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28/08/2020 | Chroniques

7 questions rapides pour Dru Onyx!

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Dru Onyx sur une carte de lutte apporte toujours son lot de curiosité! Massif, menaçant, différent des autres lutteurs québécois, Dru Onyx (Rodney Kellman de son vrai nom) possède aussi la volonté de transmettre son expérience et son savoir dans l’univers de la lutte à travers son centre d’entrainement. Sans détour et tout en détails, voici 7 questions pour Dru Onyx!

1) À quel moment la lutte est devenue un élément important dans ta vie… À quel moment as-tu commencé à t’entraîner sérieusement?

J’ai toujours été un fan de lutte… même à 6 ans! Par contre, après ma carrière dans le football semi-professionnel aux États-Unis, je me souviens avoir vu un match à la télévision entre Razor Ramon et le 1-2-3 Kid et je me suis dit: “Si lui peut le faire, je peux le faire aussi!” C’est vraiment là que je me suis mis en tête de l’essayer sérieusement. J’ai ensuite contacté Bertrand Hébert, le booker de la NCW, qui m’a ensuite dirigé vers un entraîneur qui s’occupait des lutteurs et des autres coachs. Alors tout de suite après ma saison dans la Empire Football ligue, j’ai joint l’école et c’était parti!

2) On parle d’entraînement… Tu as d’ailleurs ta propre école de lutte (Torture Chamber Pro Wrestling Dojo/TCPW), comment c’est arrivé?

J’ai en effet mon école à Montréal depuis plus de 16 ans! Ça a débuté quand je luttais pour une fédération et ils voulaient une école de lutte pour amortir les coûts de production et avoir sous la main ses propres recrues. D’ailleurs, je me souviens du boxeur Ricky Hatton qui avait son propre club de boxe et ça m’a définitivement influencé à faire la même chose en tant que lutteur. Peu de gens le savent, mais au début, les entraîneurs étaient moi et… Lufisto!  Par contre, à ce moment-là, Lufisto était en demande et souvent bookée à l’extérieur de la région, donc elle ne pouvait être là aussi souvent que souhaité. Nous nous sommes alors séparés en bons termes et j’ai ensuite continué, car j’ai toujours voulu avoir un centre d’entrainement pour les lutteurs et lutteuses. D’ailleurs, plusieurs endroits avaient des noms spectaculaires comme “The Snakepit”, “The Dungeon”, “The Lion’s Den”, etc., alors je voulais aussi un nom pour mon dojo :”Chambre des tortures”!

3) De qui es-tu le plus fier depuis le début de ton école de lutte… Et que recherches-tu quand une recrue arrive pour s’entraîner chez toi?

J’ai entraîné beaucoup de gens talentueux et je suis vraiment très fier d’eux! Je me souviens entre autres de Justin White parce qu’il est arrivé à environ 5 pieds 2 pouces, 150 livres… Il était à 100% dédié à la lutte, il s’entraînait fort, écoutait les coachs et lorsqu’il avait 18 ou 19 ans, il est allé à Los Angeles affronter Karl Anderson (qui a été avec la WWE et est maintenant avec la TNA/Impact Wrestling)! Une autre personne de qui je suis fier est Flo Riley, une élève vraiment dédiée et motivée à apprendre, qui veut toujours être la meilleure. Elle a complété deux tournées européennes, elle lutte pour de nombreuses fédérations ici et ailleurs au Canada ainsi que dans d’autres pays… en plus d’avoir eu un “try out” avec la WWE et, tout ça en moins de quatre ans! Disons que c’est assez impressionnant! Mike Marston me vient aussi à l’esprit, c’est un gars qui ne l’a pas eu facile, il pesait, à un certain moment, plus de 300 livres et, à un certain moment, a repris le contrôle de sa vie, a focussé sur la lutte, a perdu près de 80 livres et a même eu une chance de se faire voir avec la WWE lors d’un “try out”! Il y en a plusieurs de qui je suis fier, mais rapidement, sur le coup, je pense à ces trois-là…

Ce que je recherche chez les nouveaux : la motivation, la passion, la volonté de travailler fort… et des capacités athlétiques, ça aide toujours! Vouloir toujours apprendre et travailler en équipe aussi, car tu peux avoir toutes les qualités du monde ou juste certaines qualités, à la fin, même si tu n’es pas le plus athlétique, si tu es passionné, tu vas finir par réussir à un moment donné. Je me souviens de Alexander Kable, il n’était pas vraiment ce qu’on appelle une pièce d’homme quand il a commencé, mais il s’est défoncé, il  était passionné et n’abandonnait jamais…. c’est ce genre de chose qui me rend fier. En gros, tu peux bien être le gars le plus musclé dans le gym, mais si tu te comportes comme un “douchebag”, je n’ai pas vraiment de temps pour toi!

4) Quelle a été ton époque favorite dans la lutte professionnelle et qui était ton idole de jeunesse?

Définitivement les années 80! Il y avait vraiment des fédérations intéressantes à suivre: All Japan, New Japan, WWF évidemment, mais pour moi ma préférée était la NWA et ça a laissé une empreinte en lien avec ma perception de la lutte. La NWA était plus axée sur la lutte et moins sur les “gimmicks”.

