Suivez-nous sur Facebook
08/12/2015 | Chroniques

Le Poing: Le club des 500 ou comment ne pas créer de vedettes à la WWE

LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Le Poing: Sheamus, le pire des scénarios?
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
Le Poing: PRIMEUR: Un extrait de Table d'Hôte La Lutte, présentée à RDS

4dab71a7ec38678de1d2c364af70525a_crop_north

Pat Laprade

Pat Laprade

Savez-vous ce qu’on en commun les Warriors de Golden State, les Blue Jays de Toronto, les Panthers de la Caroline, le Canadien de Montréal et Ronda Rousey? Ils ont tous connu – ou connaissent encore – une séquence victorieuse considérable.

Les Jays au baseball ont eu deux séquences d’au moins 11 victoires consécutives, dont la dernière au mois d’août. Les Warriors de la NBA sont au cœur d’une série de 22 victoires sans défaite. Les Panthers de la NFL sont toujours invaincus après 12 rencontres. Le Canadien a pour sa part remporté ses neuf premiers matchs de la présente saison. Rousey a remporté ses 12 premiers combats en arts martiaux mixtes avant de perdre tout récemment.

Qu’est-il arrivé au même moment?

Les médias en ont parlé abondement, les amateurs occasionnels ont commencé à ne plus manquer un match ou un combat, les amateurs qui ne regardent que les séries éliminatoires ou les gros événements ont commencé à écouter certains matchs et combats, monsieur-madame tout-le-monde, sans devenir des fans assidus, étaient au courant de ce qui se passait, bref, ça a fait parler et ça a rendu le produit plus populaire.

Grâce à qui?

Ceux qui étaient hot, qui étaient dominants et qui gagnaient. Ce n’était certainement pas les équipes avec une fiche de 9-7 ou la combattante qui avait perdu trois combats consécutifs.

Ce qui m’amène à parler de la situation actuelle de la WWE. En fait, la situation des dernières années.

La WWE n’a pas beaucoup de vedettes à son actif parce que tout simplement, elle n’en créé pas. Et qu’est-ce qu’il faut faire pour créer des vedettes? Il faut donner une raison à la foule d’aimer le lutteur et il faut donner au lutteur une raison de faire parler de lui. Présentement, les scénarios sont simples : on fait gagner un tel, pour ensuite le faire perdre la semaine suivante. On donne une victoire à un autre et on permet à son adversaire de prendre sa revanche immédiatement après. En anglais on dit du booking even Steven. J’en gagne une, j’en perds une, j’en gagne deux, j’en perds deux, etc.

Qu’est-ce que la WWE crée ce faisant? Des lutteurs de milieux de carte, des lutteurs qui n’arrivent pas à être over avec la foule car aussitôt qu’ils ont un début de momentum, on les casse. L’équivalent d’une équipe qui a 8 victoires et 7 défaites. On sait qu’ils sont là, ils ont des bons matchs de temps en temps, mais sans plus.

Les victoires et les défaites ne font pas foi de tout dans la lutte professionnelle. Mais il faut donner une chance à ses lutteurs de se démarquer et de sortir de la masse si on veut créer les vedettes de demain. Et on l’a vu à plusieurs reprises.

-Bien qu’il soit mieux protégé que d’autres, une seule victoire de Kevin Owens sur John Cena a créé tout un impact. Imaginez s’il avait continué sur sa lancée.

-À chaque fois que Cesaro a eu l’appui de la foule, imaginez si on s’était mis à lui donner une série de victoires.

-Seth Rollins aurait été un champion avec bien plus d’impact s’il n’avait pas perdu aussi souvent.

-Même Ryback il y a quelques années commençait à avoir une bonne réponse lorsqu’il a perdu contre CM Punk.

Tous les fans connaissent l’histoire de Goldberg. Qu’est-ce que vous pensez qui l’a mis sur la map? Une série de victoire. Que dis-je, LA série de victoires.

On ne créé pas des vedettes avec une fiche de 500
Certains appellent l’ère actuelle celle des milieux de cartes, car aucun lutteur, mis à part John Cena et Brock Lesnar, n’arrive à faire comme au Tour de France ou à Blue Bonnets et s’échapper du peloton. Les médias spécialisés parlent du fifty/fifty club, le 50/50 club, tandis qu’en arrière-scène de la WWE, même le personnel blague en disant que la WWE est rendue comme un five hundred club, le club des 500, faisant référence à une fiche de 500, c’est-à-dire autant de victoires que de défaites.

Entre donner des séries victorieuses à tout le monde et ce qui se passe actuellement, il y a de l’espace. La WWE devrait choisir quatre ou cinq lutteurs et les mettre à l’avant-plan. Par conséquent, créer des vedettes vient avec l’envers de la médaille : d’autres vont perdre plus souvent. Et au centre vont se retrouver les milieux de cartes. Une formule qui a toujours fonctionné dans l’histoire de la lutte et dans celle du sport de façon générale.

