Un c’est bien, mais deux c’est mieux. L’expression se colle à merveille à l’école de la NSPW alors que Yann Pike, au deuxième rang, vient également de la même école. Plus précisément, Alex Price a entraîné Donovan pendant un an, alors qu’il était professeur à l’école de lutte, avant de laisser sa place au trio composé de Steve Boutet, Tom Lebond et Pee Wee et ce sont ces derniers qui ont entraîné Pike. Pike a lutté à la NSPW, mais aussi à la FCL de Shawinigan, tout comme le seul protégé de Dru Onyx dans le top-4, Mustafa Jordan. Hawke n’est pas en reste, alors que sa protégé Kath Von Goth ferme la marche au niveau des finalistes. C’est donc une très bonne chose pour le Québec de pouvoir compter sur trois écoles de haut niveau et tout à l’honneur des entraîneurs.

Personnalité de l’année
Big Magic Security

1er finaliste: Patric Laprade
2e finaliste: JF Kelly
3e finaliste: Twiggy
Mentions honorables: Klode Maloon; Ben Cossette; Benoit Pilon; Buxx Belmar

Ce fut une grosse année pour Big Magic et autant de façon kayfabe que dans la réalité, il doit remercier ses deux agents de sécurité préférés. Dans les histoires, Enzo et Jonny aident Magic à remporter des victoires et des titres et à le faire haïr de la foule. Dix sur dix à ce niveau-là, surtout en 2017! Dans la réalité, ils aident le personnage du champion. Ça le rend spécial, différent des autres, on y porte attention. Leur rôle paraît peut-être simple, mais il ne l’est pas nécessairement et les deux gars travaillent très fort pour y arriver. Le retour de la lutte en français sur des réseaux comme TVA Sports et RDS 2 ont permis à une nouvelle vague de commentateurs de performer et ceux-ci se retrouvent bien entendu dans cette catégorie. Non seulement j’ai terminé deuxième, mais Ben Cossette a terminé sixième, Kevin Rapahël 12e et Stéphane Morneau 13e. Entre tout ça, celui qui a été Monsieur Personnalité de l’année pendant de nombreuses années, l’inimitable JK Kelly a terminé au 3e rang, lui qui avait été exclus du top-4 l’an dernier. Ajouter l’IWS à sa feuille de route, qui plus est à la télévision, a certes pesé dans la balance. Si on y va par sous-catégorie, Big Magic Security sont les meilleurs gérants, je remporte la palme au niveau des commentateurs, Kelly est en tête de liste du côté des annonceurs, tandis que Benoit Pilon fut voté le meilleur arbitre au Québec.

Invité de l’année
Pete Dunne

1er finaliste: Young Bucks
2e finaliste: Cody Rhodes
3e finaliste: Matt Riddle
Mentions honorables: Johnny Mundo; Keith Lee

Dans le passé, le gagnant de ce prix était soit une star indépendante, soit un ancien de la WWE. Mais pour la première fois, c’est un lutteur courant de la WWE, mieux encore, un actuel champion à la WWE qui le remporte, le « Bruiserweight » Pete Dunne. Avec les nouveaux contrats accordés à certains lutteurs, je parle notamment de la division britannique et NXT, il est possible pour un lutteur de performer de temps en temps à la WWE et de temps en temps sur le circuit indépendant. Dunne profite de cette opportunité et ce sont les fans du Québec qui en bénéficient, alors qu’il a affronté Marko Estrada à la NSPW dans le match de l’année au Québec. Une vraie machine, il a même peut-être refait le coup en début d’année 2018 face à Matt Angel. Nous verrons bien. Les Young Bucks, qui avaient remporté le prix en 2013, terminent au deuxième rang, tandis que Cody Rhodes, le lutteur le plus en demande en 2017, termine troisième et à juste titre. La plus grosse foule de l’année à l’IWS est survenue alors que les Bucks étaient en ville, face à Kevin Owens, Sami Zayn et leur bande à quelques coins de rue de là au Centre Bell. Rhodes a pour sa part permis à la NSPW d’attirer une très grosse foule un jeudi soir. Oui, oui, un jeudi soir, vous savez cette soirée parfaite pour aller voir de la lutte?! C’est ce que j’appelle avoir de l’impact. Matt Riddle a quant à lui attiré la plus grosse des trois foules du tournoi de La Descente du Coude.

