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15/04/2020 | Chroniques, Québec

Azaelle : #fiveyearsinthemaking

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J’ai découvert Janik Bélanger, alias Azaelle et actuelle championne féminine de la FCL, l’an dernier lors d’un match Bataille Royale au 22e gala de la fédération Femmes Fatales, présenté à Québec. Petit à petit, j’ai développé une grande fascination et admiration pour elle. Je porte fièrement son t-shirt à son effigie « Angry Red Woman » à tous les galas de la NSPW, à rendre ses congénères jaloux.

Ma première question a été de lui demander d’où elle avait pris son inspiration pour son nom de lutteuse. Elle m’a confié que c’était lors d’une conversation avec son coach, Jayson Boyd, que ce nom est sorti si elle en évoquait le désir de devenir lutteuse. « J’ai toujours trippé sur les affaires de démons. Je trouvais qu’Azazel, c’était trop commun et à la base, c’est un homme. Probablement qu’Azael, si tu enlèves un z et que tu ajoutes le, ce sera plus féminin. » affirma-t-elle.

Suivant cette affirmation, elle me raconta une anecdote qu’un amateur est venu la voir après un gala de la GEW à Granby en lui disant qu’il avait donné ce nom à sa fille. Cela lui évoqua un doute du même sens, mais c’était malheureusement le cas.

Cependant, elle n’a pas découvert la lutte comme la plupart de ses collègues lutteurs. « La plupart du monde vont dire qu’ils visionnaient ça avec leurs grands-parents lorsqu’ils étaient jeunes. Pas moi! » me dit-elle en riant. « V’là 7 ans, je ne savais pas que la lutte existait! »

Jayson Boyd, qui est également un ami de longue date, l’avait emmenée à un gala de la FCL où il allait arbitrer, vu qu’il était blessé. Cependant, il avait amené discrètement son gear  de lutte parce qu’il manquait une personne pour un match. Il savait où elle était assise dans l’assistance et il en a profité pour faire tous les gros « moves » devant elle, traumatisée. Petit à petit, ils ont commencé à suivre la WWE ensemble.

Lorsque les cours ont débuté à Shawinigan, elle lui avait demandé si ça le gênait qu’elle essaie. Il pensait qu’elle se découragerait assez vite, surtout que les cours n’étaient pas axés pour la gente féminine. À la première et la 3e pratique, elle s’est claquée une cuisse, mais elle revenait au cours suivant en marchant avec une canne. Cela ne l’a pas découragée et depuis, elle n’a jamais arrêté.

Azaelle a débuté en arborant un masque qu’elle a finalement laissé de côté, car celui-ci l’empêchait de respirer. Elle devait se friser les cheveux pour le maintenir en place. Par la suite, elle luttait avec un corset et des shorts en jeans. Ce n’est que depuis peu qu’elle lutte en maillot.

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Lors d’un gala aux États-unis, elle avait fait envoyer son gear par la poste qui n’est jamais arrivé. Mickie Turner et LuFisto ont pu lui prêter quelques items pour qu’elle puisse lutter sans problème. Après le gala, Myriam Desgagné, connue sous le nom d’Angie Skye et qui est aussi une de ses bonnes amies, est apparue derrière elle en lui donnant une tappe et en criant : « Envoye fille, on te fait un gear! ». Azaelle peut se vanter d’avoir lutté en portant un gear de LuFisto adapté.

Heavyweights

L’idée d’être en équipe avec Giovanni est venue de Michael Bisson lors d’un événement de la NSPW, à Saint-Apollinaire, en septembre dernier. Ils luttaient en tant que heel contre les Wonder Boys. Cela a donné un résultat plus qu’escompté à un tel point que Michael a voulu retenter l’expérience lors du gala suivant. « C’est un mixte de deux personnalités différentes qui, à un certain point, viennent se rejoindre. On se complète bien, je trouve! » ajoute-elle.

Elle me confie par la suite que c’est Giovanni qui lui a proposé un certain finish lors de leur match en octobre dernier au Diamant. Elle en était vraiment surprise qu’elle lui a dit sans aucune hésitation : « T’es malade dans tête! » car elle avait beaucoup de difficulté à grimper sur la troisième corde seule. Cependant, peu de temps avant le gala, elle a fini par changer d’idée en pensant à toute l’ampleur que ce finish pourrait apporter au match. Ils ont vu juste, car la réaction des gens a été instantanée.

Azaelle se dit être vraiment très fière de ses accomplissements en l’espace de 5 ans. Elle le précise dans un hashtag qu’elle partage régulièrement sur ses réseaux sociaux. « C’est 5 ans de dur labeur. De hauts et de bas. De peine et de joie. J’ai aimé la lutte comme je l’ai haïe. J’ai une relation d’amour-haine avec elle. » conclut-elle.

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