J’ai eu trois idoles: Pour la WWF, c’était Macho Man Randy Savage… Tellement charismatique, intense, le gars était dans une classe à part. Par contre au-dessus de lui, je dois assurément dire le Nature Boy Ric Flair! Il était l’exemple d’un vrai champion! Je me souviens de l’avoir regardé à TQS autour de 1986-87… Il était vraiment impressionnant à voir aller avec ses longs matchs, ses costumes, sa manière de parler… Tout ça m’impressionnait beaucoup car, à la base, je suis aussi un grand fan de boxe et tous les champions du monde avaient de la classe et étaient bien habillés. Des gars comme Joe Louis, Jack Johnson, Muhammad Ali, tous ces gars-là avaient l’air de businessmen et représentaient bien leur sport… Quand j’ai vu Ric Flair avec sa démarche et ses kits flamboyants, ça m’a rappelé de ces boxeurs! Donc, Macho Man, Ric Flair et Dr. Death Steve Williams sont mes trois idoles dans le monde de la lutte à vie!

5) Dans le ring tu es dans la catégorie des “gros bonhommes”, mais toutefois, avec des bonnes capacités physiques et une grande intensité. Comment être ce personnage extrême en restant sécuritaire (safe) avec tes partenaires de ring?

C’est tout simplement important d’être “safe” dans un combat de lutte car sinon, ça devient rien de moins que du MMA!  Tu prêtes ton corps à quelqu’un qui fait la même chose avec le sien. En gros, la lutte professionnelle c’est un mixte de performance athlétique et artistique, c’est un peu comme des cascadeurs… En 21 ans, j’ai plus de 600 matchs à mon actif, je me suis fait un devoir de prendre soin de mon adversaire et ça ne m’est pas arrivé souvent de laisser sentir à mon opposant qu’il m’avait fait quelque chose que je n’aimais pas… En général, ma job était que le gars avec qui je travaille puisse retourner au travail le lendemain, voir sa famille et avoir d’autres combats!

6) Peux-tu nous raconter quelques trucs drôles qui te sont arrivés?

Oh je ne sais même pas par où commencer! Une fois, à la TOW dans un gala en région, on faisait un combat de style “bataille royale”. Il y avait une recrue mystère masquée, un gars bien sympathique, mais qui avait un peu d’attitude. Les gars, pour lui faire peur, lui ont dit qu’ils allaient le brasser dans le ring et que ça allait être sa fête! Alors le combat commence, à la manière des “Royal Rumble”, et quand ce fut son tour de rentrer, on l’a vu arriver avec un énorme chandail en cachemire (ou quelque chose du genre), le genre de chandail que nos mères portent! Il arrive et, dès que le premier gars lui donne une “chop”: Paf! Pas de son! Le tissu du chandail a absorbé tout l’impact du coup (rires), le gars a passé le combat à se sauver et à éviter les coups… Il a fini par se disqualifier lui-même en passant par-dessus le troisième câble! Le promoteur, Sylvain Grenier, était furieux et, il ne voulait pas que ça se repasse comme ça la prochaine fois. Alors le soir suivant, durant le même genre de match, quand le gars est arrivé sur le ring, la première chose qu’on a fait c’est de lui enlever son maudit chandail et cette fois-là, il s’est fait gâter solidement dans le ring. C’était littéralement fou!!!

Une autre fois, aussi dans une “bataille royale”, tout le monde se bat et je suis à genoux, dans un coin en train de me relever et il y a Sylvain Grenier qui tient Sexxxy Eddy dans le coin du ring, Sylvain me regarde du coin de l’œil en me disant : « regarde bien ça… » Et il projette Eddy à l’autre bout et lui dit de se préparer pour une manœuvre, mais finalement, quand Eddy revient, Sly le fait planter solidement en plein milieu du ring! Moi je vois ça, alors que je suis supposé d’être une brute, sans sentiment et tout le kit, je suis crampé solide et je dois me cacher la face avec mon costume tellement je ris de la situation!

7) Qui sont les prochains talents du Québec à être signés par une grosse fédération?

Mike « Speedball » Bailey est très impressionnant et tout le monde dit de bonnes choses à son sujet. Il a combattu à travers le monde et ce n’est pas pour rien. J’ai d’ailleurs eu la chance de l’affronter. Franky The Mobster aussi est très bon, peut-être un des meilleurs sinon le meilleur lutteur poids lourds au Québec. C’est un vétéran et il a tout ce qu’il faut : la personnalité, le look et les habiletés… Je crois vraiment qu’il mérite d’avoir une vraie chance.  Il y a aussi, bien sûr, Lufisto qui est une des meilleures lutteuses dans le monde qui n’est pas encore signée par une fédération majeure et c’est incroyable que ça ne se soit pas fait encore…  Je devrais aussi être signé sans aucun doute! Mais bon, (rires). Dans mon école,  ceux qui méritent une chance sont Flo Riley, elle a eu sa chance de se faire voir lors d’un “try out” et, même si elle n’a pas été signée par la WWE, ils gardent un œil sur elle pour le futur, le temps qu’elle prenne un peu plus d’expérience. Une autre personne qui mérite d’aller loin, peut-être pas tout de suite, mais éventuellement, c’est Zak Patterson, il n’est pas encore très connu, mais il a un potentiel incroyable! Il est déterminé, il a de la drive et il travaille mauditement fort à l’école de lutte, tout comme à la gym… À la vitesse à laquelle il apprend, absorbe et se développe, il faudra voir éventuellement, mais il pourrait être signé un jour!

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