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08/11/2020 | Chroniques

En attendant dimanche prochain: LA LUTTE AU QUÉBEC À HUIS CLOS

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Roxane Photographie

Mathieu Bouchard Lapointe

Mathieu Bouchard Lapointe

L’industrie de la lutte souffre énormément de la pandémie actuelle. La lutte québécoise s’est vue lourdement affectée depuis les derniers mois à cause de la situation. Toutes les organisations ont dû contraindre leurs activités et tous les lutteurs ont fait de même. 

La lutte à huis clos

Dans les derniers mois, nous avons pu voir l’arrivée des spectacles de lutte à huis clos. Bon OK, on va se le dire, sur papier ce n’est pas si une bonne idée. La lutte, c’est avant tout un spectacle qui se vit avec les fans présents. Ce moment d’émotions collectives, vécu dans le bruit et l’agitation, devient donc une performance terne et muette. Ce qu’on appelle un spectacle de lutte devient maintenant une performance simple.

Pour les lutteurs professionnels, qu’en est-il?

Pour les lutteurs, c’est tout un changement. Depuis toujours, la lutte est un jeu qui se joue avec le public. C’est de cette manière qu’ils ont toujours offert leurs performances. La foule est plus qu’un diffuseur d’ambiance, ou un simple décor visuel, elle donne une splendeur au combat, une saveur à l’histoire et elle définit son importance. Les spectateurs font partie du spectacle et permettent de véhiculer une tonne d’émotions. Cependant, les spectacles à huis clos offrent l’opportunité au combat de lutte de jouir d’une sonorisation qui fait résonner les cris de douleur à travers le bruit des coups que l’on porte à son adversaire. Une bande sonore plus que nécessaire qui offre une ambiance fidèle à ce qu’est l’art de la lutte.

Offrir des spectacles de lutte en valorisant l’enjeu sportif et compétitif

Il ne faut pas l’oublier, un combat de lutte est basé sur un modèle de compétition entre deux adversaires. C’est-à-dire, une réelle compétition entre combattants qui veulent à tout prix une victoire sur leur adversaire. Un affrontement aux allures brutales appuyées sur un aspect athlétique, le tout garni d’un script qui donne un coup de main à l’histoire qui est racontée. Un modèle qui se rapproche un peu plus des combats d’art martiaux mixtes, mais qui garde l’idée d’une bonne bataille entre un bon et un méchant. Les aptitudes physiques et athlétiques des lutteurs sont un atout majeur et se doivent d’être mis de l’avant.

Le fameux huis clos qu’on disait «temporaire» semble vouloir perdurer. Alors on fait quoi?

Je crois fermement que l’on doit s’ajuster. La lutte à huis clos devient une bonne façon d’être créative. La NSPW et la IWS, pour ne nommer que celles-là, ont parfaitement réussi. La lutte perd peut-être ses spectateurs, mais gagne des téléspectateurs. La NSPW présente des émissions à huis clos sur les ondes de MaTV Québec et MaTV Saguenay-Lac-St-Jean. La IWS quant à elle, présente le même genre d’émission sur les ondes de RDS2 et Fight Network. Ils ont même réussi à se frayer une place sur RDS 1. Les deux organisations ont su donner de la couleur à leur émission et ce, chacune à sa façon. Elle offre du même coup une chance pour certains lutteurs québécois de reprendre leurs activités.

Nous pouvons trouver des solutions pour faire rayonner la lutte au Québec. Les opportunités sont bel et bien présentes et il faut les saisir. L’absence de spectacle de lutte avec assistance est malheureux. Mais l’arrivée des spectacles de lutte télévisés est proposée à huis clos est favorable. Le produit qu’est la lutte au Québec change et nous devons nous adapter.

Je vous invite à lire mes chroniques «En attendant dimanche prochain» chaque dimanche matin à 9h25. 

Crédit photo: Roxane Photographie

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