Promotion de l’année
NSPW

1er finaliste: C*4
2e finaliste: IWS
3e finaliste: Battlewar
Mentions honorables: Acclaim; NCW

Lucky 7. Pour la septième fois consécutive, un record absolu, la NSPW remporte le titre de promotion de l’année. Ça fait tellement d’années que je commence vraiment à manquer de qualificatifs. Ce sont les quatre mêmes promotions depuis quatre ans. Plus encore, la NSPW et C*4 terminent un et deux également pour la quatrième année consécutive, alors que l’IWS et Battlewar s’échangent les positions trois et quatre. C*4 a augmenté ses assistances en 2017, preuve que la promotion est en santé. Tout comme la NSPW, il y a plus de fans de C*4 que de fans de lutte dans sa salle, ce qui n’est pas un exploit facile à réaliser tout en attirant 400 ou 500 personnes. Je répète que C*4 et Acclaim, situés à Ottawa, sont compris dans le territoire couvert pour ces prix. D’un point de vue seulement Québécois, les cinq premièrs seraient: NSPW-IWS-Battlewar-NCW-FLQ.

Prix Édouard-Carpentier
Matt Angel

1er finaliste: Mike Bailey
2e finaliste: Travis Toxic
3e finaliste: Surfer Mitch
Mention honorable: Stu Grayson

Instauré en 2011, Matt Angel joint les El Generico et Mike Bailey avec deux titres dans cette catégorie qui rend hommage aux meilleurs lutteurs de haute-voltige. Comme quoi la constance n’a pas de prix, il s’agit du même classement, du même top-5 que l’an dernier et de la troisième année avec les mêmes lutteurs dans le top-4, mais à des places différentes.

Prix Eddy-Creatchman
Big Magic

1er finaliste: Twiggy
2e finaliste: Brad Alekxis
3e finaliste: Mathieu St-Jacques
Mentions honorables: Buxx Belmar; Benjamin Tull

Une nouvelle catégorie fait son entrée cette année alors qu’on reconnaît les meilleurs au micro. Pour moi, quelqu’un de talentueux sur les promos est quelqu’un qui peut faire avancer une histoire, amener un angle du point A au point B tout en ayant une réaction bien entendu, et non pas juste celui qui reçoit de la chaleur en insultant la foule de façon gratuite. Dans la foulée de l’année qu’il a connue, les promos de Big Magic font partie intégrante de son succès. Pour sa part, Twiggy est passé maître dans l’art de livrer un discours intelligent et articulé qui soulève la colère des amateurs. Ses deux rivalités ont connu énormément de succès et c’est justement beaucoup grâce à ses entrevues.

Spectacle de l’année
Golden Opportunity IX (NSPW)

1er finaliste: Scarred 4 Life 2017 (IWS)
2e finaliste: Standing 8 (NSPW)
3e finaliste: The Prestige (C*4)
Mentions honorables: Fighting Back: Wrestling with Cancer 7 (C*4); Fire Walk With Me (C*4); Bruiserweight (NSPW); Battlewar 46 (Battlewar); Battlewar 43 (Battlewar)

Il s’agit de la cinquième fois que Golden Opportunity remporte le prix du meilleur spectacle au Québec. Golden est le show à ne pas manquer au Québec. C’est celui qui attire le plus, où l’ambiance est toujours spéciale et les combats principaux livrent la marchandise. Cette année ne pas fait exception avec Angel contre Bailey et Montréal Élite contre la NSPW. L’IWS et son Scarred For Life a été le show de l’année à Montréal alors les Young Bucks affrontaient TDT et Bailey (encore lui!) affrontait Buxx. La C*4 a pour sa part célébrer ses 10 ans en grand avec deux spectacles, dont The Prestige et son match entre Keith Lee et Josh Alexander, probablement le match de l’année à Ottawa.

Scripteur de l’année
James McGee (Battlewar)

1er finaliste: Mark Polessel (C*4)
2e finaliste: Michael Bisson (NCW/FLQ)
3e finaliste: Steve Boutet (NSPW)
Mention honorable: Manny Elefhteriou & Andrew Stott (IWS)

Aussi instauré en 2011, James McGee remporte le prix pour la troisième fois de suite et termine dans le top-4 pour la cinquième année consécutive. Trois des sept meilleures rivalités au Québec sont survenues à Battlewar, testament du travail accompli par McGee. Bisson est pour sa part le seul à avoir fait partie des sept top-4, ce qui parle beaucoup de son talent, car il l’a fait alors qu’il s’occupait autant de la NSPW, NCW et FLQ.