La WWE a voulu révolutionner leur division féminine en se basant sur le succès de Ronda Rousey au UFC et n’a même pas été foutue de comprendre l’élément numéro un qui faisait de Rousey une star : elle gagnait et gagnait vite. Dites-moi quelle Diva a obtenu ce même traitement?

Dans tous les sports, ceux qui gagnent sont ceux qui sont aspirent aux titres et aux championnats, sauf à la WWE, où perdre un match peut te permettre de faire des finales, ou perdre une série de matchs peut t’amener à un match de championnat.

La lutte professionnelle est un sport-spectacle et malheureusement, trop souvent, la WWE oublie le premier au détriment du deuxième.

En rafale…
-Je suis triste de la décision de Radio-Canada de retirer des ondes La Théorie du KO. Malgré une deuxième saison où la lutte était moins présente, c’était rafraichissant de voir la lutte professionnelle remplacer le hockey ou le baseball comme activité principale. Félicitations à tous les lutteurs Québécois qui ont eu l’occasion de jouer dans l’émission, principalement les James Stone, Pat Guénette et Dru Onyx qui ont joué les doublures des acteurs principaux. Dru est d’ailleurs celui qui a entraîné entre autres Alexandre Goyette et Rémi-Pierre Paquin.

-Mardi dernier, le 1er décembre, était la réouverture officielle du bar le St-James, situé à St-Jean-sur-Richelieu. Ce bar est maintenant la propriété de l’ancien lutteur Pierre-Carl Ouellet. J’ai eu la chance d’y aller et l’ambiance était à son comble. Pour les amateurs de lutte de la région, si vous allez y siroter une bière, vous courez la chance d’y rencontrer l’ancien champion par équipe de la WWE, qui sera présent de façon assez régulière. Lutte.Quebec lui souhaite bonne chance dans cette nouvelle aventure.

Pierre-Carl Ouellet était bien entouré lors de l'ouverture de son bar, le St-James, à St-Jean-sur-Richelieu

Pierre-Carl Ouellet était bien entouré lors de l’ouverture de son bar, le St-James, à St-Jean-sur-Richelieu

-Si vous êtes amateurs de hockey junior, cette dernière nouvelle est pour vous. Le Québécois Julien Gauthier, qui joue pour les Foreurs de Val D’Or et qui fera le camp d’entrainement de l’équipe canadienne junior ce mois-ci, est en fait le petit-fils de l’ancien lutteur Denis Gauthier Sr. Gauthier a longtemps fait équipe avec Raymond Rougeau dans les années 70, avant de marier la sœur de celui-ci, Joanne. Ensemble, ils ont eu un garçon, Denis Jr, qui a joué dans la LNH avec entre autres les Flames de Calgary. Julien est le fils de Martin Gauthier, qui a longtemps animé à RDS les émissions d’hommes forts.

La question de la semaine Resto-Bar Coin du Métro

Resto-Bar
Premièrement, merci à tous ceux qui ont participé. La bonne réponse à la question de la semaine dernière – combien de fois Sheamus a remporté le titre de la WWE – était trois. Félicitations à Sylvain Larivière qui se mérite 20$ de certificats-cadeaux au Resto-Bar Coin du Métro. Je vais communiquer avec le gagnant par courriel.

Cette semaine, la question est la suivante :

À quel personnage du temps des fêtes « Stone Cold » Steve Austin avait-il donné un stunner?

Envoyez vos réponses à patric_laprade@lutte.quebec. Le gagnant sera connu la semaine prochaine. Pour plus de détails sur le Resto-Bar Coin du Métro, veuillez consulter leur page Facebook. Le Resto-Bar Coin du Métro, 10 719 Lajeunesse, l’endroit par excellence pour tous les événements sportifs tels que le hockey, le soccer, la boxe, la lutte et le football à Montréal!

N’oubliez pas que le Resto-Bar Coin du Métro est situé dans le nord de Montréal et qu’il faut vous présenter sur place afin d’obtenir votre prix. Donc si vous habitez à deux ou trois heures de route et que vous ne pensez jamais y aller, veuillez svp avoir la courtoisie de ne pas répondre au quiz et de laisser la possibilité à d’autres de gagner. Merci!

Bonne lutte à tous et à toutes!

Si vous avez des questions, des suggestions ou des commentaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi au patric_laprade@lutte.quebec, sur ma page Facebook ou sur mon compte Twitter.

RÉAGISSEZ CI-DESSOUS

commentaire(s)

test
LIRE L'ARTICLE PRÉCÉDENT
Le Poing: Sheamus, le pire des scénarios?
LIRE L'ARTICLE SUIVANT
Le Poing: PRIMEUR: Un extrait de Table d'Hôte La Lutte, présentée à RDS