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30/01/2016 | Chroniques

Le coin du livre : l’histoire des McMahon et de Capitol Wrestling, l’ancêtre de la WWE!

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Enfin! Un livre a été publié sur la famille McMahon sans que l’information ne soit filtrée par la WWE ou qu’il ait été écrit par quelqu’un qui veut bitcher Vince McMahon. C’est Tim Hornbaker qui a accomplit ce tour de force avec Capitol Revolution, un des meilleurs livres sur l’histoire de la lutte que j’ai lu dans ma vie. Hornbaker nous avait aussi livré en 2007 un excellent bouquin sur l’histoire de la NWA avec National Wrestling Alliance: The Untold Story of the Monopoly that Strangled Pro Wrestling.

Capitol Revolution commence au début de la lutte professionnelle à New York en nous parlant de plusieurs noms qui ont marqué ce sport à l’époque. On nous parle des Ed « Strangler » Lewis, Joe Stetcher, Stanislaus Zbyzsko et bien d’autres.

Le grand-père de Vince McMahon, Jess a commencé à être promoteur sportif en étant administrateur d’une équipe de baseball locale à New York à l’âge de 17 ans. Depuis 1900, la boxe était interdite dans cette ville. C’est en 1905, qu’un magistrat a décidé de permettre des combats de trois rondes dans des clubs privés dans lesquels on devait être membre pour y assister. Sentant la bonne affaire, Jess et son frère Eddie McMahon se sont immédiatement mis à chercher un endroit où ils pourraient présenter leurs galas. Ils ont eu plusieurs problèmes avec la police qui surveillait de très près leurs soirées de boxe, mais malgré tout, ils eurent beaucoup de succès.

Après un quart de siècle en tant que promoteur sportif, c’est en 1925 que Jess McMahon, alors âgé de 43 ans, est devenu le « booker » du Madison Square Garden. Donc les McMahon sont liés à cet amphithéâtre mythique depuis longtemps. C’est après avoir quitté le Garden qu’il s’est lancé dans la lutte professionnelle en 1931. La lutte commençait à avoir beaucoup de succès à New York, malgré la mauvaise presse qu’elle pouvait recevoir de journalistes sportifs qui remettaient sa crédibilité en question. Jess a flairé la bonne affaire et s’est lancé tête première.

Gus Sonnenberg, le premier lutteur à avoir fait un spear!

À travers Capitol Revolution, on découvre plusieurs personnages de l’arrière scène de la lutte dont Jack Pfefer, un promoteur qui a décidé de révéler en 1933 que la lutte était arrangée, juste pour faire chier les autres promoteurs de ce sport. Pfefer était tout un numéro. Il faisait souvent la promotion de lutteurs qui en imitaient d’autres qui avaient du succès. Il avait dans son équipe un clone de Gorgeous George (que Gorgeous George a d’ailleurs déjà affronté) et d’autres lutteurs qui portaient des noms presque semblables à des vedettes de la lutte comme “Bummy Rogers”, “Hobo Brazil,” et, mon préféré, “Bruno Sanmartino”. Il est tout de même un des premiers à avoir fait la promotion de combats en équipe et de combats de nains.

Joe “Toots” Mondt est un autre personnage important qu’on découvre dans ce livre. Il fut un associé de Vincent James McMahon, le fils de Jess et le père de Vince. Mondt était un ancien lutteur. Un « tough » comme il ne s’en fait plus. C’est souvent à lui qu’on crédite l’évolution de la lutte vers un sport spectacle. C’est lui qui a amené la manière de raconter une histoire à travers un combat, qui est encore utilisée aujourd’hui. Grâce à lui, les lutteurs sont devenus des personnages plus grands que nature. C’était aussi un des seuls promoteurs qui étaient craints des autres membres de la NWA. Quand Mondt étaient membre de la NWA et qu’il faisait quelque chose qui déplaisait aux autres, il en entendait rarement parler. Même chose pour Vincent James McMahon, vu qu’il était son associé. On dit souvent que Vince McMahon (le fils) a déplu à son père en envahissant les autres territoires de lutte dans les années 80, quand il a pris le contrôle de la WWF, mais je crois qu’on s’en tient à ça comme version officielle juste pour que Vincent James McMahon paraisse bien envers les vieux promoteurs de son époque. Lui aussi a déjà essayé de conquérir d’autres territoires pendant qu’il était promoteur de celui qui s’étendait sur la côte Est, de Boston à Washington D.C. En gros Vince McMahon a juste réussi à accomplir ce que son père aurait aimé faire.

Capitol Revolution est rempli d’anecdotes autant dans l’arène que dans les coulisses de la lutte. Par exemple, avant que Mil Mascaras lutte pour la première fois à New York, un lutteur masqué devait se démasquer devant la Commission Athlétique de cette ville s’il voulait avoir le droit de monter dans l’arène. Il nous fait aussi découvrir Ricky Starr, un ancien danseur qui a combiné cette discipline avec la lutte et qui a été une des grandes attractions de Capitol Wrestling. Je ne peux que vous recommander très fortement ce livre qui a dû demander une recherche colossale de la part de son auteur, Tim Hornbaker.

Ricky Starr, un des lutteurs de l’époque qui rapportaient le plus au box office à New York.

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Capitol Wrestling : The Rise of the McMahon Wrestling Empire par Tim Hornbaker, publié par ECW Press le 1er mars 2015, 328 pages

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