Top 10 Nouvelles de l’année 2017

1-La lutte de retour en français au Québec
Le retour de la WWE en français au Québec après 19 ans, avec sa venue à TVA Sports aurait été suffisant pour être la nouvelle de l’année. Mais quand on ajoute que l’IWS et la ROH se sont ajoutés à la programmation de RDS 2, ça rend la chose encore plus spéciale.

2-Deux Québécois s’affrontent dans la finale d’un événement de la WWE à Montréal pour la première fois en 23 ans
La dernière fois que deux Québécois s’étaient affrontés en finale d’un spectacle de la WWE à Montréal c’était en 1994 alors que Jacques Rougeau et Pierre-Carl Ouellet faisaient les frais de la finale du show de retraite de Jacques. Owens et Zayn ont donc eu l’honneur de reproduire la chose 23 ans plus tard, en plus d’attirer 9000 personnes, la plus grosse assistance pour un événement non-télévisé depuis plusieurs années.

3-Kevin Owens qui donne un coup de tête à Vince McMahon marque son année 2017
Kevin Owens a connu une autre grosse année. Champion Universel, champion des États-Unis, Festival of Friendship, transfert à SmackDown Live. Mais c’est son coup de tête à Vince McMahon qui a marqué le plus les amateurs. Tout ça afin de mousser sa rivalité avec Shane-o-Mac et c’est une belle marque de confiance de la part du patron.

4-Big Magic fait ses débuts à 205 Live
C’est sous le nom de Johnny Ocean que Big Magic a fait ses débuts à 205 Live en avril alors qu’il a affronté Rich Swann. Espérons que ce soit le premier de plusieurs pour celui qui a connu sa meilleure année en carrière en 2017.

5-Pat Laprade publie deux livres et est nommé producteur associé du documentaire sur le Géant Ferré
En 2017, j’ai eu la chance de publier deux livres en anglais, Sisterhood of the Squared Circle sur l’histoire de la lutte féminine avec Dan Murphy, ainsi que la version anglaise de la biographie sur Mad Dog Vachon que Bertrand Hébert et moi avions co-écrite. De plus, j’ai eu la chance d’être nommé producteur associé sur le documentaire sur le Géant Ferré produit par la WWE et HBO et qui sera diffusé ce printemps.

6-Deux champions de longue date perdent finalement leur titre
Les longs règnes de Marko Estrada à la NSPW et de Mathieu St-Jacques à C*4 ont pris fin en 2017 après avoir dominé pendant respectivement 1375 et 735 jours. Deux règnes qui auront permis aux deux lutteurs de s’établir sur la scène locale.

7-Franky TM (Marc-André Boulanger) joue dans la scène de l’année à la télé au Québec
Vous le connaissez sous le nom de Franky TM et sur les plateaux de tournage au Québec, on le connait sous Marc-André Boulanger. Maintenant le Québec en entier le connait pour avoir commis cet acte horrible alors que son personnage a violé Jeanne dans Unité 9. Les gens lui crient des insultes dans la rue et c’était ce dont tout le monde parlait dans les partys de Noël auquel j’ai assisté. En 2017, il a aussi joué dans Bon Cop Bad Cop 2, 21 Thunder et dans des jeux d’Ubisoft.

8-TDT fait ses débuts à Impact Wrestling
Ce n’était peut-être pas un vrai match, mais c’en était presqu’un alors qu’ils ont eu un segment avec oVe, les frères Crist et Sami Callihan, lors des enregistrements d’Impact à Ottawa en novembre. Avec Impact qui devient une compagnie canadienne, espérons que ce n’est que le début pour l’équipe par excellence au Québec.

9-Le fiasco de la BCW à Ottawa
Vous vous souvenez de l’événement prévu à Ottawa avec Sting, les Young Bucks, Trevor Lee, Stephen Bonnar, James Storm et une multitude d’autres lutteurs? Oui, oui, celui qui n’a jamais eu lieu! Un des plus grands fiascos des récentes années. Heureusement, l’IWS a pu récupérer une partie des lutteurs invités, tels Johnny Mundo, Bonnar et Rob Van Dam.

10-Le heel turn de Sami Zayn marque son année 2017
Sami Zayn a connu une année en dents de scie à la WWE. Cependant, le tout s’est bien terminé lorsqu’il est devenu heel, aidant Kevin Owens à vaincre Shane McMahon lors du Hell in a Cell. Depuis, il en a surpris plus d’un en devant l’un des meilleurs heels de la compagnie. L’année 2018 ne peut qu’aller mieux pour le Québécois.

