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26/03/2021 | Chroniques

Ça ne passerait probablement plus aujourd’hui : L’indien

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tatanka

Une autre gimmick qui ne serait probablement pas aussi caricaturale aujourd’hui, si elle était présente dans les fédérations majeures d’aujourd’hui, est fort probablement celle de l’indien, de l’autochtone ou, si vous souhaitez être juste et politiquement correct, la personne des premières nations (tout dépendant de votre génération). Cependant, pour se comprendre, à l’époque c’était tout simplement : l’indien et ce, au plus grand plaisir des fans.

D’ailleurs, à un moment ou à un autre, chaque fédération avait son indien : de Tatanka à la WWF en passant par Sunny War Cloud au Québec, sans oublier les Jay Strongbow, Little Beaver, Wahoo McDaniel, Don Eagle et plein d’autres dans diverses époques…  En général, la gimmick de l’indien était, bien entendu, celle d’un homme courageux, ne parlant pas beaucoup, mais ayant bien souvent toute la panoplie répondant aux clichés de l’époque : plumes, colliers, peinture de guerre au visage, bref, vous voyez le genre… Ne vous trompez pas, j’aimais beaucoup le personnage de Tatanka qui a toujours été un de mes lutteurs préférés relié à son époque avec sa stature, sa crète rouge y compris les coups de tomahawk et la petite danse de la guerre que nous reprenions tous chez soi lorsque nous l’incarnions dans un combat entre amis…

Mais voilà, autant ce personnage a pu être apprécié des fans, autant aujourd’hui je ne sais pas s’il serait aussi bien reçu… Il faut dire que les noms de certaines équipes sportives ainsi que leurs logos n’ont pas particulièrement plu à certains durant ces dernières années et il faut donc se demander si un lutteur de style indien tradionnel avec toute la panoplie serait bien reçu par une bonne partie du public à l’intérieur d’une fédération cotée en bourse… C’est peut-être plate, mais nous sommes dans une époque bien délicate… D’ailleurs, j’apporte ici une précision : Il est possible qu’une gimmick d’indien revienne un jour à l’écran, j’en suis même assez convaincu, par contre, il sera presque impensable qu’elle soit interprétée par une autre personne qu’une personne des premières nations… du moins, si je me fie au contexte actuel en matière d’appropriation culturelle…

Tout cela nous amène donc à pouvoir interchanger le rôle de l’indien dans une fédération par celui d’un autre cliché racial ou international… Le Latin lover, l’italien mafieux, le p’tit Québécois des bois, le méchant popov, le redneck sudiste, etc… On retrouve encore, à différents niveaux, ces personnages, mais les traits sont bien moins exagérés qu’à une certaine époque. Bonne chose… mauvaise chose? À vous de me le dire…

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