Mentions honorables : Andrew Stott prend sa retraite du ring et écrit des bandes dessinés pour la WWE; Raymond Rougeau et Jean Brassard de retour à la WWE; Kevin Owens et Sami Zayn se font retourner à la maison lors d’une tournée européenne; C*4 brise un nouveau record avec 45 100$ pour la fondation canadienne pour le cancer

Prix-Hommage
Eddy Creatchman

(le texte qui suit est tiré du livre À la semaine prochaine si Dieu le veut, écrit par Bertrand Hébert et moi-même et publié par Libre Expression)

« Je fais de l’argent à profusion et je change ma Cadillac à tous les ans. Quand je vois les Rougeau, je vois rouge et, plus je pense à eux, plus j’en viens à la conclusion que j’aime mieux les animaux. »

Voici un exemple bien précis qui explique pourquoi Eddy Creatchman était un gérant tant détesté par les amateurs. Mais Creatchman n’était pas seulement détesté de la foule qui se présentait aux galas de lutte dans les différentes arénas du Québec entre 1963 et 1987, il était capable aussi de se faire haïr et de se donner une mauvaise réputation avec la Commission Athlétique de Montréal, qui à tort ou à raison, n’était pas pleinement au courant des secrets de la lutte. C’est l’une des raisons pourquoi en août 1973 elle avait décidé de suspendre la licence de Creatchman. « La Commission Athlétique de Montréal l’avait suspendu et les lutteurs avaient décidé de faire la grève », se souvient en riant Paul Leduc. Creatchman en ajoute lui-même en entrevue à Radio-Canada. « 5 000 personnes sont allées à la Commission crier ‘On veut Creatchman !’. Moi, je voudrais que des hommes qui connaissent bien le sport s’occupe de la lutte au lieu des hommes qui n’ont jamais fait mon sport et qui veulent me montrer ma business, affirmait fermement le célèbre gérant. Si vous allez à la lutte et vous voyez deux lutteurs scientifiques, vous allez vous en retournez en disant que ça aurait été meilleur avec un gros lutteur cochon à Eddy Creatchman ! »

Ironiquement, toute cette polémique autour de sa suspension démontra que les gens aimaient haïr Creatchman. « C’est la seule fois que Creatchman fut babyface », raconte Leduc.

Ce côté babyface, seule sa famille l’avait connu ainsi. Par contre, pour les fans qui ont connu Eddy Creatchman, sans contre dit le plus grand gérant de l’histoire de la lutte au Québec, il est impossible ou presque de ne pas garder un petit sentiment de haine lorsqu’on pense à lui, tellement il a réussi à marquer la conscience collective de la province en se faisant détester durant plus de quarante ans. Mais comment un homme peut-il réussir à se faire détester autant ? Même quand on analyse rationnellement la lutte, on ne peut s’empêcher de le détester. « Ses entrevues agressantes étaient de petits chef-d’œuvre d’intimidation pour répondre à un besoin de défoulement de la société », expliquait le journaliste Guy Emond à La Presse alors que celui qui fut le premier gérant à porter le nom « The Brain » venait de nous quitter pour toujours le 9 mars 1994.

Édouard Carpentier confirme l’analyse de Guy Emond toujours à La Presse. « Il donnait tout un show. Il était capable de remplir le Forum. Dans son rôle, il était si intense qu’il provoquait des petites émeutes. » Sa façon de réagir impressionnait les lutteurs de chaque génération. « J’ai jamais vu un homme avec autant de courage. Ce gars-là, avait du cœur et se donnait à 200 %. Dans les années 1970, il se retrouvait dans des émeutes et il n’avait peur de personne. Après, il revenait dans le vestiaire et il trouvait cela drôle », de dire Rick Martel.

Eddy est né le 27 février 1928 et il a commencé comme lutteur durant les années 1940, pour ensuite se recycler comme arbitre. Finalement, il deviendra un gérant quand Johnny Rougeau repris la lutte. C’est une époque bien importante et spéciale pour lui. Il faut dire que dans les années 1970, Creatchman est partout et il est le mal incarné. Il a toute une armée derrière lui avec en tête Abdullah the Butcher et le Sheik. Armé de son bâton électrique, de sa canne et de son cigare, il fera rager le Québec en entier. Ce qui est moins connu de la carrière d’Eddy, c’est qu’il a aussi performé aux États-Unis. Bien évidemment, il a travaillé sur le territoire de Détroit, avec The Sheik et Abdullah the Butcher. En fait, il est devenu le gérant attitré du Sheik au moment où Ernie Roth a quitté pour la WWWF pour incarner The Grand Wizard. Avec le Sheik, il a aussi travaillé à Toronto, à Pittsburgh et à St-Louis, les deux dernières villes étant intéressantes. À Pittsburgh, en décembre 1973, il géra le Sheik contre Bruno Sammartino, probablement la seule fois que Creatchman travailla pour la WWWF. Habituellement, c’était Roth qui le gérait là-bas. St-Louis fut une toute autre histoire. En août 1974, le promoteur Sam Muchnick accepte de faire venir le Sheik même s’il n’est pas le plus grand fan de son style de lutte. Évidemment, ce que craignait Muchnick arriva et le Sheik, accompagné de Creatchman, ont fait ce qu’ils savaient le mieux faire, créer une émeute. Ce fut là aussi probablement la seule présence de Creatchman à St-Louis. Quelques années plus tard, en 1978, Eddy géra Dick the Bruiser à Indianapolis. Bien entendu, Bruiser était le gros babyface de l’endroit, mais fidèle à ses habitudes, ce n’était qu’une ruse de Creatchman qui se tourna contre son protégé à la fin du match. Ce territoire est l’un de ceux qu’il a fréquenté le plus et c’est justement pour la WWA que « The Brain » allait travailler avec l’autre « The Brain », Bobby Heenan, essayant tous les deux d’éliminer Bruiser.

De retour à Montréal dans les années 1980, il sera la figure principale du côté des méchants pour Lutte Internationale, alors qu’il fera tout en son possible afin de trouver des hommes pour venir sortir Dino Bravo et les Rougeau de la lutte. Il sera, au fil du temps, dans le coin de Pat Patterson, Pierre Lefebvre, Billy Robinson, Sailor White, Kamala, Swede Hansen, Le Bourreau, Gilles Poisson, Scott et Bill Irwin, Michel Dubois, The Sheik, Dick Taylor, Frenchy Martin, Rick Valentine et toujours fidèle à Abdullah the Butcher. À la fin de 1984 et pour toute l’année 1985, il disparaît des écrans. « La raison pour laquelle il a pris un temps d’arrêt c’est que sa femme Goldie est tombée malade du cancer. Ce fut un temps très difficile pour toute la famille. Eddy ainsi que Floyd n’avaient plus le même intérêt pour la lutte », exposent enfin sa fille et sa petite-fille.

Malheureusement, après son retour en 1986, la promotion connaît des difficultés et après le départ de Bravo et Martel, il investira son propre argent afin d’aider la compagnie à continuer son existence, mais en vain. « Il a perdu 40 000 $ », révèle l’ancien promoteur Gino Brito. Il passera les dernières années de sa vie à combatte la législation de la Régie de la Sécurité dans les Sports tout en organisant ou en participant à des petits galas de lutte un peu partout en province. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il s’associe à Richard Charland et à Réjean Désaulniers pour former la FCL, une promotion de lutte à Sorel, qui continue d’exister aujourd’hui, mais à Shawinigan. Son fils, Floyd, avait aussi suivi ses traces en devant lutteur puis gérant. Il est malheureusement décédé le 25 octobre 2003 à l’âge de 46 ans. Eddy fut intronisé au temple de la renommée de la lutte au Québec en 2004, lors de la toute première année.

En rafale…
-Pour consulter les archives des prix de l’année je vous invite à consulter le site www.lutte.com dans la rubrique prix de l’année.

-Tout comme l’an dernier, les prix de l’année ont été dévoilés en primeur ailleurs que sur le web, alors que j’étais l’invité de l’émission Putes de Lutte sur les ondes de CHOQ FM hier. Merci aux animateurs Jean-Michel Berthiaume et Marjorie Tapp de m’avoir reçu et de parler de lutte québécoise en ondes. Si vous voulez écouter l’épisode – ou un autre épisode de leur show – je vous invite à consulter le http://www.choq.ca/emissions-details/putesdelutte/. De plus, hier soir, dans le podcast des gars de La Descente du Coude, j’y étais aussi l’invité afin de parler des prix de l’année. Vous pouvez écouter l’émission à l’adresse suivante. Finalement, plus tard cette semaine, je serai l’invité du Rowdy Wrestling podcast et du Pat on the Mat podcast..

Resto-Bar
Cette chronique est une presentation du Resto-Bar Coin du Métro. Le Resto-Bar Coin du Métro, 10 719 Lajeunesse, l’endroit par excellence pour tous les événements sportifs tels que le hockey, le soccer, la boxe, la lutte et le football à Montréal! Vous pouvez aussi consulter leur page Facebook.

Bonne lutte à tous et à toutes!

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